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Amityville, la maison du diable Édition Collector - DVD
Amityville, la maison du diable, 1979
Test DVD - Amityville, la maison du diable Édition Collector
Rédigé le 21 avr 2005 par
Francis Moury
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Avis image
Avis son
Avis bonus
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Test technique
Format original 1.85.1 Panavision couleurs en 16/9 compatible 4/3. Belle copie bien nettoyée et bien restaurée : il suffit de comparer avec les captures ci-dessous extraites du zone 1 sorti en 2000 pour se rendre compte du travail accompli. Beau master numérique qui reproduit certes bien les équilibres colorimétriques nuancé photographiés par Fred J. Koenekamp mais les couleurs sont un peu « refroidies » par rapport aux tons jaunâtres de la précédente édition. Gestion des noirs correcte dans l'ensemble même si de rares rémanences demeurent visibles. Fourmillement bien maîtrisé. Lissage du grain argentique excessif ? Ici il s'accorde très bien avec l'esthétique générale de la photographie et on ne le regrette pas particulièrement, d'autant que la copie 35mm était déjà assez « lissée » elle-même dans notre souvenir. Globalement un bon travail. Comme d'habitude seul le générique américain est présent sur toutes les versions sonores mais ce problème est général et pas spécifique à MGM.




Une piste DD 5.1 pour la VO américaine comme pour la VF d'époque. On vous recommande la VO lisible et bien sous-titrée qui fait preuve d'un meilleur équilibrage entre les trois éléments dialogue-musique-effets sonores. Même si les voix françaises sont correctes, leur dynamique est restituée un cran en dessous de celle de la VO. Vaste choix de langues et de sous-titres. Possibilité d'écouter le film en VO sans sous-titres si on le souhaite. Musique fonctionnelle de Lalo Schifrin dont on attendait beaucoup mieux. Le remixage 5.1 favorise les effets sonores de choc (coups de tonnerre, détonations d'arme à feu lors du massacre initial par exemple) mais ils étaient, de toutes manières, identiquement mis en valeur sur les pistes entendues au cinéma, dans notre souvenir.

Ce remixage n'est donc pas une trahison mais tout au contraire une bonne restitution aux normes actuelles. Mais si MGM avait aussi offert la piste originale 2.0 (audible sur la article-details_c-trailers offerte en suppléments), le lecteur aurait pu vérifier par lui-même nos souvenirs en les comparant l'une et l'autre. On en profite donc pour rappeler aux éditeurs qu'il faut impérativement proposer les pistes sonores originales d'abord, les remixages ensuite.
Test des bonus
MGM a fourni un bel effort. Bien sûr c'est un effort intéressé puisque le remake arrive et qu'il s'agit de le promouvoir. On peut vous dire qu'après avoir vu tous ces suppléments, vous pourrez soutenir une thèse de doctorat sur Amityville la maison du diable (dans la réalité comme dans la fiction) et recevoir sans problème la mention très bien du jury !

La première chose à faire est de sélectionner le langage des menus. Ils sont mignons, en 16/9 et à la mode : ils bougent tout le temps ; le son des coups de tonnerre vous fracasse les oreilles ! La navigation est donc un peu moins rapide qu'avec des vieux menus fixes classiques mais enfin dans des limites très raisonnables : quelques secondes d'attente sans plus d'un menu à l'autre. Ils ont le mérite de vous mettre tout de suite dans l'ambiance et évoquent graphiquement par un détail constant un élément choc de la belle scène finale sans trop la révéler tout de même, heureusement.
DVD 1
Outre le chapitrage en 32 sections numérotées mais pas titrées, on trouve comme unique supplément un commentaire audio (VOSTF) de Hans Holzer, professeur de parapsychologie. Cet éminent et intelligent spécialiste s'introduit lui-même brièvement (format 4/3, durée 1min 16sec) et précise la finalité du commentaire qu'il va faire. Distinguer ce qu'Hollywood et les scénaristes de ce film de Stuart Rosenberg - et de sa "suite-préquelle" : Amityville 2 (Amityville 2 Le Possédé, 1982) de Damiano Damiani - ont ajouté à la stricte réalité des faits. Car Holzer a visité personnellement la maison et a étudié soigneusement le cas en universitaire méthodique : il est en somme un peu le personnage réel joué par Richard Johnson dans La maison du diable de Robert Wise, toutes proportions gardées.

Bien sûr son commentaire fait un peu double-emploi avec les suppléments du DVD 2, mais il a le mérite de suivre la continuité filmique. On vous recommande donc de l'écouter. Le paradoxe est qu'Hollywood a en fait réellement adapté le livre original de Jay Anson de plus près en 1982 qu'en 1979, puisque le film de Rosenberg s'ouvre par le meurtre (réel) sans s'appesantir sur ses conséquences immédiates. Il nous raconte ce qui passe un an plus tard alors que le film de Damiani prendra pour sujet tout ce qui s'est passé avant le meurtre (réel) et ses conséquences immédiates. On regrette à ce sujet que puisque le commentaire de Holzer couvre aussi bien le Rosenberg de 1979 que la "préquelle" de Damiani de 1982, MGM n'ait pas eu la bonne idée de proposer un coffret groupant les deux films comme c'est le cas en zone 1 (avec en plus le troisième film signé Richard Fleischer).
DVD 2
L'ensemble est divisé en 3 sections : documentaires, pubs radio, article-details_c-trailers originale. Tous ces éléments sont disponibles en VOSTF sauf la article-details_c-trailers originale de 1979.

Allez-vous en ! (4/3 couleurs + N&B, durée 20min 30s)
On assiste à un entretien croisé avec James Brolin et Margot Kidder, les deux vedettes du film, illustré de nombreux extraits et de quelques documents de tournage. Il est intéressant car on y apprend nombre de détails sur la direction d'acteurs et on peut y voir une copie aux couleurs nettement plus chaudes, aux noirs bien plus contrastés et prononcés, même si parfois en moins bon état chimique.

Une histoire mystérieuse : Amityville la maison hantée (4/3 couleurs + N&B, durée 42min)
Un documentaire tourné pour la télévision History Channel. Il n'est pas mal fait et on a tous les éléments du dossier entre les mains, enfin presque tous puisqu'il s'agit de la première partie et que la seconde partie porte dessus un regard plus directement critique. En tout cas, on peut y voir de nombreux documents d'époque concernant le meurtre perpétré par DeFeo, entendre la famille Lutz qui demanda à l'Archevêque de Canterbury de les aider rituellement, et la maison sous tous ses angles. Convenons d'ailleurs qu'elle est d'autant plus impressionnante qu'on a vu le film car elle est quasi-identique et peut-même un peu plus grande en réalité !

Une histoire mystérieuse : Amityville réalité ou canular ? (4/3, durée 42min 30s)
28 jours après leur installation dans leur maison, la famille Lutz (George, Kathy et ses trois enfants issus d'un premier mariage) la quitte terrifiée au cours de la nuit du 28 janvier 1976. Ils abandonnent leurs affaires personnelles et n'y remettront jamais les pieds. 20 ans après, ils persistent et signent : ils ont été expulsés par des forces surnaturelles et ne doivent leur salut qu'à leur instinct de survie. Leur histoire a donné lieu à une controverse constante, où des avocats, des démonologues, des parapsychologues, des journalistes furent associés. On les accusa de mentir, d'avoir fabriqué un « hoax » (un canular). Cette seconde partie est beaucoup plus riche que la précédente et tout à fait démentielle. On y apprend même qu'A.I.P. a soumis les Lutz au détecteur de mensonge : ils réussirent le test. Et lorsqu'on les regarde aujourd'hui témoigner, très franchement, on a du mal à penser qu'ils ne sont pas sincères à moins qu'ils ne soient très bons acteurs dans le même rôle depuis 25 ans

Amityville la maison du diable (4/3 durée 5min 23sec)
Pré article-details_c-trailers du remake c'est ce qu'on appelle un « sneak peek », un reportage promotionnel sur le tournage du remake où on peut entendre les acteurs, le réalisateur, le producteur donner leurs impressions sur le film original, la manière dont ils se positionnent par rapport à lui, et découvrir quelques images d'archives sur les faits réels pas encore aperçues dans les documentaires précédents.

Pubs radio
Cette section comprend sept spots radiophoniques titrés, accessibles séparément, d'une durée moyenne de 30 secondes : savoureux même si un peu répétitifs. Tous en VOSTFou en VO au choix.
Bande-annonce originale (1979)
16/9 compatible 4/3, durée 2min 25s. VO non sous-titrée : c'est le seul élément de toute cette interactivité qui ne le soit pas. Cette article-details_c-trailers est très belle et bien montée, aux normes d'efficacité de l'époque. Elle permet d'avoir connaissance de la piste sonore originale Dolby 2.0 car elle n'a pas été remixée.


