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Infernal Affairs - DVD
Infernal affairs, 2002
Test DVD - Infernal Affairs
Rédigé le 18 mar 2005 par
Stéphane Argentin
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Avis image
Avis son
Avis bonus
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Test technique
Si la note peut paraître sévère, deux raisons l'expliquent : tout d'abord la comparaison avec les éditions hongkongaises (le Zone All et le Z3 du coffret 6 DVD) puis la qualité de l'encodage.
Sur les captures ci-dessous, on constate très distinctement, pour commencer, les différences de master employé à la base, avec tout d'abord en terme de cadrage, un Z2 qui offre un peu plus d'image en largeur et un peu moins en hauteur. Mais la plus grosse différence vient surtout de la colorimétrie, avec des contrastes nettement plus marqués sur les deux éditions hongkongaises (encore un peu plus sur l'édition Z3) et une tendance du Z2 à « blanchir » les couleurs. Il suffit pour cela de comparer l'image en noir et blanc, l'image où Tony Leung est assis dans un fauteuil les yeux fermés ou encore, d'une manière générale, la couleur de peau des visages. En ce qui concerne la propreté, aucun des trois n'est vraiment mieux servi puisqu'il comporte chacun leur lot de petites taches à différents endroits, en quantité toutefois infinitésimale.

Zone 2

Zone 3

Zone All

Zone 2

Zone 3

Zone All

Zone 2

Zone 3

Zone All

Zone 2

Zone 3

Zone All
Du côté de l'encodage, le Z2 n'est pas vraiment au mieux une fois encore puisque si les éditions hongkongaises comportent quelques effets de rémanences, ces derniers sont davantage présents sur le DVD français tandis que d'une manière générale, les images délivrées manquent de piqué et de netteté, la compression ayant visiblement tendance à lisser le grain de la pellicule.
La partie sonore est mieux servie que l'image, tout du moins en ce qui concerne la version cantonaise, la plus puissante, dynamique et spatiale de toutes les pistes offertes puisque la VF DD 5.1 se montre beaucoup plus renfermée tandis que la VF DTS 5.1 ne gagne que légèrement en ouverture à volume sonore égal (les deux pistes DD 5.1 ont été mixées à +4dB). En revanche, le rendu des différents effets et des dialogues demeure inchangé dans les trois cas.

Si le film ne se prête guère à une avalanche d'effets en tous genres, les éditions hongkongaises offrent néanmoins des pistes cantonaises DTS plein débit qui enterrent littéralement leur homologue Dolby Digital (n'ayons pas peur des mots !) en terme de puissance, de basses fréquences et de spatialisation. Si l'apport est moindre, on notera également que l'édition Z3 offre même des pistes DD 5.1 EX et DTS 6.1 ES Discrete avec flags. Une rareté puisque les films proposant ce type de mixage DTS en plein débit se comptent sur les doigts d'une main (au hasard, la fulgurante édition japonaise d'Avalon de Mamoru Oshii).
Test des bonus
Pour rendre justice à la très belle notoriété qu'a connu le film depuis sa sortie à Hong-Kong, l'éditeur français a fait de gros efforts pour proposer une grande quantité de suppléments (tous VOSTF).

On trouve pour commencer un commentaire audio indiqué comme faisant intervenir les réalisateurs et l'équipe du film mais où il est bien difficile de savoir qui parle puisque personne ne se présente. Les interventions sont majoritairement orientées sur le scénario ou bien s'y raccrochent toujours à un moment ou un autre et démontrent à quel point une grande partie du film était déjà clairement établie à cette étape du projet : « on savait qu'on voulait tel angle de caméra, tel montage, que tel personnage allait ressembler à ça au moment de l'écriture ». Tandis que les deux réalisateurs évoquent à de multiples reprises l'évolution de leur collaboration au fil du temps, les propos s'éloignent parfois du simple cadre cinématographique pour « philosopher » sur la vie au sens large (le bien, le mal, l'amour ).

Direction ensuite le second disque où nous attendent pour commencer des interviews (15min) qui abordent une fois encore le scénario, depuis sa première ébauche jusqu'à sa version finale (le script a ainsi oscillé entre 30 et 60 séquences selon les différents stades d'écriture). Les deux réalisateurs abordent également la répartition du travail entre eux deux tandis que dans une ambiance très décontractée au cours de la seconde partie (Anthony Wong : « Je choisis mes films en fonction de l'argent et on discute après », Andrew Lau : « je ne voulais pas faire un film qui plairait à ma femme ou à mes enfants mais un film qui rapporte de l'argent »), les deux metteurs en scène reviennent sur l'insistance du chorégraphe pour inclure davantage de scènes d'action. Anthony Wong conclut sur les « plagiats » qui ont tenté de faire de même par la suite mais se sont « ramassés » car la réussite du film tenait dans un tout.

Dans la rubrique Autour du film, on trouve tout d'abord un making of (16min 02s) des plus convenu, aussi bien sur le fond que sur la forme. Dans une alternance d'extraits et d'interviews, la première moitié est consacrée à la présentation des personnages puis, au cours de la seconde moitié, à la frontière ténue qui sépare le bien du mal avant de se conclure comme il a débuté, sur de nombreux éloges.

Viennent ensuite les scènes ratées (14min 27s) qui n'ont que peu de rapport avec un bêtisier à quelques exceptions près puisque l'on assiste souvent à de multiples prises d'une même scène sans que l'on sache vraiment les raisons du « ratage » (des petites explications sous la forme d'un commentaire audio auraient été les bienvenues).

Dossier confidentiel (6min 6s) est en quelque sorte un prolongement du making of puisque l'on assiste au tournage de différentes scènes puis à une petite séance d'enregistrement orale en studio.
On trouve ensuite des comparatifs film / storyboard pour cinq scènes (de deux à quatre minutes), proposées chacune avec trois angles différents (storyboard, film ou les deux en même temps) et une fin alternative (8min 11s) qui ne diffère en réalité que de deux minutes environ puisque les trois premières et les trois dernières minutes (le générique de fin) restent identiques. Sans rien dévoiler de son contenu, on dira simplement qu'elle modifie très légèrement l'issue de l'intrigue et supprime l'épilogue très « solennel » (soit environ deux minutes de film en moins).

Enfin, trois bandes-annonces (2.35 16/9), une pour chaque volet de la trilogie, conclut les suppléments du second disque.

En plus du commentaire audio, du making of, des bandes-annonces et du dossier confidentiel, le DVD hongkongais Zone All offrait neuf minutes de prises ratées différentes de celles proposées sur le Z2 ainsi qu'un vidéoclip, des biofilmographies et des galeries de photos mais ne contenait pas en revanche les interviews ou encore les comparatifs film / storyboard.

L'édition Z3 sortie ensuite à savoir celle contenant les trois films de la trilogie dans un coffret 6 DVD (trois pour les films et trois pour les suppléments) est la plus riche de toutes puisqu'elle contient les mêmes bonus que le Z2 (23 minutes de scènes ratées correspondant à celles du Z2 auxquelles s'ajoutent celles du Zone All, ainsi que quinze minutes d'interviews différentes du Z2 selon toute vraisemblance) auxquels s'ajoutent un reportage sur la couverture médiatique du film (10min), la conférence de presse japonaise (15min), la première du film au Japon (18min), d'autres interviews accordées par l'équipe du film à la presse nippone (37min) ainsi qu'une petite vidéo sur la conférence de presse et les séances photos lors de la présentation du film en Corée. Attention cependant, aucun des suppléments présents sur les éditions Zone All ou Z3 ne sont sous-titrés.

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