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Maison dans l'ombre (La) - DVD
Maison dans l'ombre (La), 1951
Test DVD - Maison dans l'ombre (La)
Rédigé le 21 sep 2004 par
Laurent Pécha
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Avis image
Avis son
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Test technique
Nicholas Ray a toujours aimé mettre en scène des personnages torturés, (se) cherchant une raison d'exister avec un penchant exacerbé pour la violence. Après le Dixon Steele (Humphrey Bogart) de In a lonely place (Le Violent), et avant le Jim Stark (James Dean) de La Fureur de vivre ou le Johnny Logan (Sterling Hayden) de Johnny Guitar, Jim Wilson est bien un « héros » comme les affectionne Ray. Sous les traits formidables de Robert Ryan (effrayant le spectateur d'un simple regard en lui montrant qu'il peut à tout instant péter les plombs), ce flic aux murs brutales (il cogne avant de poser des questions) permet au cinéaste de faire éclater un romantisme tragique particulièrement émouvant. Ne s'intéressant que de loin au suspense de son intrigue (la chasse du coupable n'étant que le prétexte à une belle poursuite montagnarde), Nicholas Ray jette son dévolu sur le couple improbable de la brute et de l'aveugle (immense Ida Lupino dans un rôle qui nécessitait un talent fou pour échapper à la mièvrerie), et en tire un message humaniste aussi attendrissant qu'évident : on ne se façonne vraiment qu'au travers du regard de l'être aimé. La Maison dans l'ombre est un très grand polar romantique.
Ne pouvant se permettre une véritable restauration numérique (le potentiel commercial du film de Ray étant quasi nul), l'éditeur a opté pour les moyens du bord, à savoir une utilisation du réducteur de bruits pour gommer les imperfections de la copie. En résulte une image manquant trop de piqué, assortie d'un noir et blanc pas assez contrasté (avec des teintes verdâtres pas toujours heureuses). Toutefois, le film est assez rare pour ne pas trop faire le difficile, et le prix de la Collection Pocket encore relativement en rapport avec la qualité technique du DVD. Pour l'unique piste sonore, en revanche, il faut reconnaître son rendement tout à fait honnête, eut égard à son ancienneté, avec notamment une relative absence de souffle.
Pour les bonus, comme d'habitude dans la collection, on se contente de l'introduction toujours très synthétique de Serge Bromberg.


