Baby cart - Le loup à l'Enfant [Coffret] - DVD

Baby cart - Le loup à l'Enfant [Coffret], 1972

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Baby cart - Le loup à l'Enfant [Coffret]
4,2
Image Star Rating 8
Son Star Rating 9
Interactivité Star Rating 8
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Test DVD - Baby cart - Le loup à l'Enfant [Coffret]

Rédigé le 01 déc 2005 par Patrick AntonaPatrick Antona

Avis image
Star Rating 8
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Star Rating 9
Avis bonus
Star Rating 8
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Test technique

Rendons hommage à la restauration de l'image effectuée par Wild Side. Les copies sont dépourvues de défauts de compression ou ont bénéficié d'un travail permettant de gommer les scratchs et autres points qui émaillaient les copies d'origine. Les contrastes sont très richement retranscrits, le rendu des couleurs est excellent bien que les deux premiers épisodes ne disposent pas d'un piqué très profond (l'âge des copies en étant sûrement la raison). Si on peut regretter la présence d'un grain visible tout au long des six épisodes, il est indéniablement lié à la photographie d'origine des films de la saga.


Quant à la gestion de la luminosité, si elle permet de profiter des nombreuses scènes nocturnes sans perte de défintion, elle montre ses limites dans les deux premiers épisodes.
Ainsi, dans Le Sabre de la vengeance, les premières scènes sont visiblement surexposées, bien qu'accentuant le côté onirique du drame qui se joue. Quant à l'utilisation de filtres, cela débouche sur une image trop plane pour être honnête. Dans l'épisode Dans la terre de l'ombre, c'est la gestion des contrastes au niveau des scènes nocturnes (avec par exemple la rêverie nocturne de Daigoro sous la pluie) qui manque singulièrement de relief, handicapant par là la restitution des couleurs. Ce défaut est par contre absent du quatrième épisode, pourtant riche en scènes se déroulant dans la nuit ou la pénombre.


Mais malgré ces défauts, avec de-ci de-là quelques effets de rémanence anecdotiques, le coffret Baby Cart a bénéficé d'un travail esthétiquement plus que correct, rendant l'ensemble très convaincant. La palme qualitative revient au deuxième épisode avec ses couleurs chaudes et tranchées qui en font une véritable bande dessinée. Le dernier épisode est également à mettre en avant avec son contraste géré de mains de maître : des scènes nocturnes au final enneigé, on ne dénote aucune surbrillance ou autre danger de surexposition.
Indéniablement, la série Baby Cart a bénéficié d'un travail optimum permettant d'apprécier au plus haut point une image qui surpasse sur de nombreux points celle de la précédente édition de HK Vidéo.

Édition Wild Side

Édition HK Vidéo

Édition Wild Side

Édition HK Vidéo


Malgré les annonces originelles, aucun des films n'a bénéficié de l'ajout d'une bande-son en français. Et en vérité, on s'en moque ! Le timbre de la voix de Tomisaburo Wakayama étant emblématique de son personnage, on ne voit pas comment un doublage français aurait pu restituer toute la puissance du personnage. Et ne me parlez pas de la VHS Shogun Assassin ...

La version originale japonaise est proposée dans son mono d'origine encodé en 2.0. Il n'y a rien à redire, les défauts de saturation qui existaient sur les précédentes versions éditées par HK video sont désormais du passé. Les dialogues sont intelligibles et le tranchant des nombreux effets sonores est parfaitement restitué. La musique, très importante dans les différents épisodes, bénéficie d'une ampleur inégalée et les différentes ambiances sonores sont mixées avec goût.

Les sous-titres français qui sont dispensés dans le coffret Wild Side ont bénéficié d'une nouvelle traduction, Leur rythme et leur retranscription étant excellents, ils offrent ainsi une vision plus fidèle du scénario original (voir captures ci-dessous).

Version HK

Version Wild Side

Test des bonus

Tous les bonus se trouvent sur le septième disque intitulé Baby Cart, le Guerrier de l'Apocalypse. Respectant la thématique Baby Cart, ils deviennent les compléments indispensables pour apprécier la série, tant par le fait de connaître les acteurs qui ont œuvré au niveau cinéma pour le côté créatif, que pour en mesurer les influences dans le monde de la bande dessinée et du cinéma d'action moderne.


LAME D'UN PERE, L'ÂME D'UN SABRE (52min 29s)
Un documentaire exhaustif sur la saga, qui donne toutes les clés de l'élaboration des films, du manga originel au résultat sur l'écran. Il s'agit d'un document absolument incontournable qui donne la parole aux différents survivants ayant travaillé sur Baby Cart. Nous avons ainsi droit aux interventions éclairées et éclairantes de Masanori Sanada (producteur), de Kazuo Koike (créateur de la BD et scénariste) et des réalisateurs Yoshiyuki Kuroda et Buichi Saito, ce dernier se révélant très lucide sur la vision que le public avait des aventures de Kozure Ogami.



De même, sont évoqués les relations particulières qui unissaient Shintaro Katsu, producteur à son frère Tomisaburo Wakayama, donnant les éléments de l'arrêt brutal de la série. D'autres intervenants permettent d'obtenir des éléments concrets sur la manière dont étaient faits les épisodes : l'assistant-réalisateur Mitsuaki Tsuji, le monteur Seiichi Sakai et le directeur photo Fujio Morita permettent de décortiquer les multiples astuces qui ont fait la patine singulière des Baby Cart. Du retrait de certaines plans ou de la modification de la vitesse de défilement des image aux « trucs » destinés à dynamiser le rythme, c'est toute une vision d'un cinéma d'artisans passionés qui nous est donnée.



De l'évocation du tournage éprouvant du dernier épisode, où même Tomisaburo Wakayama, à bout de force, finit par être rapatrié à la confirmation que les acteurs/cascadeurs utilisaient de vrais sabres lors des duels, c'est tout un pan d'un cinéma maintenant disparu qui nous est rappelé. Avec les interventions du biographe et spécialiste Kazuma Nozawa qui remet chaque épisode dans un contexte créatif bien particulier (il rappelle que Kenji Misumi était bien le patron à bord), Lame d'un père, l'âme d'un sabre est le témoignage ultime qui manquait pour apprécier pleinement la saga à sa juste valeur, reflet particulier d'un cinéma de genre qui vivait sa glorieuse époque. Une époque où l'on pouvait produire un blockbuster pour 300 000 $ !


GALERIES PHOTOS
104 photos d'exploitation, dont les 6 affiches originales


FRANK MILLER & BABY CART (10min 13s)
Jean-Paul Jennequin, historien de la BD, tisse les liens évidents qu'il y a entre l'œuvre du scénariste et créateur de comics Frank Miller et l'inspiration venue de Baby Cart. Des samouraïs assassins de la BD Ronin en passant par les guerrières de Sin City, c'est tout un panthéon issu de la série japonaise qui est recyclé avec génie par celui qui a révolutionné le monde des super-héros depuis plus de 20 ans. Un entretien intéressant auquel il manque une illustration adéquate pour faire le parallèle entre la saga Baby Cart et les créations de Frank Miller.


KENJI MISUMI : UN PERE ET PASSE (13min 10s)
Cette Interview du biographe Kazuma Nozawa constitue un autre document précieux du coffret. On réussit à en apprendre un peu plus sur le mystérieux réalisateur Kenji Misumi. Celui qui a longtemps été considéré comme un artiste de seconde zone est devenu avec le temps un des maîtres essentiels du chambara. De ses différentes versions du Passage du Grand Bouddha (dont Tuez !) aux Baby Cart en passant par son adaptation du Sabre de Mishima, c'est l'incroyable portrait d'un artiste qui restera marqué par deux évènements de sa vie.


Le premier est sa captivité en Sibérie après la défaite du Japon en 1945 et dont il ne fera jamais état par la suite, le second étant la relation ambivalente qui le liait à son père, ce dernier considérant que son fils se déshonorait en faisant du cinéma.


TUEZ – De la Planche au Plan (8 min 35s)
Avec les commentaires de Michaël Chiche & Nicolas Rousseaux. Diaporama comparatif sur 6 chapitres, faisant le parallèle entre l'action décrite dans la bande dessinée d'origine et la restranscription à l'écran. Tout bonnement parfait.


LOUPS SOLITAIRES (13min 08s)
Encore sur un commentaire de Michaël Chiche (texte écrit par Denis Brusseaux et Fabrice Arduini), c'est une étude riche et fournie sur les héros désespérés de Kenji Misumi (de Zatoichi à Kozure Ogami en passant par le héros du Sabre), ainsi qu'un panorama des figures du chambara japonais des années 60. Parfait complément du documentaire Kenji Misumi : Un père et passe.


BANDES-ANNONCES
Bandes-annonces originales et remastérisées des 6 films de la saga.


LIENS INTERNET

À noter enfin la présence d'un livre images composé de 80 pages rédigées par Nicolas Rousseau, contenant des photos de production et de tournage inédites.

Liens sponsorisés

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