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Fantasmes - DVD
Fantasmes, 1967
Test DVD - Fantasmes
Rédigé le 15 déc 2005 par
Julien Foussereau
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Avis image
Avis son
Avis bonus
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Test technique
Dès le pré-générique d'ouveture avec le logo FOX, on se rend compte par les fourmillements et les dommages de pellicule que Fantasmes n'a pas eu droit aux mêmes égards que Voyage à deux . On constate par la suite un bruit numérique bien plus présent et quelques scènes manquent légèrement de définition. Il faut toutefois préciser que lors de la première apparition de Raquel Welch, le voile de la moustiquaire est placé en permanence devant l'objectif de la caméra et que, par conséquent, le flou est volontaire.

La palette colorimétrique offre une bonne saturation des couleurs dans l'ensemble et les teintes de peau s'avèrent bien naturelles. Seules les chaussettes rouges vives du Diable ont une fâcheuse tendance à baver. Cela étant dit, l'image de Austin Dempster n'est pas à proscrire et sa qualité pour un film de 1967 est plus qu'acceptable.

Fantasmes n'offre qu'une VO mono 1.0 (encodée à 448 kbps) tout à fait limpide, aucun souffle ne vient perturber son écoute. Elle propose un rendu sonore des plus appréciables. On regrettera l'absence d'un remix de la bande son en stéréo car les sympathiques morceaux pop de Dudley Moore comme Love me auraient certainement gagné en dynamique.

Test des bonus
L'interactivité de Fantasmes est loin d'être renversante mais elle a le mérite d'éviter les quelques redondances constatées sur Voyage à deux . L'absence d'un commentaire audio de Stanley Donen se fait ressentir mais l'entretien Fantasmagories répondra déjà à pas mal de questions.
Pete'n Dud (6min 21s)
Sur un texte de Marc Cerisuelo et Nicolas Ripoche, Séverine Lathuillère évoque dans ce court module, à base de photos, d'affiches et d'extraits de film, l'explosion de la nouvelle satire anglaise dans les swinging sixties avec l'émergence de Peter Cook et Dudley Moore alias Pete'n Dud. Ce mini-docu retrace leur passage à la télévision avec l'émission culte souvent improvisée : Not only
But also dans laquelle on voyait déjà des nonnes faire du trampoline. On y apprend aussi que Peter Cook écrivait la quasi intégralité des sketchs tandis que Dudley Moore, en bon pianiste, composait la musique. Cette distribution des rôles fut reprise pour Fantasmes. Les dernières minutes sont consacrées à l'influence que Pete'n Dud a eue sur les Monty Python avec de très bonnes comparaisons d'extraits (John Cleese en slip de bain rose, la classe !). Six minutes reste une durée trop courte pour entrer dans les détails, mais c'est déjà une bonne occasion de faire connaissance avec le meilleur de l'humour british.


Fantasmagories (20min 48s)
Cette interview de Marc Cerisuelo, maître de conférence à Paris VII, reprend un dispositif formel similaire à celui de l'entretien avec le scénariste Frederic Raphael sur Voyage à deux. La comparaison s'arrête là tant Marc Cerisuelo sait donner du rythme à son analyse de Fantasmes. Il est d'abord intéressant de savoir que Stanley Donen a passé le reste de sa vie à dénigrer son travail sur les comédies musicales qu'il juge à tort stupide. Mais l'intervenant ne s'arrête pas là et explique que la chute du système coercitif des studios a agi comme une libération pour Donen et a permis la naissance de ce qu'on a appelé « la seconde comédie américaine » révélant des réalisateurs comme Preston Sturges, Frank Tashlin ou encore Blake Edwards. Selon Cerisuelo, la clé pour bien comprendre les enjeux de la nouvelle comédie américaine réside dans un mouvement tripartite : l'envie de fantasme, sa réalisation et son échec.

Le professeur rentre ensuite dans le vif du sujet en détaillant les divers aspects théologiques présents tout au long du film, cela va de la représentation non manichéiste du Diable, ce dernier étant moins puissant que Dieu, l'explication de la fin ambiguë jusqu'au portrait détaillé des employés de Satan, incarnations des sept péchés capitaux.

Enfin, Cerisuelo termine ce passionnant entretien sur l'analyse de la culture populaire anglaise à travers le florilège d'accents et le regard acéré que Peter Cook portait sur ses compatriotes. En guise de conclusion, l'influence de Raquel Welch sur le personnage de Liz Hurley dans le remake d'Harold Ramis est confirmée, tout comme l'infériorité de celui-ci par rapport à l'original. Mais ça, on le savait déjà !

Et l'on trouve, pour finir, la article-details_c-trailers d'époque en piteux état.
Concision et précison sont les maîtres mots de Carlotta pour cette édition.
À noter qu'il existe un coffret Stanley Donen, reprenant Voyage à deux et Fantasmes avec la même interactivité.
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