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Double agent - DVD
Double agent, 2003
Test DVD - Double agent
Rédigé le 16 mar 2005 par
Stéphane Argentin
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Avis image
Avis son
Avis bonus
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Test technique
Les images offertes par cette édition Z2 sont globalement très propres et plutôt bien encodées avec un beau rendu des couleurs et des contrastes bien appuyées permettant une parfaite lisibilité des nombreuses scènes situées en basse lumière. Une rapide comparaison entre les éditions Z2 et Z3 coréenne permet de constater des rouges un peu trop saturés sur le Z2 (les visages), les autres couleurs ainsi que le cadrage étant rigoureusement identiques. La plus grosse différence se situe au niveau de la définition de l'image, beaucoup plus pointue et nette sur le Z3.

Zone 2

Zone 3 coréen

Zone 2

Zone 3 coréen
Le contenu du film n'offre que de rares opportunités à la bande son de se manifester sur les 5.1 canaux ou encore de démontrer une grande puissance mais celle-ci sait néanmoins se faire entendre à l'occasion (la scène sous la pluie au chapitre 10 par exemple) et offre également à la musique une belle ouverture frontale tout en conservant les dialogues perpétuellement clairs et limpides. Les variations entre les différentes pistes offertes sont pour ainsi dire inaudibles, qu'il s'agisse de la VF DD 5.1 ou bien de la VO DD 5.1 ou DTS 5.1. En revanche, l'unique piste coréenne DD 5.1 disponible sur l'édition Z3 (aux côtés d'une DD 2.0 surround) offre davantage d'ampleur et de puissance.
Test des bonus
Malgré un contenu prometteur sur le papier, l'interactivité, entièrement VOSTF déçoit quelque peu. Le making of (32min 32s) nous propose d'assister au tournage de différentes scènes du film sans plus de valeur ajoutée si ce n'est une intervention du réalisateur et trois ou quatre de l'acteur principal qui ne couvrent guère plus que quelques minutes. Le metteur en scène nous apprend néanmoins que la rédaction du scénario, depuis les premières lignes jusqu'au script final, a duré huit mois et a nécessité l'emploi de sept personnes (assistants inclus). On déconseillera en revanche très fortement de regarder ce documentaire avant d'avoir vu le film puisqu'il en dévoile le contenu de l'ultime scène.

Dans la rubrique interviews, le réalisateur (6min 44s) nous explique brièvement les couleurs employées à l'image, l'influence de certains réalisateurs (Steven Spielberg, David Fincher ou encore Michael Bay) dont il analyse chaque film en détails tandis qu'il insiste bien sur le fait que Double agent est avant tout une histoire axée sur le partage du personnage principal entre deux idéologies et non un film d'action.

De son côté, le compositeur du film (8min 31s), Michael Staudacher, nous apprend qu'il est en réalité professeur de musique à l'école allemande de Séoul et que son intérêt pour le film fut avant tout lié à son sujet (la séparation d'un pays en deux), un thème qui lui tenait à cur en tant qu'allemand d'origine. Il évoque ensuite le début de son travail au stade de l'écriture du scénario ou encore l'emploi d'un orchestre qui permet davantage de nuance que des musiques synthétiques.

Enfin, l'acteur principal (8min 7s), Han Suk-kyu, revient sur ses débuts à la télévision avant ses premiers long-métrages, Tell me something (La 6ème victime en français) et Shiri suivi d'une pause de trois ans avant d'accepter Double agent. Il évoque ensuite son entraînement aux arts martiaux et ses rencontres avec de véritables émigrés nord coréens pour les besoins du film. En guise de conclusion, il encourage avec force et conviction tous les films pouvant traiter de la séparation de la Corée en deux États.

Pour clore la rubrique suppléments, on trouve des comparatifs film / storyboard pour trois scènes ainsi qu'un spot TV (1.85 4/3, 31s) tandis que le premier disque qui contient également le film offre plusieurs bandes-annonces de titres parues ou à paraître chez l'éditeur. À noter que l'édition coréenne contenait également un commentaire audio du réalisateur absent de cette édition Z2.



