Lost - Saison 1 - DVD

Lost, les disparus, 2004

Alertes
Lost - Saison 1
4,0
Image Star Rating 9
Son Star Rating 9
Interactivité Star Rating 6
note 2 country_flag dvd

Test DVD - Lost - Saison 1

Rédigé le 13 nov 2005 par Stéphane ArgentinStéphane Argentin

Avis image
Star Rating 9
Avis son
Star Rating 9
Avis bonus
Star Rating 6
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Test technique

Oubliez la diffusion télévisée, tout particulièrement en France où la série était recadrée (cf. news du 27 juin 2005) tandis que les américains avaient droit au 16/9 et à la haute définition ! Pour apprécier pleinement toute l'ampleur visuelle de Lost, le DVD reste la meilleure solution. Pourvu de masters d'une qualité quasi irréprochable (à quelques taches noires près) et d'un encodage très rarement mis à défaut (à l'exception de quelques arrière-plans, notamment sur fond clair ou encore lors des séquences les plus agitées), le rendu visuel en DVD est d'une précision et d'une richesse colorimétrique qui légitiment amplement un deuxième visionnage.


Le léger grain caractéristique de l'image de la série est également présent tandis que, contrairement à l'édition zone 1, l'épisode final de cette première saison a été « déplacé » sur le 7ième disque aux côtés des suppléments vidéos pour éviter la surcharge du 6ième DVD qui comptait 5 épisodes sur l'édition américaine (soit près de 3h30 en tout). Un choix assez judicieux pour éviter une compression visible pour cause de nouvelles options sonores (cf. ci-dessous) là où le zone 1 n'offrait qu'une VO DD 5.1.

À noter enfin que le master employé est américain comme en témoigne les sous-titres anglais incrustés à même la pellicule lors des dialogues coréens, notamment entre Sun et Jin.


Tout comme pour l'image, Lost ne prend véritablement toute son ampleur qu'avec le DVD et non la diffusion télévisée française (DD 5.1 aux États-Unis, décidément il y a du retard à rattraper !) grâce à un mixage multicanaux dont le rendu sonore est une véritable merveille pour les oreilles, rivalisant sans mal avec bons nombres de longs-métrages.

Bénéficiant d'une formidable ouverture acoustique, tous les canaux disponibles sont pratiquement sollicités en permanence, aussi bien dans les scènes les plus calmes (nombreux bruits environnants : vent, ressac des vagues sur la plage, pluie…) que dans les moments les plus agités où la bande son fait alors preuve d'une réserve de puissance, d'une dynamique et de descentes de graves faramineuses. Quant aux partitions de Michael Giacchino, elles ne cessent d'envahir le champ sonore en permanence pour notre plus grand bonheur. Inutile d'aller chercher bien loin pour se prendre une véritable claque sonore en pleine gueule : la scène d'ouverture du pilote et ses 5 minutes apocalyptiques vous tendent les bras.


Quant à la VF, également proposée en DD 5.1, cette dernière fait pratiquement jeu égal avec la VO d'un bout à l'autre de cette saison inaugurale. Seuls quelques passages parmi les plus musclés (les deux explosions de réacteurs au cours de la scène d'ouverture cataclysmique) se révèlent un peu moins puissants et dynamiques pour les oreilles les plus fines.

Test des bonus

S'il y a bien une chose de sûre, c'est qu'avant même que la série ne rencontre le succès que l'on sait, ses créateurs avaient envisagé depuis longtemps sa parution en DVD, notamment d'un point de vue interactif, en témoignent les 2h30 de suppléments vidéo et les 5 commentaires audio qui attendent les amateurs de Lost sur le coffret DVD de cette première saison. Mais attention, si tous les suppléments sont désormais disponibles en VOSTF sans exception (contrairement au zone 1), plusieurs bonus ont mystérieusement « disparus » lors de la traversée de l'Atlantique (le détail en fin d'interactivité).

Avant d'entrer dans les détails, signalons des menus très réussis, légèrement sonorisés et animés, qui s'intègrent à merveille au sein de la mystérieuse île (cf. captures du DVD). Le premier disque propose en outre les bandes-annonces de la sortie en DVD de la première saison de Desperate housewives et de la troisième saison d'Alias (pourquoi la troisième alors que c'est la quatrième qui va sortir le 14 décembre prochain ?).

Commentaires audio
Ce ne sont donc pas moins de cinq commentaires audio au total qui ont été disposés au gré des différents disques. On trouve tout d'abord sur le double épisode pilote, J.J. Abrams, Damon Lindelof (deux des co-créateurs, scénaristes et producteurs exécutifs) et Bryan Burk (producteur exécutif), puis sur le quatrième épisode, Jack Bender (réalisateur et producteur exécutif), David Fury (scénariste et producteur exécutif) et Terry O'Quinn (qui interprète le personnage de Locke). Les deux autres commentaires se trouvent ensuite sur le deuxième DVD avec à nouveau Damon Lindelof et Bryan Burk accompagnés cette fois de Dominic Monaghan (qui interprète le personnage de Charlie) et sur le quatrième DVD où la parole est donnée aux deux producteurs exécutifs – scénaristes Carlton Cuse et Javier Grillo-Marxuach et aux deux comédiens Ian Somerhalder et Maggie Grace (les interprètes respectifs de Boone et Shannon).

Les deux grandes tendances qui se dégagent de l'ensemble de ces commentaires sont le tournage à Hawaï et son lot inépuisable d'anecdotes (notamment les aléas liés à la météo) et les scénarii, plus particulièrement les différents flashbacks et l'approfondissement de chaque personnage (d'où sont venues les idées pour telle ou telle histoire, dans quel but…). Si les propos sur le double épisode pilote sont parfois redondants avec les suppléments vidéo (cf. ci-dessous : utilisation du rouge, mort de Jack…), les trois autres commentaires permettent aux comédiens concernés d'évoquer plus en détails leur expérience sur la série (tournage en pleine nature, scénarios à la dernière minute…) ainsi qu'un bon lot d'anecdotes et notamment la vie à Hawaï où les acteurs de la série sont désormais tous installés, allant même jusqu'à dîner ensemble dans leurs « costumes défraîchies ».On notera également une révélation pour le moins surprenante, non pas concernant l'intrigue (inutile de chercher, il n'y en a aucune à ce sujet si ce n'est pour plaisanter, comme par exemple la véritable identité du « monstre »), mais à propos de l'épisode intitulé « Le cœur a ses raisons » pour lequel une scène de dialogue entre Locke et Sayid non prévue dans le script d'origine du être rajoutée car l'épisode était trop court et n'atteignait pas la durée usuelle de 44 minutes.

À noter également que l'activation des commentaires audio sur le double épisode pilote donne accès en cours de visionnage à quatre petits making of (trois au cours de la première partie et un au cours de la seconde), les intervenants nous prévenant de la présence de ces modules au cours du commentaire :

Pilote – Partie 1 à 6min 36s
L'explosion finale de l'avion lors de la séquence d'ouverture (2min 18s).

Pilote – Partie 1 à 21min 48s
Le crash de l'appareil vécu de l'intérieur (23sec).

Pilote – Partie 1 à 24min 58s
La première conversation sur la plage réunissant plusieurs personnages principaux (2min).

Pilote – Partie 2 à 28min 41s
Les répétitions de la scène de discussion qui suit immédiatement celle de l'attaque de l'ours et où l'esprit de groupe unissait déjà les acteurs (1min 08s).


Comme très souvent pour une série télé, les suppléments vidéo ont été regroupés sur un septième disque, les six premiers accueillant exclusivement les épisodes (et leurs commentaires audio éventuels). Ce dernier disque se décompose en trois grandes rubriques au sein desquelles les bonus sont visibles individuellement ou bien à la suite les uns des autres (entre parenthèses, la durée totale de chacune de ces trois sections avec le détail par la suite).

Départ (1h 12min 57s)
Comme son nom l'indique, le premier supplément de cette rubrique, intitulée La génèse de Lost (8min 41s), revient sur les origines de la série avec pour commencer l'ancien président des programmes d'ABC TV, Lloyd Braun, qui souhaitait faire une version télé de Seul au monde (le film de Robert Zemeckis avec Tom Hanks). Appelé en renfort, J.J. Abrams déclina l'offre dans un premier temps, trop occupé sur Alias et l'écriture d'une nouvelle série, non sans avoir auparavant émis l'idée d'ajouter une aura fantastique au concept. Damon Lindelof fut donc convoqué par téléphone un samedi matin et, arborant fièrement un T-shirt Star wars, rencontra Abrams. Les deux hommes se découvrirent rapidement de nombreuses idées communes. Les grandes trames de l'histoire de Lost venaient d'être écrites.

  

Avant l'accident (22min 56s) passe en revue le choix des principaux acteurs mais aussi les différents changements apportés aux personnages dont certains, qui n'étaient pas prévus à l'origine, seront même créés de toutes pièces. De nombreuses « révélations » (certaines connues, d'autres peut-être moins) attendent les amateurs de la série : Yun Jin Kim (l'interprète de Sun) qui auditionna pour le rôle de Kate (le personnage recherché en premier par les créateurs puisqu'elle devait être l'héroïne de la série), Jin (interprété par Daniel Dae Kim qui n'avait pas parlé coréen depuis le lycée) qui fut créé pour « tenir compagnie » à Sun, Ian Somerhalder qui, sans même lire le script, appela directement J.J. Abrams pour le supplier de lui donner un rôle, Josh Holloway (l'interprète de Sawyer qui était à l'origine un personnage très propre sur lui) qui obtint le rôle en shootant de rage dans une chaise alors qu'il avait oublié son texte au moment de l'audition, Jack qui devait être interprété à l'origine par Michael Keaton et mourir dès le pilote ou encore Kate qui, dans la première version du script, était une jeune mariée dont l'époux était parti aux toilettes à l'arrière de l'appareil au moment du crash. Pour cause de nationalité canadienne (et donc de paperasse administrative à obtenir), Evangeline Lilly n'arriva sur le tournage du pilote qu'une fois celui-ci démarré et alors que le casting d'autres actrices pour tenir le rôle était en cours.


Bienvenue à Oahu : Le making of du pilote (33min 22s) nous montre pour commencer le tournage des scènes du crash vécu de l'intérieur de l'appareil dans un décor qui ne bougeait absolument pas, l'impression de tangage et de trous d'air étant en effet feintée par les acteurs et obtenue en secouant la caméra et en projetant des cascadeurs tirés par des câbles. On assiste ensuite au tournage du final du premier épisode (la découverte du cockpit) et ses 12 jours de pluie non stop où l'ensemble du matériel du être séché à l'aide de sèche-cheveux et où l'on apprend que les acteurs couraient en réalité sur place. Vient ensuite la scène de l'ours polaire, réalisée selon plusieurs méthodes (dont le responsable des effets spéciaux chaussant une paire de jambes velues ou encore une marionnette projetée dans les airs mais finalement jugée trop ridicule par J.J. Abrams et remplacée pour une poignée d'images par une création numérique). La dernière partie du making of revient à nouveau sur le tournage de 5 jours de la scène d'ouverture de la série et notamment le plan où un homme se fait aspirer par un réacteur dont le moteur fut en réalité ajouté en postproduction. Avant de conclure sur le trucage des arbres déplacés et cassés par la fameuse « créature » à la fin du pilote, la parole est brièvement laissée à la monteuse et au compositeur qui nous apprend que des débris de l'appareil ont servis d'instruments pour la musique.

  
  

Pour clore cette première rubrique (la plus longue en durée), on trouve L'art de Matthew Fox (6min 08s), soit une galerie de photos prises au cours du tournage et commentées par l'acteur et Lost@comicon (1min 50s), soit la présentation du pilote au Comic Con en juillet 2004 (le plus grand salon dédié – à l'origine – aux adaptations de comics) avant le début de la diffusion de la série aux États-Unis deux mois plus tard.

Les anecdotes (50min 08s)
Dans la première des trois sous rubriques de cette deuxième section, intitulée Perdus : Tournage en extérieur, se trouvent 6 featurettes, dont la durée varient de 3 à 10 minutes pour un total de 36min 13s, qui se focalisent chacune sur le tournage d'un épisode en particulier. L'ensemble de ces vidéos comporte son lot de passages très instructifs tandis que d'autres se contentent de paraphraser l'intrigue et le développement des personnages. On notera entre autres, le tournage avec des animaux (des sangliers récalcitrants et des abeilles « dociles » pour le premier et le deuxième reportage), un combat laissé à l'improvisation des acteurs pour un résultat à l'écran plus spontané (3ième), un baiser à l'ail entre Maggie Grace et Ian Somerhalder (5ième) où encore la première et la seule utilisation d'un hélicoptère pour l'épisode final (6ième featurette, la plus longue de toute : 9min 22s).

  

Pour clore cette deuxième rubrique, on trouve Sur le tournage avec Jimmy Kimmel (7min 15s) où le présentateur en question se rend sur le tournage hawaïen pour rencontrer les acteurs dans un but purement comique (chanter avec Dominic Monaghan, draguer Evangeline Lilly…), ainsi que Dans les coulisses avec Driveshaft (6min 40s) qui revient sur l'origine de la chanson interprétée par le groupe de musiciens de Charlie, écrite à même le plateau.

Les révélations (33min 44s)
Cette dernière section sera sans doute celle sur laquelle les fans les plus fervents se jetteront en premier puisqu'on y trouve pour commencer Les flashbacks de Lost (1.77 4/3), soit deux scènes de flashbacks abandonnées : la première, Claire à l'aéroport (2min 59s), nous montre une conversation à la cafétéria de l'aéroport avant le décollage entre Claire et le pilote de l'avion (celui qui se fait déchiqueter à la fin du premier épisode) interprété par l'ami de longue date de J.J. Abrams, Greg Grunberg, la seconde, Sayid à l'aéroport (1min 25s), où Sayid choisit une cravate dans un magasin avant d'être interpellé par la sécurité de l'aéroport pour avoir laissé son bagage sans surveillance. Viennent ensuite pas moins de treize scènes coupées (1.77 4/3, 14min 06s) d'environ une minute chacune et constituée pour la plupart de dialogues entre deux personnages d'où l'on retiendra surtout une très belle leçon d'étude comportementale de la part de Locke.

  

Pour clore cette troisième et dernière rubrique de suppléments, on trouve un bêtisier (4min 17s) ainsi que l'enregistrement d'une session de questions – réponses en présence du public, En direct du musée de la radio & de la télévision (10min 57s), qui vaut là encore son pesant de rires tant les comédiens, dont la complicité ne fait plus aucun doute, ne cessent de plaisanter en se balançant des vannes.

Bonus cachés
Pour être vraiment complet, mentionnons enfin les trois bonus cachés, accessibles sans trop de difficultés aux endroits suivants (voir les manipulations de télécommande pour y accéder dans la rubrique bonus cachés de la fiche DVD) : sur le menu principal avec une version alternative du logo « Lost » qui apparaît quelques minutes après le début de chaque épisode (17s), dans la rubrique « Les anecdotes » avec le tournage d'une scène très « orangée » en présence de Locke (1min 36s) et enfin, dans la rubrique « Les révélations » puis « Scènes coupées » avec une conversation là encore non dénuée d'humour entre Maggie Grace et Dominic Monaghan à propos du Seigneur des anneaux (36s).

Les bonus « disparus » du zone 2 !?!
S'il s'agit là d'un coup marketing de la part de l'éditeur, il faut bien reconnaître que celui-ci est particulièrement réussi puisqu'en effet ce ne sont pas moins de 30 minutes de suppléments vidéo qui ont mystérieusement disparus entre l'édition zone 1 et le zone 2 !!! Un constat qui n'enchantera certainement pas les milliers de fans français qui attendaient avec impatience la parution du coffret zone 2.

Commençons tout d'abord par le moins grave de tous, à savoir le petit teaser de la deuxième saison de Lost. Vient ensuite une featurette intitulée Designing a disaster (7min 59s) qui revenait en détails sur l'achat, le démembrement, le transport et le réassemblage d'un véritable avion de ligne pour les besoins du pilote de la série. Une bagatelle de quelques millions de dollars pour l'un des épisodes les plus hallucinants de l'histoire de la télévision et accessoirement le plus onéreux ! Également portés disparus, les Audition tapes (23min 34s) où l'on pouvait découvrir les essais de casting des différents acteurs et entre autres Matthew Fox, Dominic Monaghan ou encore Jorge Garcia (l'interprète d'Hurley) auditionnant pour le rôle de Sawyer. L'hécatombe se termine enfin avec deux featurettes (près de 6 minutes en tout) de la section « Tournage en extérieur » et notamment celle où l'on découvrait les secrets de fabrication de l'attaque de l'ours polaire.


Si, à l'image du succès obtenu par la série, Lost avait donc frappé très fort dès la parution de sa première saison en DVD zone 1 en septembre dernier malgré quelques lacunes (un peu plus d'attention sur certains points tels que la photographie, les trucages, notamment numériques, ou encore la musique aurait été la bienvenue), le zone 2 perd inexplicablement 30 minutes de suppléments vidéo en comparaison de son homologue zone 1. Encore l'un des mystères de Lost ? Pour retrouver le test complet de la première saison de Lost, rendez-vous à cette adresse.

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