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Monstres sont toujours vivants (Les) - DVD
Monstres sont toujours vivants (Les), 1978
Test DVD - Monstres sont toujours vivants (Les)
Rédigé le 21 nov 2004 par
La Rédaction
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Avis image
Avis son
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Test technique
Après un Monstre est vivant réussi, Larry Cohen enchaîne avec une suite beaucoup moins heureuse. Il signe à nouveau tous les postes exécutifs (à la fois scénariste, producteur et réalisateur) et reprend la structure narrative là où il l'avait laissée à la fin du premier opus. On suit cette fois-ci un nouveau couple, dont la femme attend à son tour un heureux événement. Le personnage de Frank Davis a pris un coup de vieux et évoque un climat de suspicion glaçant à l'ambiance paranoïaque où chacun cherche à savoir ce que fait l'autre, et où le moindre geste est épié par une tierce personne, la police en l'occurrence. La naissance est au cur de l'histoire, mais celle-ci tire trop en longueur : du coup, le suspense est très vite éventé car l'on sait en préambule que l'enfant qui va naître sera à son tour un monstre.

La structure du film lui permet d'être cohérent, mais il est bien plus poussif, d'autant que l'interprétation est très moyenne, pour ne pas dire faiblarde, en raison d'un couple principal pas du tout à la hauteur de l'originel, dont l'implication réussissait à nous prendre à bras le corps dans ses tourments. Frank Davis a beau être déterminé et avoir la tête sur les épaules, il devient plus distant et le spectateur éprouve logiquement moins de compassion à son égard. Dans le même ordre d'idées, le sort réservé à l'enfant, sa captivité et son étude nous préoccupent moins que de le savoir dans la nature, où il pouvait se livrer à des actes bestiaux avant d'être inquiété par les forces de l'ordre.

La conséquence est logique et sans appel : le film est beaucoup plus ennuyeux et se suit sans véritable passion, malgré un ou deux coups de fouet. La traque finale met un temps interminable à se mettre en place, et le fantastique mâtiné d'horreur à portée sociale cède la place à une étude plus analytique du comportement humain, moins intrigante que dans le volet précédent. Peu de suspense au final, et une fin ouverte prévisible, qui exploite un filon déjà usé. Très décevant !

Comme pour les deux autres titres de la série, excepté la présence de la article-details_c-trailers originale en VO non sous-titrée, qui s'apparente plus à un teaser, et un commentaire audio du réalisateur, linteractivité est inexistante. Pas d'animation pour les menus, qui sont fixes mais musicaux. Comme d'habitude, l'absence de sous-titres sur le commentaire audio réserve ce dernier aux seuls anglophones, qui pourront écouter un Larry Cohen bavard livrant bon nombre d'anecdotes, comme lors de son intervention sur le DVD du Monstre est vivant. En parlant longuement de la production, du rôle des interprètes, de ses acteurs qu'il a suivis au fil des années, le cinéaste évoque tout un pan du cinéma bis.
En comparaison avec l'image du Monstre est vivant, celle de sa suite paraît plus pâle, avec des noirs à la tonalité parfois grisâtre (manque de définition) dans certains chapitres. Le début est à ce titre catastrophique puisqu'il enchaîne les défauts : rayures verticales, drops, poussières multiples.
Le mixage annoncé en mono 2.0 est plus du 1.0 qu'autre chose et propose, comme pour le premier épisode, le même rendement, que ce soit en anglais, en français ou en allemand. On ne dénote ainsi aucun souffle sur les dialogues, très audibles, mais il est nécessaire de pousser le volume sonore pour avoir un minimum de rendu.
Michel Strachinescu


