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Oies sauvages (Les) - DVD
Oies sauvages (Les), 1978
Test DVD - Oies sauvages (Les)
Rédigé le 14 oct 2005 par
Francis Moury
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Avis image
Avis son
Avis bonus
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Test technique
Format 1.85 couleurs 16/9 compatible 4/3. Dès le générique signé Maurice Binder, on constate l'excellente qualité de la copie chimique utilisée et le bon niveau de la remastérisation numérique, même si le lissage est peut-être un peu excessif à notre goût personnel. La définition est précise, les couleurs bien restituées correspondent assez bien à la copie d'origine que nous avons vue à Paris mais ce sont celles de la article-details_c-trailers qui y correspondent le mieux tout de même, grâce au beau grain cinéma et en dépit de ses saletés !

Sur le fond, magnifique travail du grand directeur de la photographie Jack Hildyard : caméra à l'épaule remarquablement employée, plans d'ensemble grandioses, prouesses techniques de prise de vue assez étonnantes comme le plan de l'arbalète.
DTS pour la VF ou Dolby Digital 5.1 pour la VOSTF (sous-titrage imposé) et la VF : beau choix car la VF est excellente. Cela dit, la VOSTF est bien traitée aussi : elle est remastérisée correctement par rapport au Dolby Digital Stéréo 2.0 de 1978 qu'on peut entendre sur la article-details_c-trailers - qui était déjà très efficace. Tout cela constitue une très agréable surprise : on n'espérait pas voir un jour ce film injustement méprisé par la critique française bénéficier chez nous d'un tel traitement de faveur. Splendide musique de Roy Budd. Effets sonores très bien mis en valeur sur toutes les pistes offertes.

Test des bonus
Très intéressante et soignée. Elle consiste d'abord en un livret de 20 pages, clair et bien informé qui délivre nombre d'informations qui ne font pas double-emploi avec les suppléments eux-mêmes.

Disque 1 :
Chapitrage clair en 12 sections fixes titrées, numérotées et commentaire audio dit par Roger Moore, le producteur Euan Lloyd, le réalisateur de seconde équipe et monteur John Glen. Il est animé par Jonathan Southcott. On y retrouve des précisions techniques également fournies par le livret mais aussi un certain nombre d'anecdotes qui ne font pas double-emploi : problèmes survenus à l'occasion de Gold (la production de Michael Klinger tournée elle aussi en Afrique du Sud avec Roger Moore) par exemple. Il ne s'agit pas d'un commentaire suivant le film pas à pas, loin de là. Les intervenants peuvent revenir sur un sujet déjà abordé trente minutes plus tôt. Mais enfin il est intéressant à écouter en raison de sa précision historique assez riche concernant notamment les acteurs de premier comme de second plan, ainsi que les conseillers militaires occasionnels aux destins parfois étonnants. Roger Moore y manifeste un humour « british » constamment bienvenu et toujours savoureux. Les sous-titres sont exacts et parfaitement lisibles, les voix nettement détachées de la bande-son du film.

Disque 2 :
L'envol des Oies sauvages : making of (4/3 couleurs, VOSTF, 24min 43s) est une très longue « featurette » produite par Euan Lloyd qui rassemble de sympathiques documents de première main sur le tournage mais qui montre aussi de nombreux extraits du film. Ne surtout pas la regarder avant le film lui-même par conséquent ! On y suit la vie d'un tournage matériellement impressionnant et on y glane quelques informations pertinentes : en dépit de l'Apartheid, l'hôtel sud-africain accepta de loger ensemble membres noirs et blancs de l'équipe technique et artistique ; la séquence où le Dakota demande autorisation d'atterrir en Rhodésie serait inspiré d'un fait survenu en 1968 dans les mêmes conditions. Et puis on peut y voir bien des images des vedettes que nous aimons en plein travail ou se détendant, et y connaître quelques anecdotes sur leur vie privée de l'époque.

Euan Lloyd
Euan Lloyd, le dernier des gentlemen producteurs (16/9 couleurs + N&B, VOSTF, 37min 19s) est un documentaire sur ce producteur indépendant très énergique et intelligent. Parmi les autres intervenants, on a la joie d'y retrouver, outre certains comédiens de notre film comme Kenneth Griffith, des acteurs ayant travaillé sur d'autres productions de Lloyd comme la mythique « vampire lover » Ingrid Pitt, ou le réalisateur-monteur John Glen. Les rares commentaires en voix-off sont dits par Linda Hayden, autre starlette du cinéma fantastique des années 1970. De nombreux documents d'archives sont rares. Malheureusement, presque tous les extraits des films présentés sont recadrés ou anamorphosés hideusement. L'ensemble est cependant intéressant (notamment la partie concernant notre film) et passionnera les amateurs de « side-show » car les souvenirs de Lloyd sont précis et parfois très savoureux. Reste qu'il faut bien reconnaître qu'à part, justement, Les Oies sauvages et le trop méconnu Commando (Who Dares Wins, G.B. 1982) de Ian Sharp, Lloyd n'a pas produit grand chose d'intéressant !

La première des Oies sauvages (4/3 couleurs, VOSTF, 7min 15s) filme la soirée de gala donnée pour la première londonienne : images prises sur le vif de toutes les stars du film et de certains acteurs de second rôle en compagnie de la Duchesse de Kent dans le hall d'un beau cinéma londonien. Nous sommes ensuite conviés à un dîner au Dorcester, l'un des hôtels les plus chics de Londres, dans le cadre d'un gala de charité pour les pauvres et les handicapés. Un document sociologique et historique à ne pas rater !
Bio-Filmographies sélectives (16/9 couleurs) des acteurs Richard Burton, Roger Moore et Richard Harris, du cinéaste Andrew V. McLaglen sous forme de menus déroulant : trop succinctes biographies et trop sélectives filmographies. Elles sont conçues comme des aides-mémoire mains ne sont pas des outils d'histoire du cinéma.

Bande-annonce originale (1.85 16/9 couleurs, VO, 3min 50s) classique mais puissante et très bien montée, en son Dolby Digital 2.0 d'origine. Non sous-titrée mais une fois que vous aurez vu le film, vous reconnaîtrez les dialogues sans effort. L'image est globalement bien conservée en dépit d'un léger fourmillement et de quelques poussières blanches.
Au total, pour un film indépendant, l'effort consenti par Opening est fondamentalement louable et au final très appréciable par sa variété. On regrette juste l'absence d'une galerie photos d'exploitation et affiches, même si la jaquette du coffret et des deux boîtiers comble cette seconde lacune en reproduisant pour l'essentiel les visuels des affiches internationales d'exploitation d'époque.


