FBI : Portés disparus - Saison 1 - DVD

FBI : Portés disparus - Saison 1

FBI : Portés disparus
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TEST TECHNIQUE

24 juin 2005 Par Stéphane Argentin

Les séries à base d'enquêtes policières n'ont jamais aussi bien marché qu'en ce début de 21e siècle ! La preuve aujourd'hui encore avec FBI : Portés disparus (Without a trace en VO, soit littéralement : « Sans la moindre trace »), regardée par 19 millions de téléspectateurs en moyenne chaque semaine aux États-Unis (8e au classement des séries les plus regardées en 2004 / 2005) et 6,6 millions en France (30% de parts de marché).


De prime abord, le principe semblait pourtant assez restreint et vite rébarbatif : une personne est portée disparue, l'enquête démarre, on remonte les indices un par un jusqu'à retrouver ou non ladite personne (vivante ou morte). Dossier clos, affaire suivante. Il n'en est rien car FBI : portés disparus se révèle bien vite beaucoup plus palpitant. Tout d'abord, la diversité des affaires traitées est bien plus vaste qu'une « banale » disparition. Depuis la fugue jusqu'à l'enlèvement en passant par l'adultère, le chantage, le règlement de comptes… les possibilités semblent rapidement illimitées, d'autant que l'on imagine bien volontiers ces différents cas tirés de faits réels, le véritable bureau du FBI de New York chargé de telles affaires officiant en tant que conseiller auprès de la série – un gage de qualité et d'authenticité devenu quasi incontournable aujourd'hui dans les fictions télés américaines.


À cette diversité de départ s'ajoute ensuite le traitement scénaristique apporté à chaque histoire. Véritables courses contre la montre où chaque minute écoulée diminue un peu plus les chances de retrouver la personne en question, comme nous le rappelle une horloge de plus en plus oppressante à la manière de 24 heures chrono placardée sur des plans aériens de l'urbanisme tentaculaire de New York, les enquêtes sont de véritables jeux de piste, ponctués d'indices, de fausses pistes et de retournements de situations. Ce travail de fourmi, qui ne sera pas sans rappeler l'excellent Columbo, permet non seulement d'établir petit à petit les antécédents du disparu, mais également de donner une tournure parfois inattendue à l'enquête, à cent lieus des suppositions de départ.


Car s'il y a une chose d'imprévisible, ce sont bien les réactions et les motivations humaines ! Un concept que la série a parfaitement assimilé et n'a pas omis d'inclure. Qu'il s'agisse des disparus ou bien des enquêteurs, les affaires en question sont mues à la base par des comportements et des réactions humaines. Un constat certes élémentaire mais que les scénaristes n'ont pas oublier de distiller avec parcimonie au gré des épisodes, conférant ainsi à l'ensemble une dimension dramatique bien plus humaine qu'une simple enquête procédurière, méticuleuse et glaciale. Dans ce domaine, on notera tout particulièrement deux des fils rouges de cette saison inaugurale : le premier avec ce père qui continue d'espérer le retour de son fils disparu cinq ans plus tôt (voir une véritable armoire à glace comme Charles S. Dutton fondre en larmes ne peut décemment pas laisser indifférent), le second avec cette rupture familiale que vit le chef du service, Jack Malone, interprété par Anthony LaPaglia. Cet acteur australien, bien trop rare sur les écrans (voir le magnifique Lantana), est si bouleversant dans sa composition du personnage (voir le volte-face qui l'oppose au suspect dans le double épisode final) qu'il n'a absolument pas usurpé son Golden globe du meilleur acteur obtenu en 2004 pour son interprétation.


Enfin, dernier élément qui parachève de positionner FBI : Portés disparus parmi les séries les plus recommandables du moment : la mise en scène fait merveille en nous offrant à l'image une grande fluidité dans le suivi des enquêtes, notamment dans son traitement de la lumière et son montage, prodigieux, qui consiste à basculer sans la moindre coupe du passé au présent et vice-versa par des effets de flashs lumineux ou « d'évaporations » des individus des plus discrets et efficaces. Certains diront que les lumières diffuses et les jeux d'ombres et de lumières sur les visages lors des conversations dans le seul et unique but d'accentuer la dramaturgie sont des artifices beaucoup trop « faciles » et usités mais l'effet reste garanti à tous les coups (jusqu'à ce que l'on trouve mieux).

Scénario, interprétation et mise en scène sont une fois encore les trois piliers (élémentaires) d'une fiction réussie mais dont les créateurs de FBI : Portés disparus n'ont pas perdu la trace.


Pour la sortie en DVD de cette première saison de FBI : Portés disparus, il faudra se contenter de peu en matière d'interactivité, surtout pour les non anglophones, puisqu'à l'exception des nombreuses scènes coupées (VOSTF) disséminées au gré des épisodes et accessibles en cliquant sur les empreintes digitales à droite des titres, il n'y a pour tout supplément qu'un seul commentaire audio (VONST comme toujours chez l'éditeur), disponible sur le premier épisode. Les deux intervenants, Hank Steinberg, scénariste et créateur de la série et Ed Relich, scénariste et producteur, ne marqueront pas nécessairement les esprits en paraphrasant les images et la trame de l'épisode en question à plusieurs reprises mais apportent néanmoins quelques précisions bienvenues sur les origines de la série et ses « marques » de fabrique (flash-back, vues aériennes…).


Techniquement parlant, la photographie très granuleuse et travaillée est plutôt bien rendu grâce à un encodage assez réussi où les défaillances de compression (quelques fourmillements) et de copie (une ou deux taches) sont suffisamment restreintes pour ne pas trop gêner le visionnage. Sur le plan acoustique, la VO, hélas victime d'un pal speed up plus ou moins prononcé selon les épisodes, se révèle la plus ample et dynamique et pour cause, elle est encodée en DD 2.0 Dolby Surround tandis que la VF, qui tient néanmoins plutôt bien la route, n'est mixée qu'en DD 2.0 stéréo. Les dialogues, élément primordial de la série, sont toutefois parfaitement bien restitués dans les deux cas.

CETTE EDITION

Disque 1: FBI : Portés disparus - Saison 1
Emballage: Slim avec fourreau
Duree: 1000 min
Format d'image: 1.78:1
Type de disque: 4 DVD-10
Encodage: MPEG2
Disque standard: PAL

DISQUE 1

  • Commentaire audio
    Scènes coupées

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La Rédaction 02/04/2007 20:24 par La Rédaction

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