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Batman & Robin - Édition collector double DVD - DVD
Batman & Robin, 1997
Test DVD - Batman & Robin - Édition collector double DVD
Rédigé le 02 déc 2005 par
Ilan Ferry
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Avis image
Avis son
Avis bonus
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Test technique
Les couleurs plus que vives de Batman et Robin laissaient craindre un transfert approximatif car difficile à encoder. L'éditeur s'en est cependant très bien sorti. La colorimétie est en effet parfaitement respectée : les teintes mauves, bleues, vertes qui envahissent le film sont très bien retranscrites. Les seuls bémols viennent de légers défauts au niveau des arrières-plan et d'une présence de très rares artefacts.

Si le film n'est pas à la hauteur artistiquement, l'éditeur n'en a que faire et tout comme l'image, réserve à Batman et Robin un traitement royal semblable aux trois autres éditions.
Ainsi la piste française Dolby Digital 5.1, bien que timide (384 Kbps) comparée au mix DTS, demeure de très honnête facture, utilisant judicieusement les différents satellites. La V.O. Dolby Digital 5.1 demeure similaire à son homologue française à la différence près qu'ici elle a le mérite d'offrir une belle profondeur à la voix caverneuse d'Arnold Schwarzenegger.

Morceau de choix de cette édition, la piste DTS anglaise (encodée à 768Kbps) offre un véritable festival d'effets sonores et une remarquable précision. Le mix exploite à merveille enceintes et caisson de basses lors des scènes d'action. Des explosions à la musique toujours aussi entraînante, rien ne sera épargné à vos oreilles. À noter que l'encodage sonore de cette édition possède les mêmes qualités optimales que celles entendues sur l'édition de Batman Forever
Test des bonus
Reprenant le même schéma que pour les éditions des trois précédents Batman, l'éditeur répartit les bonus sur un deuxième DVD afin de garantir au film un meilleur encodage image et son.
Disque 1
Commentaire audio (VO)
S'il est une qualité à reconnaitre au réalisateur c'est son honnêteté. Ainsi, Joel Schumacher livre un commentaire totalement décomplexé où il assume entièrement l'aspect mercantile et films pour enfants de quatrième opus en y exposant ses raisons, la première étant une pression très forte des studios suite au succès monstre du film précédent. Le réalisateur sait se montrer instructif tout au long du film ne manquant pas de livrer quelques anecdotes savoureuses tout en citant ses diverses sources d'inspiration puisées aussi bien dans la bande dessiné que dans le cinéma. Il fait preuve d'un humour (cynisme) des plus cinglants. Dommage cependant que Warner continue de ne pas sous-titrer ses commentaires tant celui-ci se montre intéressant à bien des égards.
Disque 2
L'ombre de la chauve souris (VOSTF, 27min 02s)
Un retour sur ce quatrième Batman où l'équipe assume totalement et avec un certain cynisme l'aspect purement commercial du film (Chris O'Donnell avoue même avoir eu l'impression de tourner dans une pub pour des jouets !). Joel Schumacher y justifie chacun de ses choix rappelant par la même occasion qu'il voulait faire une bande dessinée live et ne surtout pas se prendre au sérieux. Dans un excès d'honnêteté, il fait amende honorable auprès des fans. À voir pour le croire ! Un module très intéressant, à mille lieux des habituelles featurettes.

Batman : les héros (VOSTF, 9min 16s)
Une section inintéressante puisque tout a été pratiquement déjà dit sur Batman (VOSTF, 3min 33s) dans lequel George Clooney intervient avec une certaine décontraction sur son personnage via une interview d'époque. Même son de cloche pour Robin (VOSTF, 3min 08s) où l'accent est mis sur l'impétuosité du jeune héros. Enfin Batgirl (VOSTF, 2min 34s) est vaguement présentée et resituée dans la mythologie Batman.

Batman : les méchants (VOSTF, 8min 05s)
Traitement similaire pour les méchants. Ainsi Mr Freeze (VOSTF, 3min 24s) n'a droit qu'à une vague présentation. On y évoque plus la « prestation » de Schwarzenegger au détriment de l'aspect torturé du personnage qu'il interprète. Poison Ivy (VOSTF, 2min 30s) se contente de sommairement analyser le personnage. Plus intéressant, Bane (VOSTF, 2min 10s) a le mérite de pointer le gouffre séparant le personnage du comic de celui du film car plus qu'un amas de muscles, Bane demeure un méchant capital dans la bande dessinée. En plus d'être diablement intelligent, il fera de Batman un héros handicapé. Tout le contraire dans le film où il est présenté comme un pantin hyper musclé au service de Poison Ivy !.

Les dessous de Batman (VOSTF, 50min 37s)
Toujours divisé en plusieurs modules, ce supplément aborde différentes étapes s'axant plus particulièrement sur la direction artistique. Les décors de Batman et Robin (VOSTF, 10min) revient de manière très anecdotique sur le travail effectué pour les décors, seules quelques interventions de la décoratrice sont dignes d'intérêt. Plus intéressant, Les véhicules de Batman (VOSTF, 9min 55s) aborde la conception des différents véhicules du film, et se démarque par son côté ludique. Dans le peu passionnant Les costumes de Batman et Robin (VOSTF, 12min 14s), n'espérez pas trouver une explication concernant la pose de mamelons sur les costumes de Batman et Robin (Joel Schumacher se justifiant à ce sujet dans le documentaire l'ombre de la chauve souris). Le maquillage de Batman et Robin (VOSTF, 9min 23s) explique très minutieusement les maquillages des différents protagonistes. On retiendra plus particulièrement celui de Bane et de Mr Freeze qui ont bénéficié d'une mise en place des plus complexes. Les effets visuels de Batman et Robin (9min 02s) s'avère être le module le pertinent de la section grâce à son côté didactique. Les intervenants réussissent à évoquer l'évolution de leur travail d'un point de vue technique sans pour autant être rébarbatif. Au final toutefois, on se retrouve avec des « dessous » peu affriolants d'où émergent ici et là quelques anecdotes amusantes dans un amas de congratulations.

Scène coupée : l'amour perdu d'Alfred (VOSTF, 45s)
Une scène coupée à juste titre dont le seul intérêt est de quelque peu développer le personnage d'Alfred.

Clips Videos(VO, 19min 13s)
Plus longue, plus grande, plus forte, la section ne contient pas une ni deux mais bien quatre clips allant du meilleur (The end is the beginning is the end par les Smashing Pumpkins) au pire (Gotham City de R.Kelly où le chanteur affublé d'un chapeau de cowboy et d'une paire de santiags parcourent une ville la nuit à moto on en rit encore !).

Au final, nous avons droit à une interactivité principalement orientée promo donc inintéressante et dont on ne retiendra (hors commentaire audio) que le bonus l'ombre de la chauve souris et son regard étonnamment lucide sur cette entreprise de démolition qu'est Batman et Robin.


