Underworld - Director's Cut - DVD

Underworld - Director's Cut

Underworld
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LE FILMStar Rating 5
IMAGEStar Rating 8
SONStar Rating 8
BONUSStar Rating 6
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TEST TECHNIQUE

15 mar 2006 Par Zorg

Le passage au DVD est toujours délicat pour les photos riches en tons bleutés, et celle extrêmement désaturée d'Underworld ne fait pas exception à la règle. Fort heureusement, l'encodage est ici de très bonne qualité. Le master est impeccable, la précision est tout à fait dans les normes actuelles, et la compression est pour ainsi dire invisible.


Malgré l'obscurité permanente, les contrastes sont extrêmement bien gérés, et la profondeur des noirs fait plaisir à voir. En somme, une image d'excellente facture.


À l'instar de la première édition, ce ne sont pas moins de quatre pistes son qui nous sont offertes ici avec du DD 5.1 et du DTS 5.1 pour la version française comme pour la version originale.


La profusion de scènes de fusillades, mais aussi des ambiances extrêmement travaillées, mettra toutes les enceintes du système home cinéma à contribution. Les détails ressortent parfaitement quelle que soit leur localisation, la dynamique est très bien gérée, bref le mixage est tout à fait réjouissant.

Les différences entre chaque piste sont très minces, et il est bien difficile de départager la VO de la VF, ou le Dolby Digital du DTS. Néanmoins, c'est sans doute ce dernier qui tire son épingle du jeu par une précision accrue dans les aigus et une meilleure cohésion. Le mixage selon la version originale ou selon la version française est pour ainsi dire le même.

TEST DES BONUS

15 mar 2006 Par Zorg

Rien ne vaut une bonne suite ou un remake frelaté sortant au cinéma pour rééditer en DVD respectivement un premier volet ou une version originale. En bon élève, M6 Vidéo s'est donc consciencieusement plié à l'exercice du « je te ressors (plus ou moins) discrètement mon DVD qu'il est mieux que la dernière fois pour te faire lâcher vingt euros de plus » et nous propose une nouvelle édition estampillée Director's Cut d'Underworld. Malheureusement pour le consommateur, hormis un ou deux détails, celle-ci est une copie carbone de la précédente Édition Collector éditée en septembre 2003. Suivez le guide.


Si l'on en croit les dires de Len Wiseman, le réalisateur, au début du commentaire audio, c'est plus une Extended Cut qu'une Director's Cut qui nous est proposée ici. La nuance est cependant assez négligeable, surtout que la plus-value réalisée avec cette version longue est plutôt mince.


Les ajouts (d'une dizaine de minutes en tout) sont effectués de façon assez éparpillée, et leur impact sur l'intérêt du film est très limité. D'une manière générale, ils sont destinés à clarifier les relations historiques entre vampires et loups-garous ainsi que les raisons de la présence du personnage de Scott Speedman loin de chez lui. Le personnage d'Erika (la vampire blonde) est également plus développé que dans la version cinéma, ainsi que sa relation avec Kraven. Quelles que soient la pertinence et la profondeur des apports, ils ne changent cependant pas la face du film.


À nouvelle version du film, nouveau commentaire audio. Kevin Grevioux (coscénariste et cocréateur de l'univers d'Underworld avec Len Wiseman) laisse donc son fauteuil à Kate Beckinsale et Scott Speedman aux côtés du réalisateur pour cet exercice ô combien délicat.


Le résultat final tient donc du commentaire a priori sympathique vu de loin, mais qui ne présente pratiquement aucun intérêt vu de près. C'est toujours le même problème avec les commentaires où sont invitées les têtes d'affiche : elles n'ont rien à raconter en dehors d'anecdotes de tournage, certes distrayantes, mais parfaitement superflues. On subit donc les gloussements et petites histoires de Kate Beckinsale (« mon dieu qu'il faisait froid ce jour là ! », « oh ! j'adore ce plan », « ma fille voulait voir sa maman ») et Scott Speedman (« vous êtes géniaux les mecs », « ma coupe de cheveux était vraiment horrible »), tandis que Len Wiseman intervient de temps en temps à propos des quelques ajouts de la version longue. L'avantage, c'est qu'il n'y a pratiquement aucun blanc, car ils ont toujours quelque chose à raconter. L'inconvénient, c'est qu'il est difficile de se motiver pour rester concentré sur toute la durée et la tentation de passer à autre chose se fait rapidement sentir.


Vient alors le deuxième disque de cette édition Director's Cut, entièrement dédié aux bonus. Nous sommes accueillis d'emblée par des menus d'une laideur repoussante, qui permettent cependant une navigation très simple et efficace (on peut à vrai dire faire difficilement plus simple). À l'exception du supplément « Fang vs. Fiction », tous les suppléments présents sur ce disque l'étaient déjà sur l'Édition Collector de 2003.


Documentaire estampillé « Discovery Channel », qui s'était perdu dans l'interzone et qui aura donc mis près de deux ans pour traverser l'Atlantique, Fang vs. Fiction (46min03s) vous apprendra tout, absolument tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la longue histoire des mythes vampiriques et lycanthropiques sans jamais oser le demander.


Le document, qui mêle interviews et extraits de films (Underworld, le Dracula de Coppola), débute par un petit tour du monde des origines conjointes de chaque mythe qui nous intéresse ici. Mais alors qu'il se contentait d'expliquer au début de façon assez neutre et avec une relative objectivité les tenants et aboutissants mythologiques du vampirisme et de la lycanthropie, il prend dans sa seconde moitié un tour sensationnaliste digne de News of the world en enchaînant les lieux communs. Interviews de personnes ayant « fait des rencontres vampiriques », charlatans prétendant justifier d'une réalité vampirique à partir de méthodes pseudo-scientifiques, dingos noctambules et noyés sous plusieurs litres de mascara, prétendant préférer le sang de végétarien non-fumeur à celui d'un carnivore car « plus propre » et « moins lourd » (à cause des protéines animales, bien sûr), l'inventaire exhaustif serait trop long et fastidieux.


Le résultat s'avérerait donc un excellent sujet pour une émission de Julien Courbet, intitulée par exemple« Ma femme m'a quittée pour un vampire hémophile et végétarien » ou « Ma barbe pousse plus vite les jours de pleine lune, suis-je un loup-garou ? » et on se prend à regretter que cet amalgame ridicule prétendant faire passer la fiction pour de la réalité ait fini par arriver sur le zone 2.


Nous enchaînons alors avec les bonus déjà présent sur la précédente édition. Le Making of (13min01s), parfaitement superficiel, et qui n'a de making of que le nom. Il s'agit bien évidemment d'une featurette tout ce qu'il y a de plus promotionnelle, où chacun y va de son superlatif ou de son commentaire dithyrambique pour vanter les mérites de l'entreprise. On peut ainsi surprendre Bill Nighy, acteur britannique fort sympathique au demeurant, en flagrant délit de cirage de pompes éhonté, qui nous jure tous ses grand dieux qu'il se coupera un bras si le film ne fracasse pas les records de Titanic au box-office (on exagère à peine).


Les scènes ratées et le bêtisier (3min42s) illustrent comme toujours la difficile condition de larbin dans un film à petit budget tandis que les stars foirent consciencieusement leurs lignes. On sourit plus qu'on ne rit franchement aux déboires des uns et des autres, mais il y a toujours une certaine satisfaction purement sadique à voir un cascadeur se prendre un gadin dans un égout sombre et humide alors qu'il avait un escabeau entre les mains. À noter, la présence des timecode en haut et en bas de l'image.


Suivent les cinq segments les plus intéressants des bonus. Ils concernent dans leur ensemble les aspects techniques du film et chaque section, d'une dizaine de minutes environ, couvre un domaine particulier :
La photographie
Les décors, accessoires et costumes
Effets spéciaux (Partie 1 & 2)
Cascades

En ce qui concerne La photographie (19min11s), le réalisateur explique ses intentions générales sur le film et le look qu'il a voulu lui donner. Même s'il parle beaucoup de sa passion pour le dessin, Len Wiseman exprime assez clairement les choses. On y apprend aussi comment ils ont travaillé avec le chef opérateur et le superviseur des effets visuels pour désaturer l'image avec les outils modernes à leur disposition.


Pour Les costumes et décors (10min45s), c'est au chef designer de détailler son chemin de croix lors de la recherche des différents décors naturels trouvés pour le film : le manoir des vampires les usines désaffectées…


Les effets spéciaux est divisé en deux parties. La première (12min29s) se concentre sur les créatures artificielles employées dans le film, tandis que la seconde (09min55s) parle des effets visuels (non réalisés sur le plateau, donc). C'est relativement didactique et les différents intervenants ont tous quelque chose de pertinent à raconter, qui sur les bienfaits des animatronics, qui sur les avantages des arrière-plans en images de synthèse.



Enfin, la partie les cascades (11min42s) revient sur l'entraînement physique infligé aux comédiens en vue du tournage et s'arrête aussi brièvement sur le travail avec câbles.


Son et lumières (9min06s) est un supplément assez curieux et qui sent bon le remplissage. C'est en vérité un bête collage d'images brutes filmées avec une caméra vidéo lors du tournage. Aucune information n'est dispensée pour la simple et bonne raison qu'il n'y a aucun commentaire. On ne sait même pas qui tient la caméra, c'est dire, et l'aridité du tout donne très rapidement envie de passer à autre chose.


La comparaison film/story-board (6min42s) est une idée a priori séduisante, mais qui s'avère assez rébarbative si elle est mal exploitée. C'est ici plus ou moins le cas. Nous avons en effet droit à une comparaison entre film et story-board sur cinq séquences, mais l'absence de tout commentaire rend l'ensemble un peu vain. Ce qui est d'autant plus regrettable que l'agencement visuel est relativement clair. Un petit mot du réalisateur expliquant le pourquoi des différences aurait été par exemple très appréciable.


Enfin pour finir, nous avons au rayon des friandises réglementaires une article-details_c-trailers, deux spots TV et un clip vidéo. L'utilité de ce genre de suppléments est toujours très relative et ceux-ci ne dérogent pas à la règle. Ils permettent au mieux de jeter rétrospectivement un œil ironique sur la promotion faite autour du film avant qu'il ne soit livré en pâture au box-office.

CETTE EDITION

Disque 1: Underworld - Director's Cut
Emballage: Amaray
Duree: 130 min
Format d'image: 2.35:1
Type de disque: 1 DVD 5, 1 DVD 9
Encodage: MPEG2
Disque standard: PAL

DISQUE 1

  • Director's Cut (+ 15 minutes)

    Making of
    Scènes ratées, bêtisier
    Sons et lumières
    La photographie
    Les décors, accessoires et costumes
    5 comparaisons entre le storyboard et le film
    Les cascades
    2 spots TV
    Bandes-annonces
    Effets spéciaux - partie 1et 2
    Clip vidéo
    Documentaire Fang vs Fiction

Captures


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La Rédaction 02/04/2007 20:49 par La Rédaction

[DVD] Underworld - Director’s Cut - Zone 2

Vous pouvez discuter ici du DVD/HD Underworld - Director’s Cut. Cliquez ici pour voir la page complète : http://www.ecranlarge.com/dvd-details-1712.php  LIRE LA SUITE

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