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Mr. Untouchable - DVD
Mr. Untouchable, 2007
Test DVD - Mr. Untouchable
Rédigé le 06 mai 2008 par
Julien Foussereau
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Avis image
Avis son
Avis bonus
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Test technique
Comme d'habitude, la qualité vidéo dépend des sources. Pour ce qui est du récit premier, il y a peu à redire. On reconnaît le rendu lumineux, un peu doux mais de haute tenue de la caméra HD. L'ensemble est joliment transféré sur DVD. Saturation, contrastes, définition, tout est OK.
Grosse surprise côté son. Au choix, économique de la VO stéréo ou de la VO DTS plein débit ; une bonne économique ou un véritable char Panzer sonore ! La DTS offre très logiquement une ouverture sur les canaux surround plus importante. On pourrait douter du bien fondé d'un tel codec dans un documentaire. Pourtant il suffit de basculer d'une piste à l'autre lors des transitions musicales pour comprendre : les standards de Curtis Mayfield, Marvin Gaye et Isaac Hayes ont une tout autre tenue (plus de basses, plus de puissance, plus de nuances, le bonheur !)
Test des bonus
Toujours fidèle à sa réputation, Wild Side propose des compléments juste et précis comme il faut. On commence par 34 minutes de scènes coupées loin d'être superflues. L'occasion via les témoignages de son ex-femme ou du procureur général de l'époque d'affiner le côté calculateur et imperturbable de Nicky Barnes. Le morceau de choix de cette partie suppléments est American dealers : Conversation entre Franck Lucas et Nicky Barnes 30 ans après.
C'est un moment étrange car on constate que Denzel Washington a beaucoup travaillé sa diction (Lucas est un vrai « cul terreux » de Caroline du Sud et ça s'entend !) pour l'interpréter dans American Gangster ; que la terreur des seventies n'a plus très fière allure dans son fauteuil de paraplégique. Le calme et la courtoisie dominent cette conversation par téléphones interposés mais il faut se méfier de l'eau qui dort : deux trois sous-entendus ne sont jamais très loin de réveiller les vieilles tensions (« J'ai balancé que des flics ripoux, moi, pas des collègues ! », « T'avais essayé de mettre un contrat sur ma tête, Franck ! »)
Ah ! Les balances sont vraiment mal perçues même chez le producteur Damon Dash qui enfonce Barnes dans l'entretien avec l'équipe du film (14min). En gros, on règle ça entre hommes dans la rue... heureusement que Marc Levin parvient à sortir de cet argumentaire cliché. Les Infiltrés (8min), entretien avec deux agents des stups undercover qui ont permis via leur travail en sous-marin de faire tomber Barnes, ponctue agréablement cette section.
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