Transporteur (Le) - Ultimate edition - DVD

Transporteur (Le), 2002

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Transporteur (Le) - Ultimate edition
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Test DVD - Transporteur (Le) - Ultimate edition

Rédigé le 04 juil 2005 par Stéphane ArgentinStéphane Argentin

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Test technique

Depuis qu'il a abandonné la réalisation en 1998 après Jeanne d'Arc pour se consacrer exclusivement à la production, Luc Besson n'est plus vraiment vue d'un très bon œil. Les critiques, bonnes ou mauvaises, ce nouveau nabab du cinéma français n'en a que faire. Il se contente d'appliquer une « recette » employée à toutes les sauces depuis déjà bien longtemps à Hollywood : des productions (pré)formatées dont il rédige lui-même les scénarii sur des timbres postes, dotées de moyens conséquents (même si l'on est bien loin des productions estampillées « made in USA »), le tout au service d'une mise en scène coup-de-poing, épaulée par une bande-son chic et choc, parsemée de nombreuses punchlines et emballée dans un temps calibré au plus juste (généralement 90 minutes). Le but clairement affiché : engranger un maximum de recettes, d'abord en salles, puis sur le marché vidéo afin de rentabiliser le film au mieux et, avec un peu de chance, d'assurer le financement du suivant et/ou des suites éventuelles, comme ce fut le cas de la série des Taxi ou, présentement, du Transporteur.


Un transporteur qui témoigne d'une autre opportunité qu'a parfaitement su exploiter Luc Besson : la mode du cinéma asiatique. Après avoir « importé » Jet Li dans Le baiser mortel du dragon, puis « exporté » Jean Reno au Japon dans Wasabi, le scénariste – réalisateur – producteur faisait appel à un réalisateur hongkongais au moins aussi connu (tout du moins pour les amateurs de cinéma HK) que les John Woo et autres Tsui Hark : Corey Yuen. Cinéaste et chorégraphe réputé depuis le début des années 80, Yuen apporte avec lui son « Asian Touch » qui permet au Transporteur, par ailleurs coréalisé par un solide ancien assistant metteur en scène, Louis Leterrier, de se distinguer du lot.


Déjà à l'œuvre sur les combats du Baiser mortel du dragon, Corey Yuen nous offre à voir de nouvelles chorégraphies particulièrement inventives (la scène dans la graisse) qui lui ont permis d'asseoir sa réputation sur ses terres natales aux côtés des Yuen Woo-Ping, Jackie Chan et autres Sammo Hung, avec des œuvres majeures telles que Yes Madam ! (le combat final avec Michelle Yeoh et Cynthia Rothrock restera à tout jamais une prodigieuse claque visuelle) ou encore, plus récemment, dans le méconnu mais tout aussi époustouflant So close avec en vedette une certaine Shu Qi. Bien loin du vulgaire sac à patates que l'on charrie dans le coffre de sa voiture, l'actrice taiwanaise nous permet d'admirer ses formes les plus généreuses (Shu Qi est d'ailleurs très connue pour ses photos de charme en Asie) et témoigne du flair de Besson pour attirer le public, majoritairement masculin, à venir découvrir ce transporteur, interprété par le très physique Jason Statham, acteur désormais solidement ancré dans le cinéma d'action musclé.


De l'action et de l'humour (que l'on doit en grande partie au « régional de l'étape », François Berléand), cette nième production Besson n'en manque pas. Spectacle décérébré et purement (uniquement) distrayant, la formule du Transporteur a d'ailleurs fait recette (44 millions à travers le monde) pour permettre de financer un Transporteur 2 désormais situé sur les terres des Bad boys de Michael Bay (Miami) avec un budget plus conséquent (32 millions contre 21 pour le premier film). Le lieu change mais le principe et la plupart des têtes restent (en l'occurrence, celles de Statham et Berléand). Alors, tant que la formule marche, Mr. Besson aurait vraiment tort de se priver.

  

La sortie estivale dans les salles du Transporteur 2 est d'ailleurs le prétexte tout trouvé pour nous servir cette « Ultimate édition » du Transporteur premier du nom. Une réédition qui sent bon le promotionnel à plein nez puisque, outre des menus strictement identiques, le supplément le plus substantiel de l'édition précédente a été retiré, à savoir le commentaire audio relativement nourri du réalisateur Louis Leterrier, du directeur de la photographie Pierre Morel et du monteur Nicolas Trembasiewicz. Ne restent plus désormais que le making of (34min 43s) qui s'attarde principalement sur les nombreuses scènes d'action (course automobile, combats, explosions diverses et variées) sans toutefois rentré plus dans les détails, le comparatif film / storyboard multi angles du saut final en parachute (1min 47s), quatre scènes rallongées (2.35 4/3 pour une durée variant de 2 à 6 minutes hélas en VONST), une galerie de photos et un vidéoclip (3min 31s). Soit strictement les mêmes suppléments que l'édition précédente, le commentaire audio en moins.


La véritable raison de cette réédition est donc à chercher du côté de la article-details_c-trailers (2.35 16/9, 2min 13s VOSTF), l'extrait (2.35 4/3, 7min 11s VOSTF) et le making of (14min 55s 16/9) du Transporteur 2 qui, tout comme le précédent making of, nous montre toute la pyrotechnie dont fera preuve cette suite non sans nous avoir auparavant présenté les nouveaux personnages.


Sur le plan technique, on reste tout aussi circonspect, à commencer par l'image. Tout aussi propre que son prédécesseur, le master semble visiblement avoir été retravaillé et offre désormais des couleurs et des contrastes largement boostés. Le directeur de la photo et le réalisateur ont-ils supervisés cette réédition ? Est-elle conforme visuellement à leurs intentions premières ? Ce mystère restant à élucider, l'encode vidéo est désormais beaucoup plus stable et offre une profondeur de champ accrue en comparaison de l'édition précédente et pour cause, à l'exception de la article-details_c-trailers et de l'extrait du Transporteur 2, tous les suppléments ont été placés sur un second disque et la partie vidéo dispose désormais d'1,2 Go supplémentaire, d'où une image moins compressée pour un résultat amélioré (d'où la certification THX).


Le transporteur – Première édition


Le transporteur – Ultimate édition


Le transporteur – Première édition


Le transporteur – Ultimate édition


Sur le plan acoustique en revanche, c'est une semi déception. Certes, les pistes Dolby Digital 5.1 disposent toujours d'une formidable puissance doublée d'une non moins impressionnante dynamique (avec un avantage assez net pour la VF, même si, à l'image du film, la finesse n'est pas vraiment de rigueur). Le plus surprenant (et désolant) reste le rendu de la VO DTS 5.1 (mi-débit), très inférieur vis-à-vis des deux qualités préalablement citées en comparaison du Dolby Digital. Un constat d'autant plus surprenant que le film est à la base mixé en anglais. Si les placements / déplacements des effets demeurent inchangés dans les trois cas, les amateurs de VO en seront donc pour leurs frais puisque c'est la VF DD 5.1 qui est la plus impressionnante devant la VO DD 5.1, elle-même très loin devant la VO DTS 5.1.

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