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Touche pas à la femme blanche - DVD
Touche pas à la femme blanche, 1973
Test DVD - Touche pas à la femme blanche
Rédigé le 14 mar 2006 par
Erwan Desbois
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Avis image
Avis son
Avis bonus
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Test technique
Pour un film des années 1970, le rendu global est correct, mais sans plus. En plus des défauts également présents sur le DVD de La Grande Bouffe, qui sort en parallèle chez Opening (copie très granuleuse, définition moyenne), l'image de Touche pas à la femme blanche présente d'autres imperfections. Le master est ainsi assez sale, avec des rayures et points blancs en nombre non négligeable. La gestion des contrastes est elle aussi défaillante, avec des blancs trop brûlés et des noirs pas assez profonds.

La qualité sonore du film est très satisfaisante. La configuration mono 2.0 français d'origine dans laquelle il est présenté est en effet d'une vigueur et d'une clarté remarquables au vu de l'âge du long-métrage. Les dialogues sont parfaitement audibles tout au long du film, la musique ne souffre d'aucun tremblement, et les effets sonores (explosions et coups de feu en particulier) sont reproduits avec force.
Test des bonus
Dans son ensemble, l'interactivité est classique et sans surprise. Le premier supplément est une présentation du film par Noël Simsolo, qui revient principalement sur le destin à rebondissements de ce long-métrage : tout d'abord projet sur lequel Ferreri eut une liberté et des moyens illimités, puis échec commercial cuisant à sa sortie, et enfin uvre réhabilitée trente ans plus tard pour son inventivité formelle et sa clairvoyance thématique. Simsolo profite également de son expérience d'acteur sur ce film (il y tient le rôle du responsable des affaires indiennes) pour parler de la méthode de tournage de Ferreri chaotique en apparence, mais très organisée en réalité.

Ces différents points sont repris plus longuement dans le principal bonus de cette édition, l'analyse du film par le critique Jean-Michel Frodon. Celui-ci voue une réelle admiration à Touche pas à la femme blanche, film à la fois loufoque et engagé, foutraque et précis, et où on l'on ressent une grande « jubilation de faire du cinéma ». Les propos de Frodon sont souvent pertinents en particulier sur la manière dont Ferreri parvient à utiliser son concept de mise en scène pour dépasser la simple charge caricaturale contre le pouvoir et faire passer des émotions profondes ainsi que de vraies opinions sociales , mais cet entretien souffre de sa durée excessive (presque trois quarts d'heure) qui le rend répétitif et en dilue l'intérêt.

Un défaut que n'a pas l'interview de Marco Ferreri, Marcello Mastroianni et Catherine Deneuve lors du tournage du film, puisque ce document d'archives ne dure que trois petites minutes. Mais elles suffisent au malicieux réalisateur pour faire passer, en deux réponses, les idées à retenir concernant son long-métrage, à la fois « western pour enfants » et satire entre autres des problèmes de racisme et de traitement des minorités dans la société contemporaine.



