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Inland Empire - DVD
Inland Empire, 2006
Test DVD - Inland Empire
Rédigé le 04 sep 2007 par
Ilan Ferry
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Avis image
Avis son
Avis bonus
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Test technique
L'image d'Inland Empire contient son lot de grain et d'artefacts de compression, particulièrement visibles dans les scènes à faible luminosité, renforçant ainsi l'aspect craspec et expérimental (repoussant dirons certains !) du film. Heureusement que les séquences particulièrement bien travaillées au niveau de la lumière se voient parfaitement rendues.
Les pistes anglaise et française Dolby Digital 5.1 couvrent sciemment les voix au profit d'effets toujours aussi tonitruants mettant efficacement à contribution votre caisson de basses. Les dialogues restent toutefois audibles dans la limite des volontés du réalisateur. Notons toutefois que le mix français apporte une plus grande netteté aux voix malgré son doublage digne d'un mauvais porno ! De même, en est-il de son homologue 2.0 qui parvient parfaitement à exploiter les possibilités multicanaux (limitées) des deux enceintes avant.
Test des bonus
« Evénement » en soi, Inland Empire est choyé par l'éditeur qui le gratifie pour le coup d'une édition double DVD laissant largement (exclusivement ?) la parole à David Lynch.
A l'image du DVD de Mulholland Drive, le premier disque contient en lieu et place de tout chapitrage un accès thématique à l'univers de David Lynch concocté par Michel Chion d'après son récent ouvrage. Sobrement intitulé Lynch Kit ce procédé permet d'accéder à différentes scènes du film via des mots clés comme autant de leitmotiv des œuvres de Lynch. Cerise sur le gâteau, les fans pourront voir des instantanées issues des premiers courts-métrages du réalisateur.
Plus classiques, les suppléments du deuxième disque s'axent essentiellement sur David Lynch en tant qu'artiste. Ainsi, The air is on fire (VOST, 14min 53s) marque la première rencontre entre Michel Chion et son idole David Lynch lors de la fameuse exposition donnée à la fondation Cartier cette année. L'occasion pour le réalisateur d'évoquer de manière très intéressante ses travaux artistiques. Plus focalisé sur le cinéma, l'entretien entre Mike Figgis et David Lynch (VOST, 19 min 55s) permet à ce dernier de mieux expliquer ses démarches cinématographiques. Une mine d'informations pour les aficionados, doublée d'une belle leçon de cinéma frustrante dans la mesure où elle ne met pas assez en exergue les affinités évidentes entre Lynch et Figgis.
Toujours sur le mode de l'interview, David Lynch/National Film Theatre (VOST, 17min 14s) déconcerte dans sa première partie où Lynch évoque la méditation transcendantale (un sujet qui a visiblement touché le cameraman changeant constamment sa balance des blancs !) pour mieux dévier vers une conversation plus terre à terre et amusante prouvant si besoin est, que le réalisateur a le sens de l'humour. Enfin, David Lynch/Londres (VOST, 6min 16s) s'avère aussi court que redondant, Lynch évoquant des thèmes déjà abordés dans les bonus précédents.
Juste retour des choses pour ceux s'aventurant dans l'acquisition de ce film, les suppléments d'Inland Empire s'adressent avant tout aux fans de David Lynch qui n'apprendront malheureusement que peu de choses sur le film mis à part sa genèse et la place qu'il occupe dans la filmographie de ce cinéaste singulier.


