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Vendeuse de cigarettes du Mosselprom (La) - DVD
Vendeuse de cigarettes du Mosselprom (La), 1924
Test DVD - Vendeuse de cigarettes du Mosselprom (La)
Rédigé le 12 déc 2007 par
Nicolas Thys
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Avis image
Avis son
Avis bonus
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Test technique
Pour un film russe de 1925 resté cloitré depuis une éternité au fin fond d'une cinémathèque on peut considérer la copie proposée par Carlotta comme correcte malgré ses nombreux défauts dus au temps et au manque de copies disponibles. Un nombre important de poussières, rayures et tremblements n'ont pu être gommées mais l'ensemble est tout à fait regardable sans trop de gêne. Seul élément plus embêtant : on ressent de temps à autre les effets numériques de la restauration.
Il s'agit d'un film muet, la critique du son s'attardera donc sur la partition proposée par l'éditeur. Rappelons qu'il n'y a aucune partition originale pour ce film. La musique, composée et improvisée par un très bon duo est à la fois simple et efficace. Nulle fioriture ni orchestration grandiloquente et inutile ici mais seulement quelques notes aux accents slaves qui accompagnent agréablement le film sans le dénaturer et tout en restant très personnel et mélodique.
Test des bonus
Les suppléments sont assez bons. D'abord un documentaire d'une demi heure qui retrace la redécouverte du film par la cinémathèque de Toulouse, sa restauration à Bologne, et sa diffusion. Egalement plusieurs interventions de personnalités qui analysent certains éléments du film tout en sachant rester critique et sans vanter son incommensurable beauté là où il n'y a que du vent comme c'est souvent le cas dans les bonus des DVD. Le directeur de la cinémathèque russe, malgré toute sa joie de voir ce film restauré, émet quelques réserves à propos de la restauration numérique. Un document intéressant en somme car il va bien au-delà de la simple promotion.
Ensuite deux courts-métrages d'animation russe réalisés au studio de la Mezhrabpom et présentés par Natasha Laurent, déléguée générale de la Cinémathèque de Toulouse et spécialiste du cinéma soviétique. Le cinéma d'animation russe en était là à ses coups d'essai, loin de ce qu'il a pu donner par la suite : les décors et personnages sont ultra minimalistes et les films sont simples. On est loin des dessin-animés des Disney, Iwerks, McCay ou Cohl mais, tout comme La Vendeuse de cigarettes, ces deux courts-métrages restent historiquement importants, des témoignages de l'état du film d'animation en Russie dans les années 20.


