Bienvenue stranger!
Les enchères
Les jeux
Mouche (La) - Édition prestige - DVD
Mouche (La), 1986
Test DVD - Mouche (La) - Édition prestige
Rédigé le 19 jan 2006 par
Sandy Gillet
|
Avis image
Avis son
Avis bonus
|
|
Test technique
Pas de doute, l'image proposée ici est supérieure à celle vue précédemment en Zone 2 et est la même que celle constatée sur la « Special edition » américaine sortie en octobre 2005. La différence se situe principalement au niveau du télécinéma (le master est inchangé, information donnée par David Prior lui-même) qui ne présente quasiment plus la moindre scorie véritablement rédhibitoire. On notera juste la présence de quelques points blancs mais rien à voir avec ce que l'on pouvait jusqu'ici constater. Ensuite, si l'encodage s'avère encore perfectible, celui-ci fait montre tout de même d'une définition bien meilleure sans que l'on puisse pour autant noter d'améliorations notables dans le traitement de l'étalonnage et dans le rendu de la photo à la tonalité assez sombre démontrant sûrement par là que la précédente édition en Zone 2 était déjà dans le vrai. Résultat des courses, si l'on n'a pas affaire ici à une véritable révolution d'une édition à l'autre, l'évolution est tout de même suffisamment visible pour justifier son acquisition.
Ci-dessous un petit comparatif en images avec la précédente édition en Zone 2 (pour un comparatif complet avec les deux autres éditions Zone 1, se reporter à notre test complet en cliquant ici) :
La grande nouveauté ici par rapport aux précédentes éditions (Z1 comme Z2) est la présence pour la VF de deux pistes en 5.1, l'une en Dolby Digital et l'autre en DTS. Si la différence entre les deux est indétectable pour toute oreille humaine normalement constituée, elles apportent cependant un plus indéniable au regard de la VF en Dolby Surround jusque là entendue sur le support : ouverture sonore élargie, basses généreuses, dialogues bien centrées

C'est d'ailleurs encore et toujours cet aspect bien précis qui dénote si on devait comparer ces deux pistes VF à la VO proposée ici uniquement en DD 5.1 (pour la version DTS il faudra se reporter au Zone 1 dont on pourra trouver le test complet en cliquant ici) qui au-delà de bénéficier de toutes les qualités déjà énoncées plus haut propose bien entendu un équilibre ambiances/voix plus naturel et un équilibre tonal dans le médium grave indubitablement plus chaleureux.
Test des bonus
Répartis principalement sur un second disque et proposés via une navigation et une arborescence assez peu imaginatives, les compléments de ce double DVD s'articulent d'une part autour d'un making-of d'une durée gargantuesque de près de trois heures et d'un commentaire audio signé David Cronenberg himself. À noter que l'intégralité des bonus sont sous-titrés en français sauf mentions contraires.

Le commentaire audio s'avère comme souvent avec le cinéaste canadien fort intéressant à écouter, ne serait-ce que dans la propension qu'il a de partager avec nous les motivations profondes qui l'ont poussées à réaliser ce film et de nous proposer au final une analyse qui l'intègre parfaitement (pou ceux qui en doutait encore) au sein de sa filmographie. L'émotion s'invite même de temps en temps quand Cronenberg voit dorénavant dans La Mouche une parabole sur l'écoulement de la vie, de la vieillesse et de la détérioration physique que celle-ci sous-tend. Une extrapolation philosophique qu'il avoue lui-même ne pas avoir eu conscience au moment de tourner son film.

Le second disque s'ouvre sur Fear of the flesh - Le making of de La Mouche qui par l'exhaustivité des informations données allant de la pré-production jusqu'aux fameux « Screening tests », sa longueur donc phénoménale (136 minutes en mode standard !), la présence de l'intégralité des principaux protagonistes à la l'élaboration du film (à l'exception notable de Cronenberg), ses images de tournage des plus précieuses et l'aspect sans langue de bois qui se dégage de l'ensemble, en fait sans aucun doute l'un des meilleurs documentaires vu à ce jour sur le support. Même les plus informés et les plus renseignés risquent d'être surpris : on y apprend par exemple les raisons qui ont fait que le cinéaste Robert Bierman (dont le seul fait d'arme au cinéma aura été à ce jour Embrasse-moi vampire avec Nicolas Cage), d'abord choisi par la production pour réaliser La Mouche, se retire du projet, le véritable cachet négocié par l'agent de Cronenberg (sic !), on y découvre les fameuses séquences gores et les différentes fins non retenues sans occulter les âpres discussions pour imposer ces coupes auprès de la Fox ou de Mel Brooks, véritable producteur du film avec « Brookfilms », sa compagnie...

Au cas où l'on ne serait pas rassasié, David Prior le réalisateur, monteur et producteur de ce making of (on lui doit aussi ceux vus sur les éditions de Blade 2 et de Panic room), nous propose 42 minutes supplémentaires faites d'interventions ou images de tournage censées creuser certains aspects ou thèmes de discussion que l'on pourra visionner soit durant la lecture du documentaire via le procédé « seamless branching », soit à part sous la forme de petits clips tous répertoriés au sein d'un menu ad hoc.

Toujours au sein de cette partie, se trouve une featurette réalisée expressément pour cette édition intitulée Le Brundle Museum d'histoire naturelle qui nous emmène au sein d'un musée particulier tenu par un certain Bob Burns (l'un des plus grands collectionneurs connus d'accessoires de films de SF, fantastiques et d'horreur). Notre guide (Chris Walas, responsable des effets spéciaux sur La Mouche) et ami de Burns y retrouve bon nombre de ses créations utilisées ou non pour le film.

Le Singe-chat
Viennent ensuite trois scènes inédites dont celle intitulée Le singe-chat et qui voyait le personnage joué par Goldblum tenter un croisement génétique entre un babouin et un chat... ainsi que la fameuse et initiale séquence finale où Geena Davis, alors enceinte, rêve d'un enfant papillon... On y trouve aussi une scène non tournée mais présentée via le script original (non traduit) et des scènes alternatives qui mettent comme toujours en lumière la force du montage.

L'éditeur ne s'arrête pas là et nous propose une importante section dévolue intégralement à ce qu'il appelle Documents écrits, soit la reproduction intégrale de la nouvelle originale parue dans en juin 1957 dans le magazine Playboy, du premier scénario, de celui réécrit par Cronenberg et de deux articles parus en leur temps sur Cinefex et American Cinematographer. Malheureusement aucun de ces précieux documents ne bénéficie d'une quelconque retranscription en français. Et puis, juste histoire de vouloir être complet, on pourra visionner certains des « Essais du film » réalisés par Cronenberg et/ou son équipe technique et qui devaient permettre de mieux appréhender certains aspects visuels du film durant le tournage.

L'enfant papillon
Le reste des bonus se décline en une section intégralement dédiée aux différents teasers, spots TV et bandes-annonces du film (en VO). Cerise sur le gâteau, on pourra y dénicher les deux featurettes d'époque proposant des images de tournage peu vues et d'interventions de Cronenberg en personne. La dernière arborescence se fend quant à elle d'impressionnantes galeries de photos divisées en plusieurs thèmes.


