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Choristes (Les) Collector 2 DVD - DVD
Choristes (Les), 2003
Test DVD - Choristes (Les) Collector 2 DVD
Rédigé le 21 sep 2004 par
Sandy Gillet
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Avis image
Avis son
Avis bonus
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Test technique
Très belle retranscription de cette photo numériquement désaturée mentionnée plus haut, soutenue en cela par un master sans accrocs et un encodage en parfaite osmose (absence de bruits vidéo dans les arrière-plans). Les tons chromatiques assez durs et froids sont très bien rendus, avec une mention spéciale pour une fluidité et une stabilité du télécinéma exemplaire. On ajoutera enfin que si les contrastes sont un tantinet trop appuyés, ils ont pour eux de renforcer la non-profondeur de champ de certaines compositions scéniques, conséquences d'un cadrage en scope des plus banals.
Entre le DD 5.1 et le DTS, la différence se situe au niveau de la voix centrale. Du coup, les dialogues en Dolby Digital 5.1 sont trop présents et détruisent l'équilibre tonal de l'ensemble au demeurant satisfaisant. En DTS, les choses se rétablissent et les multiples voix de la chorale récupèrent une harmonie douce et naturelle. Enfin, la partition de Bruno Coulais retrouve une place plus en rapport avec sa volonté d'être en phase avec l'action.
La présence d'une piste en Dolby Surround permettra à ceux qui ne sont pas équipés d'un ensemble en 5.1 de profiter pleinement et en direct de la bande-son, sans passer par une sorte de « down mix » toujours un tantinet préjudiciable.
Test des bonus
De navigation classieuse et ludique, l'arborescence découvre sur le premier disque, outre le film, le court métrage de Christophe Barratier intitulé Les Tombales, qui se permet d'être une adaptation des plus réussies d'une nouvelle de Maupassant, avec, entre autres, le dorénavant incontournable Lambert Wilson.
L'axe central des compléments se situe au niveau du second disque, où l'on trouvera principalement un long making of de plus d'une heure qui semble avoir adopté, en guise de plan, la chronologie du tournage. Y sont privilégiés les « gamins », tous nantis d'une gouaille communicative et d'un talent de comédiens nés. On y voit aussi un Christophe Barratier assez stressé (qui ne le serait pas), mais qui semble avoir trouvé avec « ses » enfants un terrain d'entente privilégié et très efficace. On a même droit aux pleurs de certains, quand au bout de deux mois l'aventure se termine, nous replongeant dans nos propres souvenirs de colonie de vacances quand il fallait se séparer et retourner à l'école.

Le second morceau de choix est à chercher cette fois-ci sur le premier disque, où l'on pourra écouter un Christophe Barratier beaucoup plus serein, nous prodiguant sur une piste audio ad hoc moultes informations sur sa direction « d'acteurs », ses choix de metteur en scène quant à la photo, ou les décors.
Le reste se compose de cinq documentaires qui reviennent sur le film d'une manière plus thématique, à savoir : la musique et le travail de Bruno Coulais, ainsi que celui effectué en postproduction (Chant contre champ), le métier d'acteur vu à travers une discussion entre les enfants et Gérard Jugnot (Dis-moi !), le quotidien des enfants pendant le tournage (Interdit au plus de 13 ans), le retour du réalisateur sur les lieux du tournage (Actions-réactions), et les vidéos des essais des jeunes acteurs (Les Essais des jeunes comédiens).
On ajoutera un bonus caché intitulé Café d'la plage qui, en 9 minutes, donne la parole aux habitués du bar du village où a été tournée une séquence du film.

Hormis le segment relatif à la « revisitation » des lieux par le réalisateur, donnant un coup de projecteur bien trop nostalgique au tournage, on n'apprendra rien sur la vie à posteriori du film. C'est dommage, compte tenu de son histoire en salles.
In fine, tout cela aurait gagné à être un peu plus court, car il n'est pas rare qu'entre le doc d'une heure et quart et les notules thématiques on retrouve les mêmes commentaires, voire les mêmes images. Cela dit, on ne pourra qu'apprécier l'investissement du réalisateur à rendre compte de son travail, puisque tous les documentaires présents sur le second disque (on ne reviendra pas sur son commentaire audio) ont été produits par la société de production qui a en partie financé Les Choristes (Galatée Films, de son oncle Jacques Perrin).


