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Interpreter (The) - DVD
Interprète (L'), 2005
Test DVD - Interpreter (The)
Rédigé le 04 oct 2005 par
Laurent Pécha
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Avis image
Avis son
Avis bonus
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Test technique
Le transfert 16/9 rend un bien bel hommage à l'un des gros points forts du film : la photo de Darius Khondji. L'image au rendu argentique s'offre ainsi des contrastes profonds (la séquence où Sean Penn « intervient » dans l'appartement de Nicole Kidman), des couleurs superbement saturées le tout sur un master d'une impeccable propreté. S'il fallait faire la fine bouche, ce serait du côté du piqué qui offre par moments une précision légèrement perfectible.

Les pistes DD 5.1, une VO et une VQ malheureusement pas toujours très heureuse au niveau de la qualité du doublage (même si l'accent québécois reste « sobre ») assurent un rendu extrêmement convaincant. Démonstratives quand il le faut (la séquence du bus), elles savent retranscrire les ambiances subtiles de la bande son grâce à une présence réelle mais discrète de l'ensemble des satellites. Notons que la bande originale composée par James Newton Howard s'avère bien mise en valeur par les enceintes surround.

Test des bonus
Alors que l'on s'attendait à une interactivité classique de films de studio, à savoir du formatage et du superficiel à tous les étages, on constate avec plaisir que l'édition de The Interpreter, à défaut d'être mémorable éditorialement, offre quelques bonus vraiment très réussis. À tel point que l'on se dit qu'en poussant un peu plus loin la réflexion et en offrant un vrai making of, il y avait là matière à signer une excellente édition.

À l'image du film et de ses suppléments, les menus du disque font dans la sobriété et cherchent à aller à l'essentiel. Les amateurs de graphismes et animations élaborées s'en plaindront sûrement nous non !
Si la jaquette du DVD ne mentionne pas la présence du commentaire audio de Sidney Pollack, seul bonus au passage non sous-titré français du disque, ce n'est pas forcement un oubli. On plaisante mais seulement à moitié tant la piste commentée du cinéaste se montre très décevante. Pour la simple et bonne raison que Pollack « enchaîne » les blancs de manière continuelle durant tout le film et ce parfois pendant une bonne dizaine de minutes. C'est d'autant plus dommage que lorsque l'homme a des choses à dire sur la manière de mettre en scène ou de préparer une séquence, il devient quasi instantanément captivant.

La confirmation que le réalisateur est capable de nous passionner ne se fait pas attendre avec les deux bonus vidéo où il développe son approche du métier (Sydney Pollack at work : From concept to cutting room, 10min 02s) et surtout où il se lance dans un exemplaire et brillant plaidoyer pour le respect du format cinéma à la télévision (et en vidéo et DVD) avec des phrases lourdes de sens (« je n'ai pas filmé ça, c'est quelqu'un d'autre qui l'a fait »). En cinq minutes passionnantes, Interpreting Pan & Scan vs. Widescreen permet d'éclairer ainsi tous ceux qui pensent à tort que le format plein écran leur offre plus d'informations (au niveau de l'image) que celui exploitant les « bandes noires ». Génial en espérant que cela permettra de changer les idées de certains !



À défaut donc de vrai making of, on conclue les reportages vidéo évoquant le tournage du film avec The ultimate movie set : The United Nations (8min 04s) qui permet de découvrir que l'autorisation de tourner au sein même de l'ONU fut obtenu au dernier moment et que l'équipe dû s'adapter à des conditions bien particulières de tournage (ne pas entraver les réunions entre Nations, ). La parole est aussi donnée à Darius Khondji qui évoque brièvement la façon dont il a abordé l'éclairage des séquences au sein du bâtiment comme ce fut déjà le cas dans l'interview qu'il nous a accordé il y a quelques mois.

On passe vite sur l'anecdotique module vidéo (A day in the life of real interpreters, 8min 18s) consacré aux interprètes au sein de l'ONU qui n'apporte rien d'autre qu'une défense légitime de leur profession (en gros, ce ne sont pas de simples traductrices !) pour découvrir que le montage de L'interprète a été fait de manière judicieuse. En effet que ce se soit la fin alternative (3min) bien trop « too much » et qui aurait fait sombrer le film dans une note émotionnelle trop facile ou les scènes coupées (2min 20s) qui cassaient notamment trop rapidement le suspense de l'intrigue, le choix de Pollack de ne pas les intégrer à sa director's cut s'avère des plus évidents.


