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Ange ivre (L') - DVD
Ange ivre (L'), 1948
Test DVD - Ange ivre (L')
Rédigé le 02 nov 2006 par
Jean-Noël Nicolau
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Avis image
Avis son
Avis bonus
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Test technique
Wild Side a du travailler avec une copie dans un état relativement catastrophique (bruit omniprésent, moisissures, perte de définition, défauts photographiés, étalonnage capricieux ). Le résultat du long travail de restauration est réussi, tant les vestiges des imperfections importantes de l'image révèlent encore ce que l'on pouvait imaginer comme bien pire à la base. Une rayure aux deux tiers du cadre est en particulier visible pendant presque toute la durée du film, sans véritablement devenir omniprésente à l'il. Le contraste pourra sembler excessif sur certains plans, mais il est vraisemblablement causé par l'étalonnage changeant d'origine. D'autres plans, plus particulièrement en extérieur (dont la scène de cauchemar sur la plage, les fondus enchaînés étant très difficiles à restaurer), sont encore très abîmés et ils semblent avoir été sauvés de justesse de la disparition. Parfois brûlée, parfois imprécise, mais dans l'ensemble surprenante de tenue, l'image de l'Ange ivre rend justice à l'uvre de Kurosawa et lui offre une belle préservation sur support numérique.



La présence du souffle dépend bien sûr de la teneur des scènes et elle varie d'un plan à l'autre. Pour ne pas effacer les dialogues, la restauration effectuée par Wild Side n'a pas éliminé tout le bruit de fond qui pourra sembler un peu trop présent à certains moments. Mais il faut aussi noter la clarté de la partition musicale (du moins pour un film aussi ancien et détérioré) et le peu de défauts décelables pendant la vision de l'Ange ivre.
Test des bonus
Akira Kurosawa contre Toshiro Mifune (30min)
Extrait du vaste documentaire dédié à l'uvre de Kurosawa : The Masterworks. On y apprend que l'Ange ivre est le septième film du réalisateur japonais et le premier qu'il a qualifié de « personnel ». C'est aussi le premier où il a travaillé avec son décorateur, son compositeur et son acteur fétiches. Les décors, justement, dont il est beaucoup question au début de ce supplément, la reconstitution du marché noir d'après-guerre étant exceptionnelle pour l'époque. Après quelques anecdotes, le cur du propos devient Toshiro Mifune et son incroyable prestation dans l'Ange ivre. Ensuite, la création de la partition musicale et des effets sonores sont longuement décortiqués. Enfin, Kurosawa revient sur ses intentions et sur sa vision des dialogues et des explications dans un long-métrage.
L'Ange ivre selon Jean Douchet (13min)
Le critique Jean Douchet offre une rapide présentation du début de carrière de Kurosawa avant de proposer une évocation approfondie de l'Ange ivre. Il dissèque aussi bien l'histoire que la mise en scène de l'uvre, une étude intéressante qui permet d'éclairer le film en profondeur.

Ce deuxième DVD est complété par une petite galerie de photos et par les filmographies de Kurosawa, Mifune et Takashi Shimura.





