Star Wars Épisode IV : Un nouvel espoir - DVD

Star Wars Épisode IV : Un nouvel espoir, 1977

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Star Wars Épisode IV : Un nouvel espoir
3,7
Image Star Rating 9
Son Star Rating 8
Interactivité Star Rating 5
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Test DVD - Star Wars Épisode IV : Un nouvel espoir

Rédigé le 18 sep 2004 par La RédactionLa Rédaction

Avis image
Star Rating 9
Avis son
Star Rating 8
Avis bonus
Star Rating 5
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Test technique

Une image qui en fait trop ? (généralités pour les trois films)
Autant le dire dès le départ : l'image des trois épisodes (La Guerre des étoiles, L'empire contre-attaque et Le Retour du Jedi) est à tomber à la renverse. Les p'tits gars de THX et Lowry Digital (qui avaient déjà œuvré sur la trilogie Indiana Jones) ont une fois de plus effectué un boulot incroyable, repartant des négatifs pour en tirer de nouveaux masters Haute Définition, en passant par la case nettoyage image par image et réétalonnage des couleurs.

Le résultat ? Une merveille. Les quelques petzouilles restants sont non seulement à peine visibles mais, plus important, se comptent sur les doigts d'une seule main pour chaque film. En deux mots comme en mille, les images sont d'une propreté ahurissante. Comme si cette propreté ne suffisait pas, toute la colorimétrie des films a également été revue à la hausse. Résultat ? Jackpot à nouveau. C'est bien simple, si l'on compare avec La Menace fantôme ou bien L'Attaque des clones, plus récents de vingt ans, c'est du kif kif (ou presque). Le niveau de saturation et de contrastes des couleurs est tout bonnement sidérant avec des noirs abyssaux (le terne n'a jamais semblé aussi justifié qu'ici !), à tel point qu'on jurerait les films tournés hier, en même temps que les deux nouveaux chapitres. Une dernière preuve pour s'en convaincre : un rapide coup d'œil à l'ancienne « référence », à savoir les Laserdiscs parus en 1997, peu après la ressortie cinéma des éditions spéciales. C'est bien simple, on dirait presque du délavé sur bande magnétique en comparaison des DVD, c'est dire.


Côté encodage, il n'y a pas grand chose à redire non plus, tout l'espace disponible ayant été utilisé au mieux avec respectivement 7.4, 7.5 et 7.8 Go pour chaque film, et des bitrates moyens oscillant entre 7 et 8 Mo/s. Et puisque chaque disque ne contient que deux pistes DD 5.1 et un commentaire audio, autant dire que la vidéo se taille la part du lion ! Il en résulte ainsi des images à la précision diabolique où la compression n'est que très rarement mise en porte-à-faux.

Malheureusement, toute médaille ayant son revers, cette remise au goût du jour quasi chirurgicale ne va pas sans entraîner un désagrément pour le moins visible : la mise en évidence de tous les « vieux » effets spéciaux ! Ainsi, tous les contours, peintures sur verres et autres trucages optiques de l'époque, sont dorénavant d'autant plus distinguables (surtout en comparaison des nouveaux effets infographiques ajoutés) que la netteté des images est grande. Le paradoxe est donc immense : d'un côté la trilogie Star Wars n'a jamais paru aussi belle, et de l'autre le charme et la magie sont partiellement rompus. Gageons donc qu'un jour ce cher Georges nivellera tout cela (pour nos petits et arrière-petits-enfants, qui sait). En attendant, cette cure de jouvence numérique reste quoiqu'il en soit une véritable bénédiction qui ne nous fait regretter qu'une seule chose : que le DVD-HD ne soit pas encore une réalité à grande échelle pour pouvoir profiter pleinement de ces nouveaux masters Haute Définition !


Et La Guerre des étoiles dans tout ça ?
En ce qui concerne La Guerre des étoiles, cette restauration se traduit par des images aux couleurs aussi chaudes que le désert de Tatooine, ou bien aussi froides et métalliques que L'Étoile de la mort. Et puisque l'on est ici en présence de la trilogie Star Wars et que les attentes sont forcément au plus haut, s'il fallait émettre une ou deux réserves, on pourrait toujours reprocher aux rouges les plus foncés de baver un peu (la scène des ordures à l'intérieur de L'Étoile de la mort), à la compression de fourmiller un chouia (les plans large en extérieur sur Tatooine) ou bien de lisser par endroits (la coque du Faucon Millenium lors de la discussion Jabba-Han). De bien maigres reproches en somme, surtout en regard de la qualité globale des images offertes.


Un son qui en fait trop ? (généralités pour les trois films)
Si l'image a été reprise de zéro, ce qui frappe dans la bande-son des trois volets c'est la (très) forte filiation de celle-ci avec la précédente édition DD 5.1 des Laserdisc NTSC AC-3 sortis en 1997, dans la foulée de la ressortie en salles des éditions spéciales des trois films. On constate ainsi que tous les déplacements d'effets, aussi bien de gauche à droite que d'avant en arrière et vice versa, ont strictement la même signature acoustique sur les DVD que sur ces LD. Les similitudes apparaissent donc par trop évidentes pour ne pas songer qu'une partie de ces remixages LD ont été réemployés ici.

En marge de ses éléments repris, et toujours dans son optique de « continuité de la saga », George Lucas a, semble-t-il, cherché à « booster » autant que faire se peut le reste de la bande-son, notamment du côté de la musique et des basses fréquences, histoire d'atteindre les références que représentent La Menace fantôme et L'Attaque des clones. Résultat, pour aussi magnifique que soit la partition de John Williams, celle-ci a tendance à submerger le reste (dialogues et bruitages) lors des nombreuses envolées musicales. Même constat du côté des graves qui pilonnent exagérément à la moindre occasion, même pour un petit tir de blaster tout riquiqui.

Entre « reprise » et « too much », il y a tout de même un juste milieu qui associe le bon et le moins bon. Le bon, c'est la façade avant qui nous délivre son merveilleux flot d'informations auditives. Le moins bon, ce sont les surrounds, un peu trop « synthétiques ». Rappelons ici que les mixages de l'époque n'étaient qu'en Dolby Surround, et qu'il est donc bien difficile de produire une homogénéité et une puissance comparables à celle des bandes-sons actuelles (La Menace fantôme et L'Attaque des clones par exemple) sans aboutir, à un moment ou un autre, à ce petit côté « artificiel » et trop appuyé dans les effets. La même remarque peut d'ailleurs être faite au canal EX qui, bien que présent, ne se manifeste que très rarement et très timidement sans réelle distinction avec les canaux surrounds.

Et si ce même constat d'artificialité était déjà imputable aux éditions LD de 1997, quelques différences sont toutefois perceptibles entre LD et DVD en terme de dynamisme qui, dans l'ensemble, tourne à l'avantage de la galette la plus grande. L'explication en est très simple : sur LD, les pistes son n'étaient pas compressées, contrairement au DVD. Résultat : pour aussi pêchues que soient les pistes DD 5.1 EX offertes (toutes en 448Kb/s sur les 3 disques, aussi bien en VO qu'en VF), de nombreux passages disposent d'un dynamisme plus poussé et d'une homogénéité plus soutenue sur LD. Et si, dans l'ensemble, « l'upgrade » acoustique est convaincant, il faudra probablement, tout comme pour l'image, attendre la prochaine avancée technologique avant de pouvoir espérer écouter la trilogie Star Wars originelle dans les meilleures conditions envisageables (HD-DVD avec pistes audio non compressées ?).

Et La Guerre des étoiles dans tout ça ?
La Guerre des étoiles est probablement celui des trois épisodes qui se prête le moins aux démonstrations sonores à tout va. Si l'activité pullule sur la façade avant dans les rues de Mos Eisley, elle est en revanche assez discrète au niveau des surrounds sur l'ensemble du film, à l'exception de la bataille finale autour de L'Étoile de la mort. Et si le combat au sabre-laser entre Dark Vador et Obi-Wan est forcément pauvre en puissance, comparé à celui entre Dark Maul et Obi-Wan à la fin de La Menace fantôme, on pourra se délecter d'une descente de grave tonitruante à 1h 52min 30s, ou bien encore du tir de laser de Han Solo à 1h 16min 13s qui rappelle au ricochet près celui du LD NTSC AC-3. Un Solo dont le doublage VF est par ailleurs toujours aussi disgracieux pour la scène rajoutée en 1997 de sa rencontre avec Jabba. Dans le combat des pistes, la VF a tendance à offrir des dialogues un peu plus clairs, moins « nasillards » que la VO. Enfin, si l'activité du canal arrière est insignifiante, pour ne pas dire inexistante, on notera que La Guerre des étoiles est le seul des trois épisodes à ne pas offrir une VO DD 5.1 EX flagée !

Test des bonus

Comme sur les deux autres films, le DVD ne propose qu'un seul bonus. Il s'agit d'un commentaire audio (VOST) de George Lucas, Ben Burtt, Dennis Muren et Carrie Fisher. Malheureusement, et contrairement aux excellentes pistes commentées présentes sur les DVD de La Menace fantôme et L'Attaque des clones, les propos tenus restent bien trop anecdotiques. En effet, ils ne reflètent qu'épisodiquement l'ambiance détestable et les difficultés effroyables rencontrées par Lucas lors du tournage. La plupart des protagonistes ne font que commenter les images, évoquer certains souvenirs ou se répandre dans la nostalgie. Tout ceci reste éminemment sympathique, mais nettement moins emballant et passionnant que les documents vidéos présents sur le quatrième disque du coffret, et notamment le superbe documentaire qu'est L'Empire des rêves.

On pourra également s'amuser, comme sur les DVD des épisodes I et II, à insérer de multiples fois le disque dans le lecteur afin d'admirer les trois menus d'accueil différents (et leurs sous-menus) que nous ont concoctés les responsables du DVD. Une réussite technique et artistique de toute beauté.

NATURE DES CHANGEMENTS OPERES PAR RAPPORT AU FILM ORIGINAL

MONTAGE EDITION SPECIALE 1997

Les avancées technologiques en matière de personnages de synthèse ont permis à Lucas d'ajouter une séquence dans La Guerre des étoiles où Han Solo rencontre une première fois Jabba le forestier. Seulement, l'acteur qui jouait Jabba à l'origine ne ressemblait en rien à la créature imaginée par Lucas, mise en scène dans Le Retour du Jedi. Ainsi il fut remplacé par une « chose » entièrement en images de synthèse. Le résultat est grotesque, la réalisation approximative, et Jabba the Hut se transforme en Jabba the Bug.


L'affrontement entre Greedo et Han Solo dans la cantine a lui aussi été modifié. Alors que Solo dessoudait son ennemi avant même qu'il n'ait eu le temps de dégainer son arme, l'édition spéciale propose un Greedo tirant d'abord sur Solo, permettant à Ford de répliquer en état en légitime défense… C'est mieux et c'est du même accabit que les changements apportés par Spielberg sur E.T., dans cette fameuse séquence de poursuite où les fusils des agents secrets ont été gommés numériquement au profit de talkies-walkies. C'est plus moral, n'est-il point ?


Une autre scène ajoutée montre des soldats impériaux sur Tatooine chevauchant une créature (un Dewback), alors qu'ils sont à la recherche de C-3PO et R2-D2.


Le landspeeder de Luke a été rehaussé par rapport à « sa ligne initiale de flottaison » dans les airs.
Les rues et faubourgs de Mos Eisley ont été enrichis de multiples créatures afin de donner plus de densité et de vie à la cité (avec en prime un mammouth sans poil tout droit sorti de l'Âge de glace, chevauché par deux Jawas).

La réfection des effets spéciaux concerne principalement les lasers et les sabres (recolorisés), et l'incrustation de vaisseaux et de détails supplémentaires dans les différentes séquences de batailles galactiques du film (L'empire contre-attaque et Le Retour du Jedi ont eux aussi « bénéficié » de ces retouches sur les effets spéciaux). La bataille finale est celle qui a été le plus retouchée, avec plus de chasseurs, de tourelles, et même une modification de certains mouvements des appareils, sans parler de l'explosion beaucoup plus spectaculaire de l'Étoile noire.

MONTAGE EDITION DVD 2004

Les hostilités démarrent par un nouveau travail sur les lames des sabres-lasers opéré sur les trois films.
Les deux soleils de Tatooine ont été refaits, ainsi que l'ensemble des planètes visibles dans la trilogie.


Le Jabba the Bug de l'édition spéciale 1997 a été « amélioré » et est plus crédible. Pompon du désastre, Francis Laxe, qui doublait admirablement Ford en français, n'a pas été mis à contribution pour la voix de Solo dans la scène. De Jabba the Bug, on est passé à « Jabba the Bouse de T-Rex ». Le couloir des cellules sur l'Étoile de la mort a été étiré artificiellement (on se demande bien pourquoi), tandis que l'œil du ver géant (le Dianoga) dans les ordures est plus expressif, et s'articule mieux.

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