X-Men 2 - Édition collector - DVD

X-Men 2, 2003

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X-Men 2 - Édition collector
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Test DVD - X-Men 2 - Édition collector

Rédigé le 11 aoû 2005 par Stéphane ArgentinStéphane Argentin

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Test technique

Peu de choses à redire : tout juste quelques points noirs sur la copie (plus facilement visibles lors du combat aérien au chap. 23) et quelques minimes manifestations de la compression dans certaines scènes pour un transfert numérique autrement sans le moindre accident. Le rendu des couleurs est magnifique depuis la blancheur du manteau neigeux entourant la base de Stryker jusqu'à la noirceur de la scène d'attaque nocturne de l'école des mutants en passant par le gris/bleu métallisé des couloirs de cette même école toutes restituées sans la moindre anicroche et avec d'excellents contrastes. Et ce n'est sûrement pas l'encodage de très haute tenue qui viendra mettre son grain de sel là-dedans.


Après l'ouïe surdéveloppée de Daredevil, c'est au tour des super-pouvoirs des mutants d'X-Men 2 d'assaillir notre home-cinéma. Car bien rares sont les moments du film où les différentes voix n'ont pas quelque chose à dire, que ce soit discrètement ou bien vigoureusement. Quelque soit la scène (calme ou action), tous les canaux sont sollicités pratiquement sans discontinué du début à la fin. Bien sûr les séquences les plus sont les plus démonstratives et la bande son répond alors présente avec une énergie impressionnante mais les scènes plus calmes envahissent également les différentes enceintes de toutes parts qu'il s'agisse de la musique de John Ottman ou bien de minuscules bruits ambiants.


Dans le combat opposant les différentes pistes sonores, c'est une fois de plus la version DTS (VF uniquement et mi-débit) qui sort gagnante d'une courte tête dans tous les domaines : rendu musical (la scène d'ouverture avec Diablo, chap. 2), détachement des effets et déplacement de voie en voie (le combat aérien, chap. 23) ou bien encore les basses fréquences plus sèches et marquées (duel entre Jean Grey et Cyclope, chap. 28) sont autant d'exemples des plus qu'apportent le DTS. S'il n'y a aucune différence notable entre la VO et la VF DD 5.1, la piste DTS offre donc son petit lot d'améliorations non négligeables. A noter également quelques rares fautes de sous-titres français (masculin/féminin et singulier/pluriel).

Test des bonus

Des menus en 3D pour le moins réussis librement inspirés du Cerebro du film ou bien des pouvoirs d'Iceberg pour ce qui est du second disque avec des transitions pour une fois courtes entre chaque rubrique donnant accès à une confortable quantité de suppléments (tous VOST sauf précision contraire).

DISQUE 1
Commentaire audio de Bryan Singer et Newton Thomas Sigel (directeur photo)
Des commentaires très globaux et, à l'image de ce que déclare Singer dans le making of (cf. ci-dessous) en prétendant n'être qu'un « entonnoir » regroupant les idées de chacun, il aborde tous les corps de métiers sans jamais tirer la couverture à lui tout seul : décors, costumes, coiffures (ayant insatisfait les fans, celle de Storm fut revue pour cette suite), maquillages (Diablo et Mystique bien sûr), effets sonores et musiques (son collaborateur de toujours John Ottman), trucages en direct ou bien infographiques en post-production… en clair, peu de sujets que les deux hommes (également collaborateurs de longue date) n'abordent pas en fin de compte. Les analogies et emprunts auprès de leurs précédents films (Un élève doué, Usual suspects) ou d'autres (Star Trek, L'empire contre-attaque, Le silence des agneaux) sont d'ailleurs évoqués à plusieurs reprises et tandis que Tom, comme le surnomme amicalement Bryan Singer, parle bien entendu des éclairages, des couleurs et de l'agencement des décors, le réalisateur explique d'un point de vue technique non pas tant sa façon de filmer que le moyen d'obtenir le(s) effet(s) visuels et/ou narratifs désiré(s) avec comme paroles récurrentes les notions de délai et de budget financier restreint contrairement à ce qu'une aussi grosse production hollywoodienne pourrait le laisser supposer. Les personnages ne sont pas oubliés pour autant qu'il s'agisse de l'enrichissement des anciens ou bien de l'introduction des nouveaux et du choix de leurs interprètes (Brian Cox et Alan Cumming). Le réalisateur qui effectue par ailleurs un très timide caméo (il manquait un acteur ce jour là nous déclare-t-il modestement) pointe assez souvent du doigt les nombreux « X » dissimulés un peu partout au gré des décors, costumes et autres accessoires.


Commentaire audio de Ralph Winter et Lauren Shuler (producteurs), David Hayter, Dan Harris et Michael Dougherty (scénaristes)
Si les interventions des deux producteurs font assez souvent redondances avec le précédent commentaire audio ou bien avec les différents reportages (cf. ci-dessous) à propos de la direction artistique (lieux de tournage, décors, costumes, coiffures…) et qui plus est souvent de manière plus exclamative qu'informative (« ce décor est génial »), les propos des trois scénaristes sont en revanche nettement plus substantiels. Chaque scène ou presque se voit ainsi gratifier qu'un complément d'information : origines, modifications au fil des évolutions du scénario (plus longues, coupées au montage ou bien abandonnées au stade de l'écriture (scène de sexe entre Wolverine et Mystique, version du scénario où Jean Grey devient aveugle suite à son combat contre Cyclope avec un subtil détail visuel demeuré dans le film), réécriture d'une scène le jour même du tournage…, emprunts à la BD (notamment à propos du fameux plan final), thèmes abordés aussi bien d'un point de vue scénaristique que visuel (analogie entre les camps de concentration, les salles de torture et la base de Stryker), liens entre les personnages (Professeur Xavier et Magneto)… bref un véritable concentré de renseignements par trois fans de la BD responsables du scénario.

DISQUE 2
Presque tous proposés en 16/9, les suppléments du second disque ont été fort intelligemment regroupés dans différentes rubriques au nom aussi simple que parlant.

L'histoire d'X-Men
Contrairement à ce que pourrait laisser supposer son nom, L'origine secrète d'X-Men (4/3, 15min 28s) ne se contente pas uniquement d'aborder la naissance de la BD (que Stan Lee voulait au départ intituler « Les mutants ») ou bien encore le personnage central de Wolverine (avec l'aide de Frank Miller) mais également du tout premier projet télévisé lancé en 1990 par le producteur Avi Arad puis annulé par la chaîne Fox Kids. Un temps sur les rangs, James Cameron préfèrera se lancer sur le projet Spider-Man tandis que la société de production Carolco mettra la clé sous la porte. Proposé finalement à Bryan Singer, fan de littérature et de films SF et fantastique mais très peu de BD, celui-ci se montrera dans un premier temps réticent à l'idée d'une telle adaptation mais finira finalement par accepter après avoir découvert le comics et surtout ses nombreux personnages, le véritable intérêt de l'histoire selon Singer qui travaillera alors en étroite collaboration avec Stan Lee d'un bout à l'autre du projet afin que toutes les décisions prises soient conformes à l'univers de la BD et de son créateur.

La renaissance de Nightcrawler (4/3, 7min 39s) laisse la parole à Chuck Austen, créateur du personnage d'Elektra qui, par un concours de circonstances (un des scénaristes venait de quitter la Marvel), repris en main le personnage de Diablo, très sombre et abattu ayant passé toute son enfance dans un cirque et que Styker essayera ensuite de transformer (sans succès) en tueur et que Austen fera évolué vers un mutant beaucoup plus doux et optimiste. Chuck a également élaboré l'histoire permettant d'introduire le personnage dans le film (la scène d'ouverture).


Pré-production
Dans L'évolution dans le détail : concevoir X2 (18min 03s), le directeur artistique Guy Dyas nous fait visiter les principaux studios de tournage tout en passant en revue les plus petits détails depuis le sol jusqu'au plafond : une copie des couloirs du « Royal Roads » (l'école du Professeur Xavier) avec la préparation d'un des murs pour une future cascade (explosion), le « musée des sciences » au début du film créé de toutes pièces car aucun ne convenait aux désirs de Bryan Singer, la « prison de plastique » très exigu de Magneto ainsi que le sas de détection des métaux, « l'église » où se cache Diablo (une véritable église abandonnée), le « Bureau Ovale » de la Maison Blanche également recrée de toutes pièces et dans les moindres détails (2 mois de travail à la main pour le bureau du Président équipé de roulettes, moquettes, moulures, chandeliers, répliques de tableaux) mais sans plafond afin de faciliter les cascades, la « base de Stryker » conçue dans des entrepôts abandonnés car ce décor était trop grand pour n'importe lequel des plateaux de tournage de Vancouver sans oublier bien entendu le « X-Jet », revu et corrigé pour le second film.


Dans United colors of X (8min 59s), c'est au tour de la chef costumière Louise Mingenbach de nous passer en revue les tenues des différents personnages : Malicia, Storm, Jean Grey (un Phénix dorsal qu'on ne voit presque pas dans le film au grand regret de la costumière)… et jusqu'au moindre ustensile : bijoux, ceintures, lunettes (pour Cyclope), casque (pour Magneto) souvent frappé du « X » emblématique mais toujours dans un mélange de styles et d'époques afin d'éviter au film tout ancrage dans une période vestimentaire précise.

Cette section « pré-production » offre également L'attaque de Nightcrawler en multi-angles (4 au total, cf. menus pour détails pour une durée de 2min 23s) avec une légère variante entre l'animatique initiale et les versions ultérieures.


Production
Le gros morceau de cette rubrique (et du second DVD) se nomme X2 : Le making of (59min 29s). Contrairement à ce que pourrait le laisser supposer son titre et sa durée, ce reportage ne couvre pas tous les domaines créatifs du film, ce qui en soit n'est pas un mal puisque évitant ainsi la redondance avec les autres documentaires. Globalement découpé en deux parties, ce making of traite dans les 40 premières minutes de tout ce qui a trait à l'histoire et aux personnages. Si deux nouveaux scénaristes sont de la partie (Michael Dougherty et Dan Harris, David Hayter ayant déjà participé à l'écriture du premier), l'équipe du film est globalement restée inchangée, permettant ainsi une meilleure continuité, le but à atteindre pour le récit étant de poursuivre le travail de découverte des personnages déjà présents dans le premier X-Men tout en en introduisant de nouveaux, surtout de jeunes mutants, apprenant à maîtriser leurs pouvoirs et affrontant les préjugés des humains. Tout en restant fidèle aux bases solidement établies et respectueuses du comics d'origine du précédent film, le récit se focalise à présent non plus sur un affrontement inter-mutants mais humains contre mutants avec l'introduction du personnage de Stryker (et de son acolyte Lady Deathstrike) et ses liens avec le Professeur Xavier. L'autre arrivée marquante de ce second X-Men est celle de Diablo dont l'interprète Alan Cumming devra subir le même calvaire de maquillage que Rebecca Romijn-Stamos dans le rôle de Mystique tout de même mieux lotie cette fois avec « seulement » 5 heures de maquillage contre 8 lors du tournage du premier film.


La seconde partie du making of (en gros les 20 dernières minutes) s'attarde davantage sur le tournage des scènes d'action tel que l'affrontement entre Jean Grey et Cyclope, celui entre Wolverine et Lady Deathstrike ou bien encore de ce même Wolverine lors de l'assaut de l'école par les forces d'intervention de Stryker. Un gros morceau est également consacré aux coulisses du tournage de la scène d'explosion et d'aspiration de Malicia hors du X-Jet où l'actrice Anna Paquin effectue fièrement elle-même la cascade. Afin de préciser leurs intentions à l'encontre de chaque personnage, les trois scénaristes interviennent à de multiples reprises au cours du reportage qui se conclut par une amusante scène-bêtisier et la réponse de Bryan Singer concernant un éventuel X-Men 3…


Diablo est à nouveau à l'honneur dans L'incroyable Nightcrawler (9min 53s) où l'on découvre tout d'abord Alan Cumming en pleine séance de répétition gestuelle avec Terry Notary, un coach des mouvements issu du milieu du cirque avant que ne nous soit détaillé les artifices de maquillage (3 à 4 heures et jusqu'à 10 pour la scène où l'on découvre une bonne partie du corps du personnage) : sabots, queue, dents, lentilles, motifs et peintures sur le visage… le tout supervisé de très près par Bryan Singer en personne.

Ces longues séances de maquillage nous sont d'ailleurs proposées en vitesse accélérée dans Nightcrawler : Minutage (3min 43s) tandis que Répétition de la bagarre Wolverine / Deathstrike (1min 24s) et Nightcrawler : Répétition des cascades (2min 28s) nous permettent d'assister comme leurs noms l'indiquent aux préparatifs des deux scènes en question, celle faisant intervenir Diablo reprenant d'ailleurs des images animatiques déjà visibles dans L'attaque de Nightcrawler en multi-angles.


Dernier supplément de la section « Production », effets spéciaux (25min) se propose de nous détailler quelques uns des 800 plans infographiques du film (contre 500 pour le précédent) : le « combat aérien » pour commencer avec la création des tornades à l'aide d'un programme d'animation de particules au milieu desquelles le X-Jet va suivre une trajectoire préétablie ; « l'effet Pouf » (Bamf en VO) basé sur la dynamique des fluides avec différentes couches de couleurs ; « l'évasion de la prison » de plastique avec cette fois un programme gérant la cassure du verre en milliers de morceaux (une scène très difficile pour Ian McKellen qui ne disposait d'aucun repère visuel sur l'emplacement des boules métalliques qui seront ajoutées ultérieurement en 3D) ; le « Cérébro » entièrement conçu en 3D (dôme avec la carte du monde, panneaux mobiles, ombres portées…) et enfin la « rupture du barrage » conçue cette fois en miniature (une miniature de tout de même 8 mètres de haut sur 26 de large) qui nécessitera plusieurs prises car ne se fissurant jamais aux emplacements désirés.


Post-production
Dans Requiem pour les mutants : La partition musicale d'X2 (11min 41s), John Ottman (compositeur mais aussi monteur de X-Men 2) avoue travailler énormément à l'intuition pour concevoir les musiques des films auxquels il participe en ajoutant ou retirant tel ou tel instrument jusqu'à obtenir l'idée qu'il a en tête. Collaborateur de longue date de Bryan Singer avec lequel il partage de nombreux goûts artistiques communs mais avec des approches différentes (froide pour Singer et plus chaleureuse pour Ottman selon ses propres dires), il passe également en revue extraits à l'appui les différents thèmes musicaux caractérisants chaque personnage du film.

En marge de tout ce décorticage du processus créatif, X2 sur internet (4/3, 17min 06s) nous montre principalement les acteurs venir tour à tour répondre à des questions posées sur un forum de discussion internet peu avant la sortie mondiale du film. Si la question qui revient systématiquement au cours de ce quart d'heure est : « qu'est-ce qui vous a attiré dans ce projet ? », on pourra également y trouver une amusante anecdote de tournage de la part de Hugh Jackman et en guise de conclusion la possibilité (tout comme dans le making of, cf. ci-dessus) d'un troisième volet évoqué par Bryan Singer.


Scènes coupées
Toutes proposées en 2.35, 16/9 et VOST uniquement pour des durées variants de 15sec à près de 3min, ces scènes nous sont livrées tel quel sans autre explication sur les raisons de leur retrait ou bien même leur emplacement dans le film, les trois premières (cf. menus pour détails) étant d'ailleurs de simples versions alternatives (différences de montage) de celles définitives présentes dans le film.

Galeries
Six galeries de photos dont trois elles-mêmes divisées en plusieurs sous galeries (cf. menus pour détails) contenant chacune de 10 à 100 photos. Dans la catégorie des abandons, la galerie intitulée « X2 inédit » permettra notamment de découvrir les designs et storyboards d'une scène située dans la « Danger Room ».

Bandes-annonces
Trois bandes-annonces ou plus exactement un teaser (2.35 16/9, 43sec) et deux bandes-annonces (1.85 4/3, 1min 46s et 2min 28s) disponibles uniquement en VONST.


Les héros de comics ont décidemment le vent en poupe et ce ne sont sûrement pas les éditions DVD que leurs réservent les éditeurs qui viendront démentir cette tendance. Après le très complet et réussi « collector » de Daredevil, c'est à présent au tour des mutants de X-Men 2 de se faire DVDiser dans cette édition double disques tout aussi réussie que son collègue non-voyant.

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