Star Wars Épisode VI : Le Retour du Jedi - DVD

Star Wars Épisode VI : Le Retour du Jedi

Star Wars Épisode VI : Le Retour du Jedi
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LE FILMStar Rating 8
IMAGEStar Rating 9
SONStar Rating 8
BONUSStar Rating 4
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TEST TECHNIQUE

21 sep 2004 Par La Rédaction

Une image qui en fait trop ? (généralités pour les trois films)
Autant le dire dès le départ : l'image des trois épisodes (La Guerre des étoiles, L'empire contre-attaque et Le Retour du Jedi) est à tomber à la renverse. Les p'tits gars de THX et Lowry Digital (qui avaient déjà œuvré sur la trilogie Indiana Jones) ont une fois de plus effectué un boulot incroyable, repartant des négatifs pour en tirer de nouveaux masters Haute Définition, en passant par la case nettoyage image par image et réétalonnage des couleurs.

Le résultat ? Une merveille. Les quelques petzouilles restants sont non seulement à peine visibles mais, plus important, se comptent sur les doigts d'une seule main pour chaque film. En deux mots comme en mille, les images sont d'une propreté ahurissante. Comme si cette propreté ne suffisait pas, toute la colorimétrie des films a également été revue à la hausse. Résultat ? Jackpot à nouveau. C'est bien simple, si l'on compare avec La Menace fantôme ou bien L'Attaque des clones, plus récents de vingt ans, c'est du kif kif (ou presque). Le niveau de saturation et de contrastes des couleurs est tout bonnement sidérant avec des noirs abyssaux (le terne n'a jamais semblé aussi justifié qu'ici !), à tel point qu'on jurerait les films tournés hier, en même temps que les deux nouveaux chapitres. Une dernière preuve pour s'en convaincre : un rapide coup d'œil à l'ancienne « référence », à savoir les Laserdiscs parus en 1997, peu après la ressortie cinéma des éditions spéciales. C'est bien simple, on dirait presque du délavé sur bande magnétique en comparaison des DVD, c'est dire.


Côté encodage, il n'y a pas grand chose à redire non plus, tout l'espace disponible ayant été utilisé au mieux avec respectivement 7.4, 7.5 et 7.8 Go pour chaque film, et des bitrates moyens oscillant entre 7 et 8 Mo/s. Et puisque chaque disque ne contient que deux pistes DD 5.1 et un commentaire audio, autant dire que la vidéo se taille la part du lion ! Il en résulte ainsi des images à la précision diabolique où la compression n'est que très rarement mise en porte-à-faux.

Malheureusement, toute médaille ayant son revers, cette remise au goût du jour quasi chirurgicale ne va pas sans entraîner un désagrément pour le moins visible : la mise en évidence de tous les « vieux » effets spéciaux ! Ainsi, tous les contours, peintures sur verres et autres trucages optiques de l'époque, sont dorénavant d'autant plus distinguables (surtout en comparaison des nouveaux effets infographiques ajoutés) que la netteté des images est grande. Le paradoxe est donc immense : d'un côté la trilogie Star Wars n'a jamais paru aussi belle, et de l'autre le charme et la magie sont partiellement rompus. Gageons donc qu'un jour ce cher Georges nivellera tout cela (pour nos petits et arrière-petits-enfants, qui sait). En attendant, cette cure de jouvence numérique reste quoiqu'il en soit une véritable bénédiction qui ne nous fait regretter qu'une seule chose : que le DVD-HD ne soit pas encore une réalité à grande échelle pour pouvoir profiter pleinement de ces nouveaux masters Haute Définition !

Et Le Retour du Jedi dans tout ça ?
Pour la troisième et dernière fois, les qualités visuelles sont incontestables, comme déjà énumérées dans la critique de La Guerre des étoiles, avec, dans le cas du Retour du Jedi, un mix entre les deux précédents épisodes. On y retrouve ainsi la même chaleur sur Tatooine et le même métallisme gris bleuté sur L'Étoile de la mort que dans La Guerre des étoiles, ou la même verdure dans la forêt d'Endor et dans les marécages de Dagobah que dans L'empire contre-attaque.


Du côté des minuscules reproches, on notera une fois encore quelques fourmillements, comme sur ces collines au loin (chapitre 4), ou encore quelques lissages, comme par exemple sur la porte du palais de Jabba quelques secondes plus tard.


Un son qui en fait trop ? (généralités pour les trois films)
Si l'image a été reprise de zéro, ce qui frappe dans la bande-son des trois volets c'est la (très) forte filiation de celle-ci avec la précédente édition DD 5.1 des Laserdisc NTSC AC-3 sortis en 1997, dans la foulée de la ressortie en salles des éditions spéciales des trois films. On constate ainsi que tous les déplacements d'effets, aussi bien de gauche à droite que d'avant en arrière et vice versa, ont strictement la même signature acoustique sur les DVD que sur ces LD. Les similitudes apparaissent donc par trop évidentes pour ne pas songer qu'une partie de ces remixages LD ont été réemployés ici.

En marge de ses éléments repris, et toujours dans son optique de « continuité de la saga », George Lucas a, semble-t-il, cherché à « booster » autant que faire se peut le reste de la bande-son, notamment du côté de la musique et des basses fréquences, histoire d'atteindre les références que représentent La Menace fantôme et L'Attaque des clones. Résultat, pour aussi magnifique que soit la partition de John Williams, celle-ci a tendance à submerger le reste (dialogues et bruitages) lors des nombreuses envolées musicales. Même constat du côté des graves qui pilonnent exagérément à la moindre occasion, même pour un petit tir de blaster tout riquiqui.

Entre « reprise » et « too much », il y a tout de même un juste milieu qui associe le bon et le moins bon. Le bon, c'est la façade avant qui nous délivre son merveilleux flot d'informations auditives. Le moins bon, ce sont les surrounds, un peu trop « synthétiques ». Rappelons ici que les mixages de l'époque n'étaient qu'en Dolby Surround, et qu'il est donc bien difficile de produire une homogénéité et une puissance comparables à celle des bandes-sons actuelles (La Menace fantôme et L'Attaque des clones par exemple) sans aboutir, à un moment ou un autre, à ce petit côté « artificiel » et trop appuyé dans les effets. La même remarque peut d'ailleurs être faite au canal EX qui, bien que présent, ne se manifeste que très rarement et très timidement sans réelle distinction avec les canaux surrounds.

Et si ce même constat d'artificialité était déjà imputable aux éditions LD de 1997, quelques différences sont toutefois perceptibles entre LD et DVD en terme de dynamisme qui, dans l'ensemble, tourne à l'avantage de la galette la plus grande. L'explication en est très simple : sur LD, les pistes son n'étaient pas compressées, contrairement au DVD. Résultat : pour aussi pêchues que soient les pistes DD 5.1 EX offertes (toutes en 448Kb/s sur les 3 disques, aussi bien en VO qu'en VF), de nombreux passages disposent d'un dynamisme plus poussé et d'une homogénéité plus soutenue sur LD. Et si, dans l'ensemble, « l'upgrade » acoustique est convaincant, il faudra probablement, tout comme pour l'image, attendre la prochaine avancée technologique avant de pouvoir espérer écouter la trilogie Star Wars originelle dans les meilleures conditions envisageables (HD-DVD avec pistes audio non compressées ?).

Et Le retour du Jedi dans tout ça ?
Dernier épisode avec une fois encore les mêmes constats que ceux faits pour l'ensemble de la trilogie dans la critique de La Guerre des étoiles. Tout comme pour L'empire contre-attaque, l'activité à l'écran offre de nombreuses possibilités à la bande-son du Retour du Jedi, notamment au travers de ses deux grosses batailles qui s'en sortent vraiment très bien dans tous les domaines du 5.1 : la première au début sur Tatooine, et bien sûr les 30 dernières minutes de furie destructrice partagée entre Endor et L'Étoile de la mort (surtout lors des affrontements spatiaux).

L'emploi de l'EX est ici aussi plus prononcé, comme ce tir de laser à 55min 47s qui fait le tour du champ sonore, ou encore ce passage sous un tronc d'arbre à 56min 32s lors de la poursuite en speeder-bike. Une poursuite toutefois caractéristique du manque de dynamisme en comparaison du LD NTSC AC-3. La VO et la VF sont en revanche au coude à coude avec, par exemple, le même rendu d'enveloppement de la voix d'Obi-Wan au chapitre 15 (effet qui tournait à l'avantage de la VF sur L'empire contre-attaque).

TEST DES BONUS

21 sep 2004 Par La Rédaction

Comme sur les deux autres films, le DVD ne propose qu'un commentaire audio (VOST) comme seul bonus. Pour des raisons "techniques" évidentes, Richard Marquand n'a pas pu commenter le film... On prend donc les mêmes intervenants que pour l'épisode IV, à savoir George Lucas, Ben Burtt, Dennis Muren et Carrie Fisher et on recommence dans l'anecdotique et le superficiel. Une fois encore, la déception est de taille et on est loin, très loin de l'excellence des pistes commentées des DVD de La Menace fantôme et L'Attaque des clones.

On pourra également s'amuser, comme sur les DVD des épisodes I et II, à insérer de multiples fois le disque dans le lecteur afin d'admirer les trois menus d'accueil différents (et leurs sous-menus) que nous ont concoctés les responsables du DVD. Une réussite technique et artistique de toute beauté.

NATURE DES CHANGEMENTS OPERES PAR RAPPORT AU FILM ORIGINAL

MONTAGE EDITION SPECIALE 1997

Ça démarre très fort avec l'intermède musical dans le palais de Jabba, qui devient une scène « désespérante » où les créatures en animatronique croisent des monstres en images de synthèse (musiciens, chanteurs). La partition originale a été jetée aux oubliettes et remplacée par une espèce de « truc » qui dénote sévère avec l'ambiance du moment. Femie Taylor se voit gratifié de quelques scènes supplémentaires (la victime du Rancor) qui n'apportent strictement rien à l'ensemble.
Le Sarlacc, monstre auquel Jabba aimerait bien livrer Leïa, Han et Luke, s'est vu affublé de nouvelles tentacules et d'une sorte de bec difforme en parfait décalage avec le reste du décor.
Les modifications touchent à leur fin lorsque la fête finale, après l'explosion de la seconde Étoile de la mort, est agrémentée de quelques scènes de liesse sur Tatooine, la Cité des nuages et Coruscant (chef-lieu de l'empire).

MONTAGE EDITION DVD 2004

Si les lignes de transparence du Rancor ont été gommées de façon salvatrice, effacer les sourcils et coloriser les yeux de Vador sans son masque est plus discutable (il fallait être raccord avec la couleur d'yeux de Hayden Christensen qui interprète Anakin Skywalker dans la nouvelle trilogie). À défaut de faire un rapport direct avec Anakin jeune, l'acteur Sebastian Shaw ressemble maintenant à Dan Akroyd dans Coneheads.


De plus, le pauvre Shaw s'est vu sacrifié au montage sur l'autel du raccord à la nouvelle trilogie dans le plan final. C'est Hayden Christensen qui le remplace lors de l'apparition des fantômes de Jedi aux côtés de Yoda et Obi-Wan. Pourquoi à ce moment-là ne pas avoir évincé sir Alec Guinness pour le remplacer par Ewan McGregor (Obi-Wan jeune) ? Tout simplement parce que Alec Guinness a fait Le Pont de la rivière Kwai, donc on n'y touche pas, alors que Sebastian Shaw a fait Tchernobyl : L'Alerte finale pour la télévision et que tout le monde s'en fout.


Il ne faudrait pas non plus oublier les scènes de liesses, à la fin du film, qui sont plus nombreuses, avec l'apparition de la ville de Naboo (d'où est originaire Padmé dans La Menace fantôme) et des plans supplémentaires de Bisounours qui fêtent la chute de l'empire.

CETTE EDITION

Disque 1: Star Wars Épisode VI : Le Retour du Jedi
Emballage: Amaray (Keep case)
Duree: 131 min
Format d'image: 2.35:1
Type de disque: 1 DVD-9
Encodage: MPEG2
Disque standard: PAL

DISQUE 1

  • Commentaire audio de George Lucas, Lawrence Kasdan, Ben Burtt, Dennis Muren et Carrie Fisher

Captures


LIENS SPONSORISÉS

La Rédaction 02/04/2007 19:47 par La Rédaction

[DVD] Star Wars Épisode VI : Le Retour du Jedi - Zone 2

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