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Ali - Director's cut - DVD
Ali, 2001
Test DVD - Ali - Director's cut
Rédigé le 22 avr 2005 par
Laurent Pécha
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Avis image
Avis son
Avis bonus
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Test technique
Fort heureusement, l'image de ce DVD Director's cut est identique à celle de la première édition zone 1 comportant le montage cinéma et ne reprend pas logiquement les spécifications techniques honteuses de l'édition française (image recadrée, colorimétrie infidèle, définition insuffisante dûe à un lissage de l'image).



On pardonnera aisement les quelques infimes plans au piqué brièvement moins précis eu égard à la complexité de retranscrire numériquement les images de Michael Mann. Et pour cause, le réalisateur de Heat use de multiples filtres, filme avec plus ou moins de grain selon les séquences rendant la tessiture argentique bien difficile à saisir lors du transfert vidéo. Et pourtant, le résultat est au final splendide de maîtrise et de fidélité aux intentions artistiques du cinéaste. Superbement définie et saturée (les couleurs ont une pêche incroyable), génialement contrastée (les noirs sont d'une rare profondeur comme on peut le constater lors des matchs de boxe) et parfaitement compressée (malgré la durée importante du film), l'image est un régal permanent pour nos rétines pourtant exigeantes. Quant aux scènes inédites, elles s'intègrent de manière totalement invisibles au reste du métrage.



La bonne nouvelle par rapport à la précédente édition vient de la présence de sous-titres (jaunes comme toujours malheureusement chez l'éditeur en zone 1) moins volumineux, rendant le confort visuel bien plus agréable.
À l'instar de l'image, la partie sonore est identique à celle de l'édition zone 1 précédente. À la différence près que la piste française ne fait plus partie de l'aventure, sans aucun doute pour des raisons de non doublage des scènes inédites.
Dès la première scène, la VO DD5.1 démontre toute l'étendue de ses possibilités en délivrant un son d'une pureté, d'une précision et d'une puissance plus que convaincantes. Parfaitement répartie sur les canaux avants (les arrières restant volontairement en retrait non sans parvenir à relayer certaines ambiances ou partition musicale), la bande son est d'une richesse totalement bluffante. La qualité première du mix 5.1 est de savoir parfaitement et constamment nous plonger dans l'univers que nous décrit Michael Mann. Les combats de boxe, sans être spectaculairement bruyants, s'avèrent infiniment riches en ambiances, en effets, nous propulsant directement au cur du ring.

Subtile, précise et toujours généreuse, la bande son d'Ali constitue un tour de force mémorable que le DVD a su parfaitement retranscrire.
Test des bonus
Entre une précédente édition zone 1 minimaliste et vierge de tout bonus intéressant et une édition zone 2 aux suppléments souvent pertinents mais à la technique déplorable, la venue à l'été 2004 d'une nouvelle édition d'Ali avait de quoi être séduisant. Mais comme il s'agit d'une director's cut et que l'on connaît la teneur de celles existantes pour Le dernier des mohicans (appelé exactement « director's expanded edition ») et Manhunter, on pouvait raisonnablement être inquiet ; ces dernières ne faisant vraiment pas l'unanimité. Sentiment renforcé pour l'auteur de ces lignes par le fait qu'en l'état, la version cinéma d'Ali est déjà un immense film. Après un décorticage épuisant des deux versions démontrant que Michael Mann est un maniaque absolu du montage (voir les innombrables changements totalement anecdotiques qu'il a effectués), force est de constater qu'à une ou deux exceptions près, les apports ou omissions effectués pour cette director's cut aident le film à être encore plus épatant. Mais avant d'entrer dans le vif du sujet, évoquons rapidement les deux bonus de cette édition zone 1. À savoir, d'un côté un commentaire audio de Michael Mann, malheureusement très décevant et de l'autre, un making of très bien construit et de bout en bout pertinent.

La piste commentée de Mann (VO) ne répond malheureusement pas aux attentes. Le cinéaste manque d'enthousiasme, parle très doucement (ce qui oblige à jouer plus d'une fois de la télécommande) et s'évertue quasiment exclusivement à nous parler d'Ali et de l'aspect historique du récit (une multitude de détails ultra précis sur les différents combats notamment). Résultat, là où on espérait une analyse technique, des renseignements sur le tournage ou encore l'évocation des scènes rajoutées ou l'omission de séquences (Mann semble commenter sur la version cinéma du film), on a le droit essentiellement à un complément thématique et historique du film. Visiblement, Mann est intarissable sur le sujet et un film même plus long comme ici (164min 53s au lieu des 156min 33s vues en salle) ne suffisait pas à tarir sa passion pour Ali et l'époque dans laquelle il a vécu.

Tout en ayant en commun des images avec celui proposé sur le zone 2 français, le making of de 28min 55s s'avère nettement plus intéressant. Remarquablement bien monté, allant droit au but et sachant livrer quantité d'informations pertinentes, ce bonus nous régale surtout par sa capacité à montrer images à l'appui comment Michael Mann travaille et se démène sur un plateau de tournage (superbe plan le montrant asperger lui-même d'eau vaporisée Will Smith pour les besoins de la séquence du jogging). Alors, certes, cela va vite et on reste dans le domaine du superficiel mais c'est toujours extrêmement plaisant. D'autant plus que tout ce qui concerne Will Smith s'avère tout aussi intéressant, notamment de voir l'acteur aux entraînements travailler d'arrache pied mais toujours dans la bonne humeur, pour être digne d'Ali. Un Ali qui d'ailleurs est venu sur le tournage comme en attestent quelques brèves images. Si l'on ressent qu'il y avait énormément plus d'images et d'entretiens disponibles pour faire un making of vraiment conséquent, on reste séduit par ce que l'on a vu.


C'est tout pour l'interactivité du DVD (la article-details_c-trailers présent sur la précédente édition s'est faite la malle). Place maintenant à la teneur de la director's cut du film.
ANALYSE DÉTAILLÉE DE LA DIRECTOR'S CUT
Le père d'Ali négocie les contrats de son fils avec des avocats blancs
À 4min 15s de la director's cut (dorénavant appelée DC dans la suite du texte en opposition avec le montage cinéma qu'on nommera MC), on découvre une courte séquence de 13 secondes qui montre le père d'Ali négocier l'avenir professionel de son fils avec des avocats blancs et en même temps le dédain qu'Ali de la situation.

La séquence inaugurale subie de petits changements anecdotiques
Dès la première scène d'Ali director's cut, on se rend compte que Michael Mann s'est penché de manière extrêmement précise pour ne pas dire maniaque sur le montage de son film. Pour preuve, les plans sur le chanteur diffèrent par endroits quand ils ne sont pas déplacés dans le temps entre les deux montages. On a aussi le droit à quelques plans supplémentaires dans la boîte de nuit ainsi que lors de l'entraînement d'Ali sur le ring (comme à la 9min 23s de la DC).


Le premier combat de boxe entre Ali et Liston est plus court
Si les autres combats de boxe ne subissent quasiment aucun changement, le premier qui voit s'affrontrer Ali et Liston connaît quelques petites modifications. C'est ainsi que le plan large sur le ring situait à 15min 04s (de la DC) est désormais plus court de 3 secondes par rapport au MC. Autre changement notable, à la 20min 24s de la DC devait se trouver un plan figurant sur le MC où l'on voyaut Liston revenir vers son banc puis c'était au tour d'Ali. Désormais, on passe directement à Ali.


Ali n'assiste pas à la soirée d'après match célébrant sa victoire
De 26min 52s à 27min 23s, on découvre la soirée organisée pour fêter la victoire d'Ali. Une soirée où le boxeur n'est pas présent à la grande inquiétude et énervement de ses hommes d'affaires blancs. Une séquence qui renforce l'idée qu'Ali refuse la situation dictée par son père, sans pour autant encore se rebeller ouvertement comme il le fera par la suite.


Démonstration de boxe dans la rue
Un des ajouts les plus connus puisqu'il figurait dans l'une des bandes-annonces du film. Lors de son bain de foule, Ali prend un jeune garçon à parti pour lui montrer sa rapidité d'exécution. En fait, une blague au dépend du gamin qui renforce l'aspect showman d'Ali (de 28min 51s à 29min 14s).

Malcolm X écarté et dispute entre Ali et son père
De 35min 11s à 36min 13s, de nombreux plans et dialogues ont été ajoutés à des séquences déjà existantes. D'une part, on apprend de la bouche même du guide spirituel, Elijah Muhammad qu'Ali ne doit plus être suivi spirituellement par Malcolm X. Et surtout d'autre part, on découvre un montage totalement différent et plus long de la scène qui aboutit à la dispute entre Ali et son père suite à l'annonce du changement de nom du boxeur (de Casisus Clay à Muhammad Ali). Cette séquence renforce l'idée développée plus tôt dans la director's cut qu'Ali était fermement opposé d'être représenté par des blancs contrairement à l'opinion de son père. Un ajout essentiel donc !


Un nouveau montage TOTALEMENT anecdotique
Voilà le genre de changement qui fait regretter l'absence totale d'explications de Mann sur sa director's cut. Pourquoi a t-il décidé d'écourter le plan large de la rue de la ville africaine de 3 secondes (à la 38min 26s) par rapport au montage cinéma ainsi que le premier plan de la séquence suivante montrant un agent de la CIA monté les escaliers de sa planque (dans le montage cinéma, l'agent apparaît au fond de l'écran alors que désormais on le récupère déjà au premier plan en train de s'apprêter à monter à l'étage supérieur).


Petits changements opérés sur la séquence du cockpit et la découverte d'un pilote noir aux commandes
De 39min 13s à 39min 30s, Ali découvre que le commandant de l'avion est noir en visitant le cockpit. Mann a supprimé le premier dialogue du commandant disant qu'il est bien le chef à bord. Mais la signification de la séquence reste la même puisque la phrase d'Ali étonné de la situation est toujours présente. Mann en a profité pour rajouter un insert sur Howard Bingham, le photographe officiel d'Ali qui se lève de son siège pour visiblement le suivre.


L'arrivée d'Ali à l'hôtel au Nigeria possède quelques plans en moins
De 40min 45s à 40min 59s, quelques plans de nigériens saluant l'arrivée d'Ali ont été supprimés ainsi qu'un plan de Malcolm X quittant l'hôtel.

Malcolm X sous surveillance de la CIA et la découverte de l'implication de la CIA pour aider Mobutu
Outre un bref plan supprimé à 41min 54s, montrant l'arme que porte un des agents de la CIA en surveillance, la séquence change considérablement la donne. On découvre que non seulement la CIA observe les moindres faits et gestes de Malcolm X mais surtout via un coup de téléphone passée, Michael Mann fait la lumière sur un personnage quasiment inexistant dans le montage cinéma, Bradley (interprété par Bruce Mc Gill). Ce dernier, sorte de super agent de la CIA, est au Zaïre en train d'aider ou soutenir secretement Mobotu dans ses sales besognes. Une séquence politique donc mais qui souffre toutefois d'être peu explicite, surtout quand on n'est pas familier avec les événements historiques de l'époque.




La rencontre entre Malcolm X et Martin Luther King est plus détaillée...sous l'oeil de la CIA
De 53min 13s à 52min 35, Mann a allongé la séquence où Malcolm X et Martin Luther King se recontrent devant les caméras de télévision (cette rencontre justement n'était visible que brièvement sur un écran de TV en arrière plan dans le MC). Et il conforte cet état de fait de surveillance étatique en montrant une nouvelle fois des plans d'agents de la CIA épiant les faits et gestes des deux leaders noirs.


Une série de coupes insignifiante
De nouveau, on en vient à penser que Mann est un perfectionniste maladif (et encore le "pire" est à venir un peu plus bas) quand on découvre les minuscules suppressions qu'il a effectué pour cette DC. Ainsi le plan (à la 56min 35s) se situant dans une voiture qui entrecoupe la séquence où Malcolm X va se faire assassiner, est désormais plus court dans la DC de 3 secondes (!!!). Ou encore ce plan sur Herbert Muhammad supprimé lors de la dispute entre Ali et son père après qu'Ali est congédié sa femme coupable à ses yeux de s'être habillée vulgairement (un plan qui aurait du avoir sa plance à la 63min 36s de la DC).


Le désarroi d'Ali est désormais plus court
À 64min 10s, Ali, seul dans sa chambre d'hôtel, semble culpabiliser de sa réaction vis à vis de sa femme. Le plan où il se penche sur son pull rouge a été raccourci par Mann de 6 secondes pour ne plus en durer que 5. Encore un exemple de la maniaquerie du cinéaste.

Cosell confie ses craintes à Ali
Lors de la discussion d'après émission entre Ali et Howard Cosell (à partir de 66min 21s), quelques lignes de dialogue ont été ajoutées et notamment celle où Cosell pense qu'ils (le gouvernement) va faire d'Ali un exemple (au sujet de son refus d'être incorporé)

Ali entrant de le building où il doit répondre à sa convocation militaire
À la 63min 26s du montage cinéma figurait un plan d'Ali et son clan entrant dans l'immeuble où il est convoqué pour être incorporé dans l'armée. Ce plan a été supprimé de la DC.

Ali refusant de parler à la presse
De 69min 14s à 69min 50s, le retour d'Ali à son motel et son refus de parler à la presse sur son arrestation a été allongé de quelques plans. Cela reste comme pour les autres petits ajouts ou omissions dans le cadre du changement anecdotique.


Les réactions négatives face au refus d'incorporation d'Ali
Une séquence entièrement inédite de 42 secondes (de 71min 12 à 71min 44s) qui suit une coupe de 6 secondes lors de la scène précédente sur deux gros plans sur Ali et son photographe. Ici, c'est l'attaché de presse d'Ali qui vient lui rendre compte du nombre important de réactions négatives des différentes institutions (les diverses commissions de boxe) et hommes publiques (Nixon, Joe Louis) suite à sa décision de ne pas faire son service militaire. Ali n'en a que faire à tel point qu'il somnole. Une séquence importante qui renforce la personnalité d'Ali, un homme prêt à ne faire aucune concession lorsqu'il s'agit de défendre les valeurs et idéaux en quels il croit.

La sortie du tribunal a disparu de la DC
À la 72min 17 du montage cinéma, une séquence montrée Ali sortant de la salle du tribunal serrer les mains des officiers de police présents dans le hall. Cette scène a disparu sans que l'on puisse en comprendre la raison de la director's cut. Une suppression dommageable puisqu'elle montrait toute la classe du personnage, acceptant dignement la sanction.

Une nouvelle série de plans raccourcis de manière arbitraire...du moins en apparence
À 79min 09s, la scène où Ali court de dos dans la rue a été réduite de 4 secondes par rapport au montage cinéma. Et à 81min 50s, le plan large d'Ali traversant la rue en courant est plus court d'une seconde (!!!).


Une scène intime entre Ali et sa femme subtilement modifiée
Cela commence par un plan supprimé puisque la scène où Ali et sa femme discutent sur le lit démarrait dans la version salle par un gros plan sur les mains du couple. À la 81min 52s de la DC, la séquence débute désormais directement sur le visage des deux amants et l'on perd ainsi deux secondes. Des secondes que l'on récupère vite puisque l'étreinte du couple est désormais plus long de 25 secondes...mais pour finalement les reperdre en partie puisque la scène voyant la mère réconforter le bébé qui pleure est plus courte (on ne voit plus la femme d'Ali donner le biberon).



Mann inverse les séquences et les plans sans supprimer ou ajouter des plans ou dialogues
Toute la séquence où Ali découvre à la TV les émeutes (84min 33s) a subi une chronologie différente de celle de la version salle (dans cette dernière, elle était située avant le meurtre de Martin Luther King).

Ali et les obligations paternelles
À 86min 02s, un court ajout d'une vingtaine de secondes pour montrer qu'Ali n'est pas vraiment préoccupé des tâches familiales (malgré la demande de sa femme, il refuse de changer la couche de l'enfant tout simplement parce qu'il n'a pas envie !).

Un nouveau plan écourté
À la 88min 14s, le gros plan sur Ali après qu'il est parlé au téléphone avec Cosell et Frazier était plus long de 3 secondes dans le montage cinéma.

Une scène où Ali s'entraînait au punching-ball a été coupée
Sur la version salle, de 83min 48s à 83min 57s, une séquence montrait Ali s'entraîner au punching-ball. Elle ne figure plus dans la director's cut.

Un montage plus complexe
De 91min 11s à 92min 29s, la séquence où Ali est dans le métro, pensif et que certains points de son avenir se jouent (il est rejeté publiquement de la pratique de l'Islam par Elijah Muhammad) est désormais plus éclaté, mélangeant les situations et intervenants.

Des plans supplémentaires lors d'un entraînement d'Ali
À la 97min 34s, quelques brefs plans ont été ajoutés de l'entraînement d'Ali.

Un plan déplacé chronologiquement
Voilà encore une occasion d'hallucinner sur la capacité qu'a Mann d'affiner ou peaufiner son montage. Ici, il est juste question de déplacer de quelques secondes un plan. Comprend l'impact de cette décision qui voudra !

Un repas familial plus long
À la 103min 41s, lorsque Cosell appelle Ali pour lui dire que les poursuites et charges étaient abandonnées, Ali est en famille en train de déjeuner. La director's cut élimine de nombreux plans de ce déjeuner (16 secondes passent ainsi à la trappe).

Modifications apportées à la présentation du combat entre Ali et Frazier
De 105min 21s à 106min 16s, Mann s'est amusé à subtilement modifié le montage cinéma de la présentation du match. Au total, on perd 11 secondes dans cette director's cut. Un exemple parmi plusieurs, la suppression du plan qui montrait le micro descendre sur le ring.

Discussion entre Ali et son entraîneur après la défaite
Une séquence totalement inédite (de 108min 50 à 109min 46s) montre Ali et son entraîneur discuter dans le vestiaire juste après la défaite contre Frazier. Angelo Dundee insiste sur le fait qu'à ses yeux Ali n'était pas en état physique et mental pour vaincre Frazier après une aussi longue absence. Ali encaisse sans rien dire mais part frustré et visiblement énervé.

Ali vs Frazier : la revanche
De 111min 12s à 113min 10s, une nouvelle scène entièrement inédite nous attend. Il s'agit de la revanche entre Ali et Frazier. Après avoir remporté le combat, Ali et son clan discutent dans un café pour savoir s'il doit et surtout peut combattre Foreman. Deux séquences importantes à la fois pour la compréhension du récit (on sait désormais comment Frazier est évincé et pourquoi le seul combat possible est désormais Ali vs Foreman) et surtout du personnage d'Ali, doutant dans l'intimité de ses capacités à rattraper le temps perdu et ainsi à être de nouveau le plus fort.


Enième altercation entre Ali et Cosell
De 114min 03s à 115min 29s, Mann a rajouté pour notre plus grand plaisir une nouvelle altercation entre Ali et Cosell. Sans doute la plus truculente de toutes où l'humour d'Ali est à son sommet. Un petit bijou !


Multiples petits changements dans la séquence du jogging d'Ali
Impressionnante maîtrise technique de Mann qui enchaîne les petites omissions et rajouts durant 5min 02s (de 118min à 123mins 02) et finit par retrouver la même durée pour la séquence que celle proposée dans la version cinéma. Parmi les exemples de changements opérés par le cinéaste, on note la suppression d'un plan de deux secondes d'Ali courant de dos (111min 09s sur le montage cinéma). Le rajout d'un plan d'une peinture d'Ali sur un mur d'une maison (2s à la 120min 50s),...Malheureusement, Mann a rajouté une voix off d'Ali sur la fin de sa course qui brise de façon maladroite l'osmose existant entre la musique et les images d'Ali courant.



C'est reparti pour les changements quasi invisibles de « Maniaco » Mann
Il s'agit de la scène de dispute entre Ali et sa femme qui voit d'un mauvais oeil le combat organisé contre Foreman. C'est donc parti pour des changements à la durée record : un plan d'Ali regardant sa femme plus long d'une seconde (à partir de 124min 33s), un discret hochement de tête de Belinda supprimé (124min 59s), le contre-champ suivant sur Ali prêt à partir perdant également une seconde (125min 11s). Quant à la fin de la séquence, elle a été abbrégée dans la director's cut puisqu'au cinéma, la dispute finissait sur les pleurs de Belinda une fois qu'Ali avait quitté la maison (118mi, 01s sur le MC, durée : 8s).




Ali interroge Cosell
Une nouvelle scène inédite mettant aux prises Ali et Cosell. De 125min 24s à 125min 55s, Ali demande à Cosell quels journalistes pensent qu'il peut battre Foreman et Cosell de lui faire part de ses inquiétudes à la manière dont Ali peut manoeuvrer contre Foreman. Une séquence importante qui insiste sur l'aspect défi énorme lancé à la face d'Ali : comment venir à bout de la montagne Foreman ?

La conférence de presse d'Ali
À partir de 125min 57s, la conférence de presse d'Ali où il se moque de Foreman perd quelques plans et répliques (7 secondes de moins par rapport au MC). Mann a supprimé également une des questions de Cosell fort logiquement puisque cette interrogation du journaliste figure désormais dans la séquence précédente. La conférence se finit par un ultime affrontement verbal et amical entre Ali et Cosell et une phrase supplémentaire du boxeur par rapport à la version cinéma : « Mec, ne me dit pas que je ne suis plus l'homme que j'étais ». Phrase qui pour la seconde et dernière fois, n'est disponible qu'avec des sous-titres anglais.


L'échange verbal entre Don King, Ali et son clan devant les danseurs qui répètent
À partir de 127min 17s, quelques plans ont été supprimés comme celui, large, qui montrait Don King rejoindre Ali près de la scène. Pour en rajouter une petite couche sur la folie de Mann, notons que si les plans en durée des danseuses en train de répéter sont identiques entre le MC et la DC, il ne s'agit plus tout à fait des mêmes (la preuve en dessous).


L'entraînement d'Ali et Foreman
À partir de 135min 24s, l'entraînement monté en alternance d'Ali et Foreman diffère chronologiquement au niveau des plans. On gagne également quelques secondes supplémentaires (24s) par rapport à la version cinéma.
À 136min 25s, on retrouve notre agent de la CIA, Bradley qui alpagué par Veronica Porche, la journaliste (et future femme d'Ali) refuse de répondre à ses questions et quitte précipitemment la salle d'entraînement. Cette longue scène se conclue par quelques piques inédits d'Ali sur Foreman au moment où lui aussi quitte les lieux.



Ali allant en voiture au stade
À 133min 01s (jusqu'à 133min 20s) du montage cinéma, on découvrait Ali sortant de sa maison pour allez dans une voiture l'amenant au stade. Une scène fort justement supprimée dans la DC tant elle servait à rien.

Conversation dans le vestiaire avant le combat
De 141min 26s à 142min 17s, Michael Mann a réinséré une scène capitale, qui justifie presque à elle seule l'existence de cette director's cut. Dans le vestiaire, Angelo demande à son poulain comment il se situe par rapport au combat et Ali de répondre avec beaucoup de lucidité que Foreman n'est pas une momie. On ressent là tout le doute qui assaille le champion, le masque tombe et le showman laisse place au sportif prêt à affronter son adversaire en connaissance de cause. Grandiose et émouvant. La fin de la séquence apporte en plus une citation mythique puisque Bundini chauffe Ali et les deux hommes finissent par hurler un savoureux « Rumble in the jungle » (soit le titre qu'on a donné par la suite pour l'éternité au combat).


Ultime conversation dans le vestiaire avant le combat
Ultime changement opéré par Mann : l'arrivée sur le ring et l'échauffement des boxeurs est plus courte (de 143min 32s à 144min 28s). On perd surtout 25 secondes qui montraient qu'Angelo s'inquiéter et même s'énerver de ne pas voir arriver Foreman sur le ring.

CONCLUSION : On va la faire simple : Achat impératif !

