Test : Bataille de Passchendaele (La)

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14 août 2010 - Julien Foussereau

L'interactivité du Blu-ray s'avère un tantinet plus fournie que celle du DVD puisqu'on y trouve, en plus de la bande-annonce, un making of assez conséquent de 45 minutes. Ce dernier ratisse assez large et chaque intervenant clé (à peu de choses près) y va de son couplet, qu'il s'agisse des machinos, du directeur photo, de l'accessoiriste ou encore du chef décorateur. La star centrale reste malgré tout Paul Gross en tant que réalisateur - producteur - scénariste - acteur principal qui confesse avoir voulu faire ce film en hommage à son grand-père qui fut un combattant de la bataille de Passchendaele. C'est pourquoi, il a prêté une attention toute particulière à l'authenticité historique des évènements malgré un budget assez serré (et visible pendant le film, hélas). L'anecdote la plus intéressante vient d'un consultant militaire de l'armée canadienne expliquant l'origine de la méconnaissance de cette bataille. Au moment de celle-ci qui fut une véritable hécatombe pour les combattants de la feuille d'érable, le parlement canadien envisageait la conscription. Le gouvernement redoubla donc d'effort pour étouffer ce massacre et obtenir un vote favorable de son assemblée parlementaire.

 

Apport HD : Il va sans dire que La Bataille de Passchendaele gagne à être vu en Blu-ray vu les intentions photographiques difficiles pour un codec comme le MPEG-2. Le making of généreux constitue également un plus pour apprécier la sincérité de Paul Gross. En revanche, la bévue technique sur la VO est franchement limite et justifie la faiblesse de la notation.

La Bataille de Passchendaele bénéficie d'un transfert 1080p / AVC on ne peut plus acceptable. Les phases guerrières laissent transparaitre davantage de grain argentique que la partie canadienne, plus lisse et baignée dans des couleurs chaudes mettant en valeur les magnifiques paysages montagneux aux abords de Calgary. Ce n'est certes pas une qualité d'image ultime mais force est de reconnaître que le film de Paul Gross (l'officier de la police canadienne dans la série Un tandem de choc) jouit d'un confort de visionnage certain grâce à des contrastes profonds, un piqué honorable et un bruit vidéo tenu en respect. Dommage toutefois que l'on décèle quelques taches de copie.

 

Opening propose VO et VF encodées en DTS-HD Master Audio 5.1 et 2.0 Stéréo. Les mix en présence ne font vraiment pas dans la subtilité. Ce qui prête à sourire lorsqu'on peut lire sur la jaquette « Les scènes de guerre rivalisent avec le début de Il faut sauver le soldat Ryan ». Parce que, même si l'incipit du film de Spielberg stupéfait par sa violence graphique et barbare, le sound design s'y révèle d'une finesse incroyable. Rien de tout ça ici. Les canaux arrière relaient le sifflement des balles ou les explosions de mortiers avec efficacité. Ne manque que ce bonus de précision pour emporter totalement l'adhésion. Resterait un mixage tout à fait compétent s'il n'y avait cet inattendu bug : des retours éclairs à la VF pendant la lecture de la piste VO DTS-HD MA 5.1. Et ce, à deux reprises. D'autant plus étonnant que le DVD ne souffre pas de cet impair. Un petit mot sur la VF : techniquement similaire à la VO, elle est bel et bien « caribou » avec des pointes d'accents décelables ça et là. On notera deux trois fautes d'accord dans les sous-titres tant qu'à faire.

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