Jour d'après (Le) - Édition Collector - DVD

Jour d'après (Le) - Édition Collector

Jour d'après (Le)
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LE FILMStar Rating 6
IMAGEStar Rating 10
SONStar Rating 9
BONUSStar Rating 9
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TEST TECHNIQUE

01 oct 2004 Par Stéphane Argentin

Des images d'une pureté comme on aimerait bien en voir plus souvent ; mieux : tout le temps. Pas l'ombre de la moindre imperfection sur toute la copie en deux heures de film, un rendu des couleurs et des contrastes optimum, une définition au rasoir, et aucune déficience visible du côté de l'encodage. Le Jour d'après en DVD, c'est tout simplement une image de référence.


Une bande-son qui fait sérieusement le ménage sur tous les canaux ! Pourvues d'une incroyable dynamique, les différentes pistes proposées multiplient les déplacements d'effets de voie en voie, avec une précision au moins égale à celle de l'image. Un nouveau disque de démo en puissance, ou presque, s'il n'y avait une ou deux divergences entre la VO et la VF. Le cas du DTS 5.1 (où est passé le 6.1 ?), disponible pour la VF uniquement, est assez vite réglé puisqu'il n'apporte rien de significatif par rapport à son homologue DD 5.1 (où est passé l'EX ?). Le combat entre la piste VO DD 5.1 et la piste VF DD 5.1 donne un avantage à la seconde dans l'emploi des surrounds, plus marqués, tandis que la première l'emporte dans les basses fréquences, par ailleurs plus souvent sollicitées par la BO que par les effets sonores à proprement parlé. Ces différences en faveur de l'une ou de l'autre des langues sont d'autant plus curieuses que l'encodage à 448Kb/s de la VO tendrait, sur le papier tout du moins, à donner un certain avantage à celle-ci face à la VF « seulement » encodée à 384Kb/s.

TEST DES BONUS

01 oct 2004 Par Stéphane Argentin

Des menus réussis et très « glaciaux », reprenant l'idée du New York enseveli sous une tonne de neige, et donnant accès à une myriade de suppléments, tous VOSTF sans exception, et 16/9 pour les documentaires.

DISQUE 1
On passera rapidement sur l'Exclusivité coulisses (2min 10s), petite featurette sur la conception des costumes et autres accessoires de Alien vs Predator (sur les écrans français le 27 octobre 2004) pour se concentrer sur les deux commentaires audio.

Le premier cède la parole à Roland Emmerich (réalisateur et co-scénariste) associé à Mark Gordon (producteur). Très enthousiaste (un peu trop même), ce dernier monopolise le micro quasiment en permanence, le plus souvent pour nous parler des différents lieux de tournage ou bien pognon : tel plan n'a pas coûté trop cher, tel autre n'a coûté que tant..., quand il ne reste pas tout simplement admiratif devant la beauté de certaines scènes. Le bougre pousse même le bouchon jusqu'à se targuer d'avoir produit le blockbuster le moins onéreux de l'été US 2004. 125 millions de dollars de budget tout de même, hors marketing (source : www.boxofficemojo.com) ! Heureusement, de temps en temps, Roland Emmerich réussit tout de même à en placer une. Et si ses interventions sont majoritairement techniques, ce qui n'a rien de surprenant compte tenu du film, il aborde à quelques reprises les différents essais de certaines scènes (refaites, redoublées, changées au montage…), sans oublier de nous balancer quelques petites anecdotes croustillantes.


Le second cède la parole à quatre autres intervenants : Jeffrey Nachmanoff (co-scénariste), Ueli Steiger (directeur photo), David Brenner (monteur) et Barry Chusid (directeur artistique). Si le rythme y est un peu moins soutenu que dans le précédent, et que certaines remarques s'avèrent (inévitablement) redondantes, le temps de parole y est déjà plus équitablement réparti, chaque personne repassant sans cesse le flambeau à une autre, histoire de couvrir une scène sous un maximum d'angles. C'est d'ailleurs là le point fort de ce second commentaire : des analyses et des détails techniques plus pointus, présence de techniciens oblige (DP, monteur et directeur artistique) : comment telle scène ou bien tel plan a-t-il été réalisé, avec quels moyens (en direct, postprod). Ce qui n'empêche aucunement Jeffrey Nachmanoff de nous fournir davantage de précisions du côté du scénario (recherche scientifiques effectuées), un dernier point qu'Emmerich lui-même aurait peut-être pu approfondir s'il en avait eu l'occasion sur son propre commentaire !

DISQUE 2
Commençons par la véritable valeur ajoutée pédagogique de cette édition Collector, que l'on peut trouver dans la section La Science de demain, sous la forme d'un documentaire intitulé La Force du destin, qui relate les aspects scientifiques et politiques du changement climatique (60min 23s, le seul et unique supplément du second disque à être proposé en 4/3).

Réalisé tout spécialement pour le DVD du Jour d'après, ce reportage se décompose en quatre parties distinctes qui mêlent images d'actualité ou de documentaires, animations 2D/3D pour faciliter la compréhension, et des interviews de professeurs, chercheurs et autres directeurs de centres d'études sur l'environnement. Au cours des 25 premières minutes, ces derniers font un état des lieux sur les brusques variations climatiques observées au cours des dernières années (sécheresses ou inondations inhabituelles), causées, comme chacun le sait à présent, par le phénomène de réchauffement planétaire dû aux émissions de gaz carbonique. Beaucoup moins connues en revanche sont les répercussions sur l'écosystème, aussi bien d'un point de vue animal que végétal, ainsi que les autres conséquences plus récentes, comme ces maladies qui se déplacent sur la planète suite aux mouvements d'insectes porteurs attirés par des zones auparavant trop froides pour eux.


La seconde partie (20min) pose la question de ce qu'il conviendrait de faire, d'un point de vue économique notamment, pour enrailler ce phénomène. À eux seuls, les États-Unis rejettent 25% du gaz à effet de serre mondial, alors qu'ils ne représentent que 5% de la population du globe. Ce qui ne les empêchent pas de maintenir malgré tout, aux côtés de la Russie et de l'Australie, une position attentiste face au problème, contrairement aux pays européens. Pour preuve, les accords de Kyoto signés en 1997 ne sont toujours pas appliqués en 2004, car seul le profit compte aux États-Unis, comme le souligne ce parallèle édifiant avec le marché de l'automobile dont les fabricants estimaient les airbags et ceintures de sécurité trop onéreux à l'époque.

Les dix minutes suivantes s'inscrivent encore davantage dans un contexte entièrement américain puisqu'il y est question de savoir ce qui est fait au niveau politique. Les opinions divergent à ce sujet au sein même du gouvernement US, tandis que les lobbies et toute une communauté de scientifiques tentent de faire entendre raison à leurs dirigeants. Les cinq dernières minutes soulèvent l'ultime question : quelle planète lèguerons-nous à nos enfants et arrières-petits-enfants ?


Arrive ensuite la section la plus chargée du second DVD intitulée Dans les coulisses du Jour d'après, elle-même découpée en trois sous-sections : préproduction, production et postproduction. Dans la première, on trouve la prévisualisation (5min 9s) de plusieurs séquences truquées numériquement en postprod, avec des interventions d'une des responsables des effets, ainsi qu'une réunion de préproduction (6min 45s) au cours de laquelle quantité de détails techniques sont déjà abordés : décors, effets en direct ou 3D, moyens de communication sur le plateau avec le bruit qui y règnera… Également disponible dans cette section, des galeries de storyboards et de concepts artistiques.


Dans la rubrique production se trouve le reportage le plus conséquent en durée : L'œil du cyclone : Filmer Le Jour d'après (68min 44s), un documentaire qui loue peut-être un peu trop le réalisateur Roland Emmerich (« C'est super de travailler avec lui », « Il est toujours partant pour tenter de nouveaux trucs »…), tout en s'attardant sur plusieurs scènes du film. Outre l'ouverture sur la banquise, le premier quart d'heure est consacré aux scènes « secondaires » : la station orbitale, New Delhi (tournée à Montréal), Tokyo recréée en studio… avant de passer au tournage en plein Los Angeles pour les scènes de tornade, avec toute les difficultés que cela comporte au beau milieu d'un grand carrefour (autorisation difficile à obtenir). Environ 10 minutes sont également consacrées à l'inondation devant la bibliothèque, scène intégralement filmée en studio, de même que celles à bord du pétrolier échoué en plein Manhattan ou bien faisant intervenir de la (fausse) neige, secret de fabrication de ladite poudreuse à l'appui. Exception à la règle, les plans à la frontière mexicaine furent bel et bien filmés sur place avec quelques 2000 figurants. Si la parole est souvent laissée à Roland Emmerich au cours du documentaire, pas peu fier d'avoir respecté le budget imparti, ce making of permet également à de nombreux intervenants de l'ombre de s'exprimer, comme c'est de plus en plus souvent le cas dans des reportages à la durée aussi conséquente : directeur photo, cascadeurs, assistants, responsables des effets spéciaux…


Dernière section de ces « coulisses » : la postproduction, avec pour commencer un décorticage par couches numériques successives de quelques-uns des effets visuels (31min 35s) d'un film qui comporte quelque 416 de ces plans, répartis entre 9 sociétés. Les tornades de L.A. sont tout d'abord à l'honneur (avec un stock de tornades d'archive en prises de vue réelles), puis c'est au tour du crash des hélicoptères, 100% numérique en ce qui le concerne et, dans toute la seconde moitié, la séquence du raz-de-marée new-yorkais qui nécessita de scanner de vrais immeubles de la ville pendant trois mois, avec un équipement spécial à faisceaux-laser, pour aboutir à quelque 50 000 photos. Également à l'honneur, les loups 3D, conçus à partir de sessions de captures de mouvements de véritables loups équipés de capteurs, et enfin la congélation à différents stades d'avancement du phénomène de l'Empire State Building, qui s'étend ensuite à l'ensemble de la ville de New York et notamment à la statue de la Liberté, figure hautement symbolique de la Big Apple.


Partition musicale (10min 15s) est malheureusement un documentaire assez neutre, puisqu'il se contente surtout de nous montrer l'orchestre à l'œuvre (avec en insert les images du film correspondant), de même que le mixage final (9min 6s) de la scène de crash des hélicoptères, situé dans la rubrique anatomie du son, où l'on nous présente les monteurs à l'œuvre sans plus d'explications. Toujours dans cette même rubrique, un bonus certes déjà vu ailleurs mais toujours appréciable pour mieux se rendre compte du boulot précieux de ces monteurs : la démo sur huit pistes de cette même scène (2.35 16/9, 1min 45s) nous offre la possibilité de choisir parmi l'une des huit pistes proposées. Hélas, aucune d'entre elles n'est en DD 5.1 !


Dernier supplément de la section postproduction : dix scènes coupées (2.35 16/9, 17min 42s) nous dévoilent plus en détails certaines intrigues parallèles (la bourse de Wallstreet, la Maison Blanche), ainsi que quelques scènes catastrophe (une aérienne, une tropicale) non finalisées, tandis que d'autres sont en réalité des versions alternatives (la congélation ultrarapide de New York). Dans le commentaire audio optionnel, Roland Emmerich et le producteur Mark Gordon nous expliquent avec moults détails les raisons de ces changements au montage : redondance, mauvais raccord, et même… pour éviter une interdiction aux moins de 16 ans.

Enfin, les deux derniers suppléments (semi-textes, semi-animés), qui referment la boucle ouverte avec le documentaire consacré au phénomène de changement climatique, sont : La Vue globale qui nous présente, classées par catégories (inondations, tornades…), par lieux et par années, quelques-unes des plus grandes catastrophes naturelles au cours des dernières décennies, et La Ville sous la glace qui nous montre ce que seraient huit des grandes villes mondiales figées par la glace.


Des suppléments particulièrement soignés qui offrent une réelle valeur ajoutée grâce, une fois encore, au très réussi documentaire sur les changements climatiques. Petit reproche, juste histoire de pinailler un peu : où sont les bandes-annonces du film ?

CETTE EDITION

Disque 1: Jour d'après (Le) - Édition Collector
Emballage: Slim
Duree: 119 min
Format d'image: 2.35:1
Type de disque: 1 DVD-9
Encodage: MPEG2
Disque standard: PAL
Disque 2: Bonus
Emballage: Slim
Duree: 0 min
Format d'image: 2.35:1
Type de disque: 1 DVD-9
Encodage: MPEG2
Disque standard: PAL

DISQUE 1

  • 2 commentaires audio

DISQUE 2

  • Une tonne de making of


    Documentaire La Force du destin (1h)


    Scènes coupées


    Galeries photos

Captures


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La Rédaction 02/04/2007 19:49 par La Rédaction

[DVD] Jour d’après (Le) – Édition Collector - Zone 2

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