••• Hervé Bodilis (Pornochic, Russian Institute)


14 oct 2005 Par Didier Verdurand

Aujourd'hui locomotive chez Dorcel avec les séries Pornochic et Russian Institute, Hervé Bodilis donne très peu d'interviews - pour ne pas dire aucune - parce qu'il n'aime pas cet exercice. Il a pourtant accepté de nous en accorder un long avec une grande disponibilité pour aborder plusieurs sujets qui intéresseront ses nombreux fans comme ceux qui ne le connaissent pas mais qui veulent prendre des nouvelles du porno en France. Les propos du meilleur pornographe français actuel, c'est sur Écran large (d'esprit) et nulle part ailleurs.

 

Ta rencontre avec Marc Dorcel ?
J'ai découvert le porno via ses films quand j'étais un jeune pompier de dix-huit ans. Mes copines à l'époque étaient plutôt du genre à être en jean et je fantasmais sur les porte-jarretelles des comédiennes de Michel RicaudÂ… Je passais par la rue St Denis quand j'allais à la caserne et je matais les filles avant d'aller dans un sex-shop me calmer en regardant un film, c'est tout ce que je pouvais m'offrir avec ma solde ! (Rire.) Plus tard, les circonstances de la vie ont fait que j'ai commencé à travailler dans le X, je faisais une série de six films hétéros pour la chaîne Kiosque, avec de très jolies filles. Grégory Dorcel cherchait à l'époque un réalisateur à qui proposer la réalisation de la série Pornochic, il est tombé sur l'un de mes produits et a cherché à me joindre. N'y croyant pas, j'ai laissé traîner l'affaire trois ou quatre mois, et puis un jour je me suis décidé à l'appeler pour être fixé. Il était 14h, et à 16h j'étais dans son bureau.

 

 

Tu as commencé par le cinéma gay ?
J'etais photographe pour un groupe de presse gay qui m'a envoyé sur un film gay pour un reportage sur un réalisateur. Ce dernier s'y prenait tellement mal et gagnait tellement d'argent que j'ai décidé de m'y lancer. Au début pour l'argent et puis très vite l'envie de bien faire a pris le dessus et je me suis pris au jeu, la plupart des acteurs sont devenus des potes. Quand Kiosque a voulu créer un créneau gay dans leurs programmes, ils se sont tournés vers mon catalogue et ça a bien marché. Au bout d'un moment, je me suis dit que ça serait intéressant vu que j'avais tout le matériel, de m'essayer au porno hétéro. Kiosque a été convaincu et m'en a commandé, comme Hustler aux États-Unis. J'ai la même approche quand je m'attaque à un film, qu'il soit gay ou hétéro. Il faut se poser des questions sur les attentes du public visé sachant que je travaille avant tout sur l'esthétisme. Qu'est-ce qui fait fantasmer les gays ? Un bon casting et de bons personnages ! Les homos fantasment beaucoup sur les pompiers, les militaires, les infirmiersÂ… Comme chez les hétéros, il y a des personnages récurrents !

 

Les premiers émois de films X chez Bodilis ?
Au départ tout me plaisait mais en regardant de plus en plus, je devenais difficile. Et petit à petit, je me suis dirigé vers les films Dorcel car j'adorais la lingerie. Lors de la pénétration c'était cadré suffisamment large pour que l'on voit le bord du bas nylon et le début de la couture. J'adorais ça ! Dès qu'on cadrait trop serré, je décrochais. À quoi tient une émotion sur un film X et pourquoi on en aime un plus qu'un autre ? Moi, c'était justement à cause de ces cadrages larges. Ce qui m'intéresse à filmer, ce sont les visages des actrices. C'est un peu lourdingue de leur filmer que la chatte en gros plan. Les chaussures, les bas, la lingerie qu'elles portent, sont largement plus excitants. L'intérêt de faire des gros plans, c'est juste de la technique et un certain respect des règles établies.

 

 

Tu regardes des films X aujourd'hui ?
De temps en temps quand on me les recommande mais c'est rare car je suis déçu en général. Mon plus gros problème est de trouver de l'inspiration pour faire de bons films donc si je commençais à regarder chez les autres, ça serait du copiage, conscient ou inconscient. En revanche, je puise dans ma culture ciné, comme le font des réalisateurs traditionnels comme TarantinoÂ… J'ai toujours en tête La femme en noir de Michel Ricaud. Et des films traditionnels aussi, comme Pulsions de De Palma. Pour habiller mes filles, je ne lis pas Hot Vidéo, je regarde les magazines de mode. Je puise aussi quelques idées dans les BD pornos car l'imagination n'est pas limitée par un budget.

 

 

La baise dans un porno, c'est compliqué car il faut trouver le bon axe qui va avec la bonne position. Il n'en existe pas des masses pour qu'on puisse voir la pénétration – si on ne la voit pas, c'est un film érotique. Dans 80% des cas, quand un réalisateur du traditionnel tente un porno, il se vautre pour plusieurs raisons. Avec le budget qu'il aura pour une journée de tournage sur un film traditionnel, nous faisons un film entier. On ne dirige pas les comédiens de la même manièreÂ… Bref, c'est un métier qu'il ne faut pas dévaloriser en disant que c'est facile car ce n'est pas vrai.

 

Quels sont les meilleurs comédiens dans le X selon toi, aujourd'hui ?
J'ai rencontré Nina Roberts en faisant Protection très rapprochée et c'est grâce à elle que je retravaille aujourd'hui en France car elle m'a donné envie de diriger des françaises. Je les trouve souvent mal exploitées. J'ai d'ailleurs appelé Nina, qui a arrêté le X, pour lui dire que j'avais pensé à elle pour un rôle de lesbienne et elle a gentiment accepté. J'ai aussi aimé travailler avec Oksana d'Harcourt, qui vient d'arriver dans le X avec plein de bonne volonté pour faire du bon boulot. Elle est réaliste, elle voit les limites de son talent comme je vois les limites du mien et cela se compense par le travail. Elle apprenait ses textes par cœur, ce qui fait gagner du temps, on a fait plusieurs répétitions, et quel que soit le résultat, je trouve respectable qu'elle ait donné son maximum. Maintenant, on verra, je n'ai pas encore vu les rushes. Niveau X, elle m'a impressionné, je devais faire attention à bien me placer pour ne rien perdre de l'intensité sexuelle qu'elle dégageaitÂ… Son potentiel est énorme, elle va tout exploser dans les deux ans qui arrivent.

 

 

Très bon choix de Dorcel alors ?
Oui mais j'en profite pour apporter une nuance. Dorcel, c'est un groupe. Marc et Grégory écoutent leurs collaborateurs, leur attachée de presse Marie-Laurence, les commerciaux, la fille au standardÂ… Par exemple, tout le bureau donne son avis sur une nouvelle jaquette, il ne faut pas croire qu'un maître absolu règne sur tout le monde. Dans le cas d'Oksana, plusieurs personnes ont aussi donné leur avis. Je me sens bien chez Dorcel aussi pour cette raison, c'est agréable de savoir que son avis sera écouté par le capitaine du navire, qui en tiendra compte. Ce n'arrive pas si souvent dans les autres entreprises où on parle souvent dans le vide.

 

Des actrices françaises se plaignent que les filles de l'Est sont exploitées, qu'elles ne savent pas jouer, bref, qu'elles leur piquent leur boulot !
Qui dit ça ? Les gros tas qui ne savent pas faire un régime ? Des filles blanches qui ne savent pas ce que c'est un solarium ? Des nanas qui ne peuvent pas aller chez le coiffeur avant d'arriver sur un tournage ? Je crois que pour critiquer, il faut déjà assurerÂ… Si les actrices françaises bouffaient un peu moins, allaient dans les salles de sport, savaient que les ongles écaillés, ça fait crado et qu'une mauvaise épilation, ça donne des boutons visibles à l'écran, alors elles auraient probablement plus de travail.

 

 

Et pour le salaire ?
Une fille de l'Est est payée exactement au même tarif qu'une française - en tout cas dans mes films, je ne sais pas chez les autres. Elles sont même parfois plus chères. C'est rassurant pour quelqu'un qui ne trouve pas de travail de se dire que ce n'est pas parce qu'elle est moche ou idiote mais parce qu'il y a des filles de l'Est qui prennent moins cher ! Franchement, ce comportement m'énerve. Il faut aussi savoir que l'argent qu'elles reçoivent correspond à beaucoup plus dans leurs pays. Si en France un appartement vaut 1 million d'euros, il vaut quatre fois moins cher là-bas donc une fille dans le X va très vite changer sa vie en deux ans, elle pourra se loger, acheter une voiture, aider sa famille... Une française a pour commencer sa note de téléphone à régler. Je trouve cela malheureux, je préfèrerais que nos actrices françaises s'en sortent mieux mais le porno français ne suffit pas et c'est pourquoi celles qui travaillent bien partent aux États-Unis pour se faire de l'argent. Mais pendant qu'on y est, on peut se demander si le X existe en France. Pas de manière professionnelle selon moi. Accueille-t-on en France des productions américaines ? Chaque semaine, un avion se pose à Prague ou Budapest pour une nouvelle production ! C'est pourtant plus facile de trouver en France de jolis décors !

 

 

 

Les hardeurs n'ont pas que leur sexe qui est surdimensionné, il y a l'ego aussi, d'après ce qu'on entendÂ…
C'est normal. Rappelles-toi la photo de classe quand tu étais gamin, tu avais l'impression de passer pour un con auprès de tes camarades, tu arrivais fringué spécialement, ta mère te disait de ne pas te moucher dans ton pull et de ne pas te tâcherÂ… Quinze ans plus tard, comment peux-tu arriver sur un plateau devant une équipe et te foutre à poil ? Il faut déjà qu'ils se trouvent beaux. Ensuite qu'ils aient un gros sexe, puis qu'ils réussissent à bander. Un ego surdimensionné est préférable, il leur facilitera le travail !

 

Tu es branché gonzo ?
Je n'en regarde pour ainsi dire quasiment jamais. Je préfère voir une bourgeoise masturber son homme en le regardant dans les yeux plutôt que de contempler le spectacle d'une nana qui se fait défoncer et humilier et pour terminer la tête dans les chiottes. Chacun sa sexualité mais personnellement, je ne suis pas touché. Je veux que mes filles restent belles, il n'y a rien de dégradant pour l'image de la femme dans les Pornochic ou mes autres films. La plupart des actrices avec qui je travaille font aussi du gonzo, donc quand elles tournent pour moi, elles hurlent comme des vaches en déformant leur visage avec les yeux qui sortent des orbites. Il a fallu que je sois clair en leur demandant d'oublier tout ce qu'elles avaient apprisÂ… L'excitation passe par le regard selon moi et pour faire du bon porno, il faut s'inspirer de la vie réelle.

 

 

De nombreux lecteurs imaginent probablement qu'un réalisateur dans le X se tape ses actricesÂ…
J'ai déjà essayé mais déjà, j'ai une petite bite et ensuite, ma femme est sur tous mes tournages ! (Rire, puis prenant un ton très sérieux.) Elle est un soutien psychologique énorme et en plus, je trouve qu'elle est très bonne styliste. Son avis compte beaucoup. Elle est hongroise et parle maintenant très bien le français, nous sommes ensemble depuis cinq ans. De ce fait je ne suis pas non plus vraiment un étranger là-bas, et cela me facilite mes tournages. Pour en revenir à ta question, je pense qu'en général, cela n'arrive pas dans le milieu, Pierre Woodman est un cas à part, complexe d'ailleurs.

 

Avec ton succès actuel, as-tu les moyens de faire ce que tu veux ? Bodilis est-il indépendant artistiquement ?
Il n'y a qu'une seule société en France qui est capable de me donner les moyens pour travailler, c'est Dorcel. Dorcel m'a donné les moyens de réaliser mes pornochics. Je n'ai pas eu de frustrations pour réaliser ce que je veux. Au vu du budget alloué qui est loin des 100 000 euros que certains peuvent avancer - pour de très grosses productions - on doit donc s'adapter. Par exemple, j'ai déjà dû changer le scénario sur le tournage même parce que j'avais prévu de tourner une scène avec le beau temps et il pleuvait au moment où il fallait mettre en boîte la séquence. En tournant 4 jours, j'ai dû écrire ainsi 3 scénarii différents. 5 jours de tournage et 20 heures de sommeil en tout, c'est dur pour être génial. Mais les budgets chez Dorcel me permettent de travailler comme je le désire. Il n'y a pas un film que j'ai pas réussi à faire parce qu'on ne m'a pas donné le budget suffisant. Un jour toutefois, je partirai de chez Dorcel pour faire les films que me tiennent vraiment à cœur, quand j'aurai envie de faire mon artiste.

 

 

J'ai envie de raconter des choses plus complexes, plus noires que ce que l'on voit dans le X traditionnel où tout le monde est gentil, tout le monde a du pognon pour aller au volant de sa rolls faire sauter sa femme par des mecs sur un chantier. La vie, c'est pas ça ! Il est nécessaire d'avoir une indépendance financière pour pouvoir faire des films qui risquent de ne rien rapporter car ils ne collent pas à la réalité économique du marché, une réalité finalement qu'imposent les commerciaux des boites désireux de ne prendre aucune initiative et de se conforter à un moule scénaristique et stylistique en vigueur. À moins d'avoir une richesse personnelle, il faut bosser. Alors, oui, je fais ce qui me plaît actuellement mais il y a quelques films que je voudrais tourner et que je ne pourrai réaliser qu'une fois à l'abri du besoin. En tout cas, si j'ai envie de faire ces films, je veux aussi qu'ils marchent. Je n'ai pas envie de les faire que pour moi. Je fais des films pour que les gens les regardent. Je pense que je peux atteindre les gens, leur donner d'autres émotions que sexuelles.

 
Parmi les anciennes égéries de Dorcel, ça te manque de ne pas avoir tourné avec Mélanie Coste ?
Absolument pas !

 

Laure Sainclair ?
C'est un regret, en plus je l'ai rencontrée plusieurs fois quand je faisais des photos. C'est une fille très gentille. Je me donne du mal pour que les filles soient jolies sur le plateau, qu'elles se sentent bien. J'aurais bien voulu m'occuper un jour ou deux de Laure pour faire des belles images avec elle, pour la rendre belle. Vraiment, une femme charmante.

 

 

Tu ne l'as pas trouvé assez belle dans ses films ?
Si mais peut être que j'aurai pu faire autrement. Même si dans l'ensemble, ce qu'elle a fait était très bien. À part peut être dans Labyrinthe où son personnage est un peu ridicule. Elle collait bien à son personnage de petite nana en Chanel. Ce n'était pas une actrice qui jouait des personnages mais plutôt des personnages qui se collaient à elle, il y avait une fusion très réelle. Quand Laure Sainclair faisait une scène anale, c'était pas trop son kiff, ça se sentait, c'est un peu difficile pour elle et ça collait bien à ses personnages. Tout le contraire d'une nana qui fait beaucoup d'anal et qui fait croire qu'elle n'aime pas l'anal.

 
Clara Morgane ?
Mon grand regret. J'aurai aimé qu'elle vienne chez Dorcel. Même si elle n'a pas beaucoup tourné, c'est déjà une chance d'avoir des scènes disponibles d'elle. Elle aurait dû continuer plus longtemps. C'était une star parce qu'elle faisait les ventes, pas le propos du film.

 

 


 

 

Pourquoi es-tu si discret avec la presse ?
Parler et dire des conneries, et le contraire le lendemain, ce n'est pas mon truc. Mon domaine, c'est l'image. Je ne sais pas parler. Si je voulais parler, j'aurai fait de la politique. Je n'ai pas cette capacité de à la fois bien parler et bien faire des images. Quand tu fais du cinéma, des images, il n'y a rien à dire : « Regarde mon film et dis moi ce que tu penses. » Et basta !

 
Tu dis privilégier le visuel mais le public en général dénigre les films X sous prétexte qu'il n'y a pas d'histoires ou de dialogues de qualité.
Je suis chez Dorcel depuis trois ans et je m'occupe de deux séries. Pornochic a des situations posées avec des personnages plus ou moins crédibles dans des décors éclairés pour créer une atmosphère. L'ambition de Pornochic est d'être une série européenne, même mondiale donc il n'est pas question de mettre une voix off dessus ou des dialogues pour faire après une trentaine de traductions, puisqu'elle est vendue dans trente pays. C'est un gonzo dorcélien avec les ingrédients habituels chez Dorcel : casting, lingerie, décor et lumière. Un Pornochic n'est pas un film, c'est une succession de six scènes pornographiques. Ma seconde série, Russian Institute, n'a pas de dialogues pour les mêmes raisons économiques et ça peut être parfois frustrant mais le public y trouve du plaisir puisque ça marche. Je viens de réaliser un film que j'ai écrit - mon premier - pour Canal + avec des dialogues. J'ai besoin de me perfectionner dans ce domaine, je ne suis pas encore au top, mais c'est en forgeant qu'on devient forgeronÂ…

 

 

Le porno est un vrai style cinématographique à part, qui se rapproche du cinéma traditionnel dès qu'il est parlant. On a vu beaucoup de couples se disputer dans un film traditionnel, le spectateur a des références visuelles, de dialogues, etcÂ… Ces références reviennent quand on voit un couple dans le porno se disputer mais la comparaison est délicate quand on voit le niveau de jeu des comédiens dans le X ! Il faut bien le reconnaître et arrêter de vouloir comparer systématiquement. Il est évident que nos comédiens ne sont pas aussi puissants dans ce registre. Cela dit, il faut que le porno trouve une nouvelle voie car ce n'est pas par hasard si tant de personnes trouvent qu'il y a un côté ringard. Des gens s'imaginent encore qu'un porno, c'est un livreur de pizza qui sonne et qui va niquer la nana en lingerie fine qui lui ouvre la porte. Il y a des voies à explorer pour essayer de changer notre imageÂ… Il ne faut pas non plus pêter plus haut que son cul et voir ce dont on est capable. Je vois les progrès que j'ai personnellement fait ces deux dernières années et j'espère que ma marge de progression reste importante.

 

Que penses-tu de Gaspard Noé ?
Je suis bluffé par ses plans-séquences qui n'en finissent pas et qui ne sont pas chiants. Il est très doué. En voyant Irréversible - dans le malaise - je me dis qu'il a plus de liberté que nous dans le X. J'ai écrit un scénario très noir que Dorcel ne peut produire sachant qu'il sera censuré. Pourtant, je vois des scènes parfois hallucinantes de violence dans le traditionnel. À la télévision. Il y a des débats sur le passage à minuit de films pornos codés et à côté, le journal de 20h montre des images de corps déchiquetés en Irak. La société ne se pose peut-être pas les bonnes questions. La télévision a une image noble mais elle est naze. Elle est censée éduquer un peu les gens et on se retrouve avec des filles qui grandissent avec la Star Ac' en se demandant qui va être éliminé, et les garçons parlent de foot à la cantine. Pauvre France ! Il ne faut pas s'étonner après que les gens votent mal aux présidentielles et au referendum. Personnellement, je mets plus ça sur le compte de la Star Ac' que du porno. (Éclat de rire général.)

 

Propos recueillis par Laurent Pécha et Didier Verdurand.
Autoportraits de Hervé Bodilis.
Les photos sont extraites de Pornochic 8 & 9 et Russian Institute 4.

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La Rédaction14/10/2005 20:00 par La Rédaction

Hervé Bodilis (Pornochic, Russian Institute)

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