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Osterman week-end - DVD
Osterman week-end, 1983
Test DVD - Osterman week-end
Rédigé le 03 mai 2007 par
Sandy Gillet
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Avis image
Avis son
Avis bonus
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Test technique
Il s'agit de la même copie et du même transfert que pour l'édition Anchor Bay en Zone 1.
Il y a donc eu un excellent travail de restauration effectué au niveau du master : l'image est claire et ne présente plus que très peu de défauts (taches noires de temps à autre). Les couleurs désaturées, bien équilibrées d'un plan à l'autre et d'une scène à l'autre, renforcent l'aspect glaciale du film. La définition est plutôt bonne et les contrastes bien établis avec des noirs relativement profonds et des blancs bien collés. Il y a ceci dit une instablité légère mais constante, comme si la caméra faisait trembloter tout le cadre, lors de certains plans fixes (un télécinéma non optimum ?). La compression est dans l'ensemble excellente et ce malgré le grain difficile à gérer (cf. les plans de la fusillade de fin). Ce grain de pellicule d'ailleurs ultra présent et particulièrement gênant dans les scènes de nuit en extérieur était-il voulu par le chef opérateur John Coquillon, qui aurait alors sous-exposé légèrement son film durant tout le tournage ? Question dont on n'a malheureusement pas la réponse...
Contrairement à l'édition américaine, l'éditeur français ne propose que deux pistes : une VO sous-titrée français en DD 2.0 Surround et une piste mono française. Exit donc les pistes DTS ES et DD EX. Du fait de la pauvreté du mixage d'origine on ne se plaindra pas de ce Dolby Surround qui réunit les qualités de spatialisation du DTS ES ou du DD EX combinées à la directivité naturelle et sans fioritures du mono d'origine. Quant à la VF, elle présente à la fois les lacunes (le doublage écrase le reste des pistes) et les qualités des doublages de l'époque (des voix familières, excellents doubleurs-acteurs de la télé et du cinéma des années 80).
Test des bonus
On commence par un commentaire audio sur le premier disque qui met en scène quatre historiens du cinéma tous fins connaisseurs de Peckinpah. Si les propos sont par moments un peu arides, leurs connaissances du sujet emporte au final l'adhésion et s'avèrent au final passionnant pour qui saura prendre le temps de l'écouter en entier. Le Décryptage de Jean-Baptiste Thoret, analyse critique sérieuse et solide à la française, donnera les clés thématiques et stylistiques de l'œuvre de Peckinpah en général et du film en particulier. La brève analyse de l'univers et de l'œuvre de Robert Ludlum par le spécialiste Claude Mesplède est un complément d'information pas complètement dénué d'intérêt et constitue une petite introduction à l'auteur. À cela s'ajoute la bande-annonce et la filmographie du réalisateur.
Le second disque contient quant à lui deux documents de valeur. Le premier est tout simplement la copie de travail en Bétamax du montage initialement voulu par Peckinpah. De 14 minutes plus longue cette version se distingue par un début plus « ampoulé » avec des effets vidéo sensés révéler l'état d'esprit de John Hurt ou par des sous intrigues comme celle qui voulait que Rutger Hauer ait une maîtresse. In fine si l'éditeur reste évasif quant à la nature de cette version (final cut de Peckinpah ou work in progress ?), on ne pourra qu'apprécier la chance qu'il nous est donné de comparer. À noter que l'éditeur a eu l'idée brillante de découper cette version en 7 chapitres, permettant ainsi un accès direct et rapide aux différences avec la version exploitée au final.
Le second morceau de choix est sans conteste le documentaire (l'un des meilleurs jamais fournis sur un DVD) de plus d'une heure décrivant sans langues de bois toutes les étapes de la production du film avec en fil rouge les deux producteurs de l'époque, auteurs des fameuses coupes et une mise en lumière des dernières années de la vie privée et professionnelle du réalisateur.
En conclusion voici une édition quasi identique au zone 1 où n'y manque en fait que le livret qui revenait en quelques pages sur la carrière de Peckinpah ainsi que le très beau fourreau à dominante argenté.


