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Mon boss, sa fille et moi - DVD
Mon boss, sa fille, et moi, 2003
Test DVD - Mon boss, sa fille et moi
Rédigé le 08 mar 2005 par
Thomas Douineau
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Avis image
Avis son
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Test technique
À la vision de Mon boss, ma fille, et moi on est en droit de se demander où va la comédie américaine. Pire : qu'est devenu David Zucker, personnage pourtant incontournable du genre (souvenons-nous avec nostalgie de la série des Y-a-t-il...?). Disparu ! Définitivement aux abonnés absents car tout ici est stupide, gratuit, inutile et scabreux.

Espérant surfer sur la vague de la comédie teenage trash initiée par les frères Farelly, Zucker signe (au même titre que son pas brillant Scary movie 3) un film primaire et bien pauvre qui comble une absence d'humour par des gags d'une lourdeur et d'une bêtise ahurissantes. Porté par le couple le plus insignifiant qu'il nous ait été donné de voir, Ashton Kutcher et Tara Reid (oui, oui, il s'agit bien du héros du formidable L'Effet papillon), le film se paye même le luxe de ridiculiser -que dis-je- humilier l'immense Terence Stamp. Que diable est-il venu faire dans cette galère ?

L'éditeur nous propose un DVD à l'image du film : sans intérêt. Les suppléments prennent la forme d'une featurette (3min43s) pompeusement intitulée making of (c'est limite de la tromperie sur la marchandise!) qui nous montre quelques images du tournage (une pitrerie!) entrecoupées de très brèves interventions de Zucker et Kutcher.

Une rapide navigation dans les menus animés et sonorisés nous emmène vers un bêtisier (4min47s) à peine drôle, une scène alternative sans intérêt (3 minutes que l'on pourrait prendre pour des essais tournés en vidéo) et l'audition de Tara Reid (Ah, bon ! Nous aurions juré qu'elle fut choisi pour d'autres critères que son jeu d'actrice!).

Techniquement, cette édition tient la route avec une image riche en couleurs, bien contrastée et bien définie. Mais la photo très standardisée et la compression pas toujours bien maîtrisée, alliée à un encodage moyen, tendent à un manque de naturel dommageable. Au niveau du son, les pistes Dolby Digital 5.1 VO ou VF remplissent parfaitement leur contrat. Essentiellement frontales, elles font la part belle aux dialogues mais savent aussi donner aux plages musicales et à quelques effets ponctuels un relief de bon aloi.



