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Medicine man - DVD
Medicine man, 1992
Test DVD - Medicine man
Rédigé le 08 fév 2005 par
Thomas Douineau
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Avis image
Avis son
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Test technique
On a peine à croire que la paire John McTiernan Sean Connery, deux ans après le phénoménal À la poursuite d'Octobre Rouge, puisse à ce point passer d'un film emblématique des années 90, qui, avec Piège de Cristal du même McTiernan, constitue les bases du cinéma d'action contemporain, à un film aussi mineur que ce Medicine man.
Car le film reste vain sur la plus grande partie du métrage, le spectateur ayant bien du mal à s'attacher à ce couple de scientifiques barbotant dans la jungle à la recherche d'une pseudo substance susceptible de guérir le cancer. Sur ce point, la crédibilité du film en prend un sacré coup.

Reste que l'on discerne pourtant entre les images la fable écologique qui a certainement intéressé McTiernan, lui permettant de confronter une nouvelle fois l'homme à la nature et d'aborder pour la première fois les relations homme-femme dans des situations extraordinaires, relations qu'il approfondira dans son remake de L'Affaire Thomas Crown. Et puis il y a la jungle, majestueuse, qu'il sait filmer comme personne, comme il l'a déjà prouvé avec le sauvage Predator. Une jungle qui permet tout d'un coup, au détour d'une extraordinaire scène d'ascension au-dessus des cimes, pivot de la relation qui s'établit entre les deux personnages, de nous rappeler que John McTiernan est pourtant un excellent réalisateur qui, depuis un certain temps, manque de sujet à la mesure de sa mise en scène.

Les images de ce DVD ne rendent malheureusement pas justice aux nombreux plans de grue superbement photographiés par Donald McAlpine. Master poussiéreux, définition hésitante, compression hasardeuse qu'une utilisation abusive de réducteur de bruit ne fait qu'accentuer.

Heureusement, le son relève un peu le niveau. Rien de bien étonnant dans le Dolby Surround mais une bonne clarté des dialogues et une spatialisation convaincante de la musique d'un autre grand nom dans son domaine : Jerry Goldsmith. La version française est plus étouffée et moins limpide mais on ne s'en étonnera pas. Pas plus que l'absence totale de bonus (à l'exception de quelques bandes-annonces de films oubliables de Sean Connery présentées dans une qualité discutable). Pour une fois, à l'heure où les studios tentent de vendre des films ratés à grands renforts de bonus, l'adage «à film mineur, DVD mineur» se révèle parfaitement de circonstance.


