Last days - Édition collector - DVD

Last days - Édition collector

Last days
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LE FILMStar Rating 7
IMAGEStar Rating 7
SONStar Rating 6
BONUSStar Rating 7
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TEST TECHNIQUE

14 nov 2005 Par Coralie Bru

Tourné avec peu de moyens et dans un esprit très « indé », Last days se retrouve sans surprise avec un look grunge : jean troué (master sale), autres vêtements cradingues (couleurs ternes), barbe de trois jours ou plus (compression hésitante et aux nombreux fourmillements), cheveux sales (définition assez moyenne qui empêche les personnages de se détacher des décors). Alors que l'on crierait au scandale dans d'autres circonstances, il faut ici se rendre à l'évidence : qu'il soit voulu ou non, ce laisser-aller colle parfaitement au sujet du film et en renforce le propos en exprimant de manière visuelle l'état de délabrement avancé des êtres humains et du manoir qu'ils squattent. Dans l'absolu, l'image de Last days est mauvaise ; replacée dans son contexte, elle est tout à fait cohérente et ne soulève aucune critique.


La partie sonore est tout aussi anti-spectaculaire, avec ses mixages stéréo anglais et français. La version française propose un doublage plutôt réussi, mais les enchaînements dialogues en français – chansons en anglais restent bien évidemment problématiques. Autre point gênant, la version française met trop les voix en avant, rendant par exemple trop audibles les marmonnements de Blake qui sont normalement noyés dans l'environnement sonore. Mieux vaut pour ces raisons se diriger vers la version originale, qui est également proposée dans une configuration Dolby Digital 3.1 un peu bâtarde. Celle-ci offre plus d'ouverture à la bande son grâce aux enceintes latérales et au caisson de basses, sans non plus proposer d'effets notables.

TEST DES BONUS

14 nov 2005 Par Coralie Bru

Ça se confirme : il y a du talent sous les cheveux gras de Michael Pitt. Le DVD de Last days laisse le groupe de l'acteur (Pagoda) montrer ce qu'il sait faire sur un clip, et cet écart vis-à-vis du film ravira les plus mélomanes. Bien que certains pourront grincer des dents ça et là aux imitations pures et simples de Nirvana (cassages de guitare en bonne et due forme, vieux garage, chemises portées depuis trois générations…), ces imitations sont seulement esthétiques, car les trois vieux adolescents, bien qu'influencés par le teen spirit, imposent leur style et sont diablement efficaces. Mais comme un grand sage du douzième siècle disait en son temps : « À Nirvana plutôt qu'à Kyo tu préfèreras être comparé ». De plus, le réalisateur du clip, le bassiste du groupe Christian Zucconi, fait preuve d'un talent qui ferait pâlir un metteur en scène confirmé.


Pour plus de Pagoda, c'est par ici, mais pour l'heure passons au making-of du film lui-même, qui comme ce dernier ne se perd pas dans les artifices et répond à toutes les questions qu'il est légitime de se poser à la vue de l'errance rock and roll de Kurt Cobain dans ses derniers jours… et même à celles qu'on ne se posait pas. Ainsi on apprend que Gus Van Sant offre une liberté de scénario telle que les acteurs peuvent modifier des éléments qu'ils jugeraient ne pas convenir à la scène telles qu'ils perçoivent, ou bien suggérer des ajouts purs et simples. Cette liberté est omniprésente dans le making-of, où l'on assiste à part égale (comprendre : sans trop d'interventions de Michael Pitt par rapport aux autres comédiens) à un défilé de mini-metteurs en scène dissertant sur les techniques de Gus Van Sant… avant de mentionner les éléments modifiés par leurs soins. Très intéressant donc, et en parfaite continuité avec le film.


Par ailleurs, passée la morosité des deux jeunes interprétant les membres de l'« Église de Jésus-Christ des Saints des derniers jours » qui frappent à la porte de la maison du groupe, et qui ont tout le long de leur intervention l'air déprimé tendance suicidaire, tous les acteurs parlent généralement avec un enthousiasme simple du film, et leurs chemins sont très divergents. En effet, tandis que Gus Van Sant fait jouer la très branchée Asia Argento récemment héroïne du non moins branché court-métrage Cindy : The doll is mine, il emploie aussi pour un rôle d'égale importance le jeune homme qui promenait ses chiens, et le démarcheur d'une compagnie de téléphone qui passait par hasard dans le studio.


À noter que Last days sort en deux éditions : une simple ne comprenant que le DVD et une labellisée « prestige » qui propose en plus le CD de la bande-originale.

CETTE EDITION

Disque 1: Last days - Édition collector
Emballage: Digipack
Duree: 97 min
Format d'image: 1.33:1
Type de disque: 1 DVD-9
Encodage: MPEG2
Disque standard: PAL

DISQUE 1

  • Making-of (20min20s)
    Clip Happy song par Pagoda
    Bandes-annonces des films de Gus Van Sant

Captures


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La Rédaction 02/04/2007 20:35 par La Rédaction

[DVD] Last days - Édition collector - Zone 2

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