Test : Woman (The)

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21 février 2012 - Tonton BDM

Depuis presque dix ans déjà, on parlait toujours du « réalisateur de May » quand on évoquait Lucky McKee. Cela risque de changer aujourd'hui ; le cinéaste américain va à coup sûr devenir le « réalisateur de The Woman » dans l'inconscient collectif tant le film s'avère une grosse claque bien brutale (du genre de celles qui piquent encore la joue quelques heures après la projection), se permettant un nombre impressionnant d'audaces scénaristiques et formelles, pas forcément toutes du meilleur goût ou de la plus grande élégance, mais qui contribuent à faire de The Woman un objet très personnel et unique, ce qui est d'autant plus étonnant puisqu'il s'agit d'une suite (celle d'événements narrés dans un long-métrage appelé Offspring) et que le film est co-signé par Jack Ketchum... 



Accédez à la galerie en cliquant sur la capture ci-dessous :


The woman


The woman, aka la femme de Lucky McKee, arrive donc enfin sur support Blu-ray, sous les couleurs d'Emylia. Fier de son bébé et conscient de la nature puissante de l'œuvre (le premier « vrai » bon film de son catalogue, mine de rien), l'éditeur propose d'ailleurs un excellent boulot sur le master : belle texture cinéma, piqué précis, couleurs naturelles, bon niveau de détail (surtout sur les paysages). Malheureusement, les noirs et les arrière-plans pèchent un peu, avec quelques fourmillements tenant parfois de la vilaine et envahissante pixellisation. Côté son, les deux mixages encodés en DTS-HD High Resolution Audio 7.1 proposent par contre une belle spatialisation et une immersion du tonnerre, soulignant avec force les effets chocs et les passages les plus oppressants du film. On privilégiera néanmoins la VO, nettement plus forte, et on déplorera un léger décalage sur les sous-titres, par ci par là (ainsi qu'une ou deux fautes de français). Côté bonus, on retrouvera une série de scènes coupées, intéressantes - on y apprend plus explicitement que la prof de géométrie de Peggy est lesbienne - mais malheureusement proposées sans le moindre sous-titre. De plus, un vilain bug intervient aux environs de la troisième minute et provoque un méchant larsen, très désagréable. L'excellent making of sera également à réserver aux anglophones avertis, puisqu'il est dénué de sous-titres français.

Apport HD : Globalement, un beau boulot, avec un petit bémol sur la gestion des arrière-plans et des regrets quant à l'absence de sous-titres sur les suppléments.

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