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Hypnotic - DVD
Hypnotic, 2002
2,3
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Son
Interactivité
Test DVD - Hypnotic
Rédigé le 26 jan 2005 par
Stéphane Argentin
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Avis image
Avis son
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Test technique
Après les déplorables Instincts meurtriers et Taking lives : Destins violés, le bon docteur Goran sous les ordres du quasi-inconnu Nick Willing (Forever en 1997, déjà un suspense dramatico-fantastique) vient nous réconcilier (un peu) avec l'univers des thrillers grâce à Hypnotic, que son metteur en scène qualifie lui-même de « tortueux ». Il n'a pas entièrement tort.

Dès le départ, l'atmosphère s'installe entre séances d'hypnose particulièrement chocs (aidées en cela par la BO) et mal-être du toubib, tandis que, s'appuyant intelligemment sur ces deux piliers, l'histoire nous dévoile peu à peu les méandres de son labyrinthe introductif. Pourquoi ce médecin est-il donc si mal à l'aise avec la police, son boulot, sa famille ? Quelle est la signification de ces visions ? Qui se cache vraiment derrière ce tueur aux penchants aussi énigmatiques que révulsifs ? Tel un fil d'Ariane, certes bien trop long à dérouler mais assez finement tissé tout de même, le récit erre, non sans but, dans ce dédale de couloirs, et plonge peu à peu le spectateur dans son climat hypnotique, mélange plutôt convaincant de fantastique, de thriller et de drame. Donnant corps à cet écheveau, Goran Visnjic livre une solide prestation, parfait prolongement de son rôle du docteur Kovac au passé meurtri de la série Urgences, tandis qu'en coulisse le marionnettiste Nick Willing filme proprement cette apparente confusion.

En délaissant le chic et choc (visuel) et la poudre aux yeux (scénaristique), Hypnotic débarque de Grande-Bretagne (un exemple à suivre pour les deux productions hollywoodiennes précitées, même si l'on est encore assez loin d'une grande réussite) avec une intrigue, une interprétation et une mise en scène qui tiennent solidement la route.

Ce qui est moins réussi, en revanche, c'est cette édition DVD Z2 qui ne risque pas de nous hypnotiser avec ses suppléments, puisqu'à part de deux bandes-annonces (l'une VOST et l'autre VF) elle ne propose strictement aucun bonus. Et si, du côté de l'image, il n'y a presque rien à reprocher à l'exception de quelques lissages compressifs sur une copie aux couleurs volontairement ternes très bien rendue, l'on regrettera en revanche l'absence totale (et inexplicable) de pistes-son DD 5.1 (alors que celles-ci existent, tout du moins en VO, puisque le fameux logo est parfaitement visible sur le générique en fin de film). À la place, il faudra se contenter de pistes Dolby surround (aussi bien en VO qu'en VF), certes très dynamiques et disposant d'une solide ouverture du champ sonore (un peu plus convaincant en VO), y compris dans les surround, mais forcément moins « spatiale » qu'une bonne petite piste 5.1.



