Van Helsing - DVD

Van Helsing, 2004

Alertes
Van Helsing
3,5
Image Star Rating 9
Son Star Rating 8
Interactivité Star Rating 4
note 2 country_flag dvd

Test DVD - Van Helsing

Rédigé le 22 sep 2004 par Laurent PéchaLaurent Pécha

Avis image
Star Rating 9
Avis son
Star Rating 8
Avis bonus
Star Rating 4
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Test technique

Nul ne sera surpris qu'un aussi gros blockbuster que Van Helsing, dont la sortie en salles date de quelques mois (mai 2004), bénéficie d'une image magnifique. Bien évidemment, le master utilisé est vierge de tout artefact, la définition renversante de précision, les couleurs froides parfaitement retranscrites et la compression logiquement (quasi) irréprochable (voir section son).
S'il fallait rechigner quelque part, ce serait plus au niveau de la gestion des contrastes, qui n'apportent pas tout à fait les noirs espérés (manque relatif de profondeur). Mais là encore, ce serait vite oublier que Van Helsing a été tourné dans une absence de vraie pénombre, afin que le public ne manque aucun des milliers effets visuels utilisés pour le film.
Finalement, et comme certaines autres grosses productions sorties en DVD, les reproches que l'on peut faire à l'image de Van Helsing concernent sa capacité à dévoiler les « faiblesses » des effets spéciaux, qui s'intègrent moins facilement sur le support numérique (plus précis) qu'en salles.


Bien sûr, la bande-son de Van Helsing en DVD constitue un spectacle multicanaux d'une extrême générosité. Les amateurs d'effets multidirectionnels, adeptes des surrounds constamment sollicités, auront de quoi être aux anges. La première demi-heure est ainsi une démonstration magnifique des possibilités impressionnantes du 5.1 (dommage d'ailleurs que le film ne soit pas proposé en EX, tant le canal arrière aurait été à même de proposer des effets spectaculaires). Pas de doute possible, les deux pistes DD 5.1, d'un niveau technique quasi équivalent (leur efficacité se jouant essentiellement au niveau de l'intégration des dialogues, mis un poil trop en avant comme trop souvent en VF), sont donc des valeurs sûres.

Seulement, tout n'est pas parfait et les choix techniques de l'éditeur laissent dubitatifs. Comment accepter l'absence de piste DTS pour ce type de film (alors que le même éditeur l'offre sur un film comme Duel !), alors même qu'il y avait de la place pour un tel mixage. En effet, si tous les bonus (plus de 40min d'images vidéo) du premier disque avaient été basculés sur le second DVD, il y aurait eu la possibilité de proposer une piste DTS. Mais alors l'édition simple, qui risque de se vendre énormément, se serait retrouvée sans l'attrait commercial que peuvent constituer ces suppléments.

Mais là où la frustration est encore plus palpable, c'est dans le niveau d'encodage des pistes DD 5.1, seulement en 384 Kb, alors que l'on pouvait s'attendre logiquement à la norme classique qu'est le 448 Kb. Certes, les différences de rendement ne sont pas toujours significatives, sauf peut-être justement ici sur Van Helsing. Ainsi, alors qu'en salles la séquence de la naissance des « enfants » de Dracula, avec les flux d'énergie se propageant dans tout le château, offrait des infra graves d'une puissance peu commune, l'écoute en DVD ne procure absolument pas la même sensation. Et c'est d'ailleurs plus ou moins le même sentiment qui domine tout au long du film, où finalement le caisson de basses n'a pas le rendement espéré.

Test des bonus

Si on excepte les multiples sorties avant tout commerciales du titre (vendu par exemple en bipack avec La Momie), Van Helsing est proposé dans deux éditions, une simple et une Collector. Celle qui nous intéresse ici est l'édition mono DVD et son sobre boîtier amaray. On ne peut pas en dire autant, en revanche, des menus esthétiquement ratés mais surtout parasités par des transitions animées ultra longues (l'accompagnement sonore en 5.1 n'arrangeant rien). Contrairement à la plupart des éditions simples, le DVD de Van Helsing offre un lot relativement conséquent de bonus.

Tous les bonus sont en version originale sous-titrée français (sauf mention contraire).

Avant d'user de la télécommande pour explorer les diverses entrées que propose le disque, on peut se laisser tenter par l'écoute des deux commentaires audio. À ce titre, il est dommage pour les non anglophones que l'éditeur ne propose pas le changement à la volée des sous-titres (contrairement à celui des pistes sonores) : la pertinence des deux pistes est telle qu'on a plus d'une fois envie de passer de l'une à l'autre.
Même s'ils sont enjoués et très complices, Stephen Sommers et son producteur-monteur ne parviennent jamais à tenir la distance. S'auto-satisfaisant sans cesse (des « plans magnifiques » par ci, des « superbes séquences » par là), les deux hommes se contentent principalement de nous indiquer ce qui est vrai (presque rien) et ce qui ne l'est pas (presque tout), indiquant toutefois au passage les quelques erreurs ou imperfections subsistantes (à leurs yeux du moins). Entre des considérations techniques donc peu palpitantes et des « private jokes » qui les font rire mais pas nous, on arrive à capter quelques informations intéressantes, à l'image du casting de Hugh Jackman, choisi il y a bien longtemps lors d'une prestation dans un théâtre londonien, alors que le comédien n'avait pas encore été découvert dans X-Men.
Mauvaise nouvelle, cette piste commentée est de loin la plus instructive et « passionnante ». L'autre commentaire, regroupant les acteurs interprétant les trois monstres vedettes du film – Richard Roxburgh (Dracula), Shuler Hersley (monstre de Frankenstein) et Will Kemp (Velkan, le loup-garou) –, relève avant tout de l'anecdote. Empli de silence (malgré un montage de la piste), réussissant à perdre l'un de ses intervenants en cours de route (Shuler Hersley quitte le commentaire à partir du chapitre 19), cette piste ne parvient qu'à montrer le peu d'importance des comédiens sur le film (en attestent leurs multiples remarques amusées expliquant qu'ils n'étaient pas sur le plateau pour telle séquence à effets spéciaux), d'autant que, dans le cas présent, ces derniers avouent découvrir le film pour la première fois.

Explorer le château de Dracula : Le bonus dramatiquement inutile par excellence. Comble de notre malheur, on retrouve le même sur le DVD 2 – remplacer Dracula par Frankenstein et château par laboratoire. Ceux qui réussiront à naviguer plus d'une minute dans ce bonus faussement interactif (ce n'est qu'une voix off énonçant les caractéristiques des lieux) pourront sans encombre continuer leur navigation dans les autres suppléments. Le plus dur sera effectivement passé.

Bêtisier (5min 39s) : Un montage particulièrement rythmé et plaisant de prises ratées qui montrent que Hugh Jackman est un véritable boute-en-train sur le plateau. Un bêtisier vraiment amusant, chose finalement assez rare pour ne pas le signaler.

Donner vie aux monstres (10min 2s) : Cette featurette très formatée et superficielle constitue une bonne introduction au monde fantastique des effets spéciaux… à condition toutefois de ne pas avoir déjà vu une bonne dizaine de fois ce genre de reportage sur d'autres DVD.

Vous êtes dans le film (4min 30s) : Tentative interactive presque aussi ratée que celle évoquée quelques lignes plus haut. Ce bonus tente de nous impliquer dans le tournage du film en nous offrant la vision d'une des caméras. L'efficacité du procédé est quasi nulle. L'éditeur devrait prendre exemple sur ses confrères du X, qui eux savent depuis des lustres utiliser ce stratagème technique de façon pertinente. Inutile de dire que l'on se fiche éperdument que ce supplément soit également disponible en cours de vision du film.

La légende de Van Helsing (10min 9s) : Derrière ce titre pompeux se cache en fait une featurette dédiée au talent d'acteur de Hugh Jackman. Après nous avoir éclairé succinctement sur l'historique du personnage de Van Helsing (avec professeur d'anglais à l'appui ! ), le reportage donne la parole aux membres de l'équipe du film (Sommers, producteur, acteurs) qui vantent les qualités professionnelles et humaines de Jackman. Alors oui, le bonhomme a l'air éminemment sympathique (cf le bêtisier), mais n'y avait-il pas mieux à faire que cette avalanche de compliments ? Ceux qui répondent non peuvent continuer à lire, et surtout regarder le reste des bonus.

Bandes-annonces : On retrouve, chose finalement assez rare chez l'éditeur avare de ce genre de bonus, la article-details_c-trailers de Van Helsing (1min 4s, 1.85, 4/3, VOST Dolby Surround), le spot TV du Super-Bowl identique à la article-details_c-trailers, les bandes-annonces de Shrek 2 (2min 18s, VOST Dolby Surround), La Mort dans la peau (1min 57s, 16/9, VOST Dolby Surround), Les Chroniques de Riddick (2min 21s, 16/9, VOST Dolby Surround), et celle des coffrets Monstres classiques d'Universal (1min 21s), qui ne seront pas disponibles en France (contrairement aux USA) comme pourtant vanté dans la article-details_c-trailers (!!!).

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