••• Brian De Palma - Ses meilleures scènes
| Tweet |
|
Après nos dossiers best of Cronenberg et Coppola, voici en l'honneur de la sortie de Redacted, notre best of des scènes les plus mémorables de Brian De Palma. La question posée à chaque rédacteur fut simple : « raconte-nous la scène qui t'a le plus marqué dans la filmographie de De Palma ? ». Une fois récoltées leurs réponses, une rapide concertation pour délibérer et voici notre top 10 avec quelques numéros en plus (on est généreux à EL) accompagné de l'extrait du film en question. Attention, cette fois-ci, l'ordre est pour le moins très subjectif et l'on pourrait tout aussi facilement inverser bon nombre des extraits ci-dessous :
- Les Incorruptibles (The Untouchables) par Julien Foussereau
- L'Impasse (Carlito's way) par Thomas Douineau
Tout le génie cinématograhique de De Palma éclate dans cette fabuleuse partie de cache-cache dans la gare, filmée au travers de longs plans à la steadycam : virtuosité des mouvements de caméra et des déplacements d'acteurs, précision des cadres, efficacité du montage. Un scène apothéose, un morceau de bravoure hors du commun d'un lyrisme et d'une tension rarement vus au cinéma.
- Blow out par Patrick Antona
Mission: Impossible pour déterminer quelle scène de la filmographie de Brian de Palma on est en droit de préférer. Mais on oublie souvent que son sens de la mise en scène, toujours au service de la narration, ne serait rien sans l'intelligence de son montage. Et De Palma de nous donner une leçon avec son brio habituel avec la scène de reconstitution de l'attentat contre le gouverneur, moment-clé où l'intrigue bascule du point de vue du héros principal qui voit enfin un moyen d'échapper à son morne quotidien de preneur de son, et aussi de se racheter. Dans ce petit morceau de bravoure, les thèmes récurrents de l'oeuvre de De Palma cohabitent et superposent avec génie: la démonstration de la maîtrise d'un expert (Travolta devant sa table de montage ), la révélation de son désir obsessionnel (la recherche de la vérité à tout prix) mais aussi l'émergence de sa frustration (celui de ne demeurer qu'un simple voyeur). En somme une tentative de résumé de la complexe personnalité d'un metteur en scène qui ne cesse de nous interroger sur la puissance et la maîtrise des images.
Cliquez sur l'image ci-dessous pour découvrir à l'extrait vidéo
- Phantom of the paradise par Jean-Nöel Nicolau
Pour le final de son chef-d’œuvre, Brian De Palma concentre tout son art. Le montage ne lésine pas sur les coupures dans le vif et la multiplication des plans, mais en demeurant toujours lisible et logique. Les sources d’images sont innombrables et originales (vision à travers la lunette du fusil du tueur, par les caméras de télévision, au cœur de la foule, plongées, contre-plongées, etc.). L’ambiance de fin du monde entre hystérie 70’s et sabbat primitif inonde l’écran. Et au cœur de ce maelstrom se dénoue l’une des plus tragiques histoires du cinéma. Le Phantom sauve sa bien-aimée, démasque l’associé du démon et y laisse la vie. Le tout en une poignée de minutes d’une densité formelle et émotionnelle jamais égalée.
Cliquez sur l'image ci-dessous pour découvrir à l'extrait vidéo
- Pulsions (Dressed to kill) par Laurent Pécha
Ayant laissé mes petits camarades choisir en premier, le choix commençait à se réduire quant à trouver sa scène culte. Mais l’avantage avec De Palma, c’est qu’il y a toujours du rab. Et hop, Pulsions oublié, me voilà avec l’un des fleurons du cinéaste regorgeant de séquences fascinantes. Alors, le meurtre au rasoir dans l’ascenseur, concentré de suspense éblouissant ou la poursuite onirique et sensuelle dans le musée ? Le trouble plus que la violence ce coup-ci, pour ce qui est une des plus belles scènes du réalisateur.
Cliquez sur l'image ci-dessous pour découvrir à l'extrait vidéo
- Body double par Nicolas Thys
Trop souvent occultée la dimension romantico-kitsch est très présente dans l'œuvre de Brian De Palma (voir également l'ouverture de Carrie) et culmine dans cette séquence d'un maniérisme absolu où ce couple improbable tournoie sur lui-même. Renié par le cinéaste lui-même, ce morceau aussi brillant que ridicule mérite pourtant le détour car il insiste plus qu'aucun autre sur son amour de l'artifice affiché et sur son goût extrême pour l'emprunt, la reprise et le cliché. Finalement, ce n'est que du cinéma, le mécanisme voyeuriste par excellence, et après 80 ans de transparence forcée il peut enfin s'afficher comme tel.
Cliquez sur l'image ci-dessous pour découvrir à l'extrait vidéo
- Carrie au bal du diable (Carrie) par Sandy Gillet
Une jeune fille découvre avec effroi sous la douche sa féminité nouvelle. Le sang qui s'écoule entre ses cuisses et ses doigts est un premier rappel de ce que sera la fin pleine de fureur en forme d'acceptation libératoire de ce qu'elle toujours voulu nier. Carrie ou le rite de passage de l'enfance à l'adolescence.
Cliquez sur l'image ci-dessous pour découvrir à l'extrait vidéo
- Scarface par Flavien Bellevue
Véritable icône de toute une génération (de rappeurs entre autres), Scarface accumule des scènes mémorables d'une violence extrême propre aux années 80. La dernière scène du film contient l'essentiel du personnage (pouvoir, argent et quelques grammes de yayo - cocaïne -) porté par un Al Pacino au sommet de son art qui rejaillira dix ans plus tard, toujours avec Brian de Palma, dans le non moins célèbre L'impasse. « Say Hello to my little friend ! ».
Cliquez sur l'image ci-dessous pour découvrir à l'extrait vidéo
- Snake Eyes par Ilan Ferry
Tel un Alfred Hitchcock au meilleur de sa forme, Brian De Palma démontre une fois de plus sa maestria via un véritable tour de force cinéphilique destiné à faire apparaître une multitude de détails cruciaux à l’intrigue. De par ce tour de force, le cinéaste met en exergue la thématique du faux semblant jusque dans son procédé (un vrai/faux plan séquence) et nous plonge d’emblée dans une action vécue de l’intérieure. Modèle de fluidité narrative et technique, l’ouverture de Snake Eyes tient une place de choix au panthéon des scènes anthologiques pondues par De Palma.
Cliquez sur l'image ci-dessous pour découvrir à l'extrait vidéo
- L'Impasse (Carlito's way) par Vanessa Aubert
L'une des premières scènes fortes du film qui synthétise le talent de mise en scène de De Palma. L'utilisation de la profondeur de champ, les regards multiples (je t'ai vu, tu m'as vu, tu n'as pas vu que je t'ai vu), la tension optimisée par la musique, le double langage...Tout est posé pour faire monter la sauce et Pacino gère le tout en pacha. On sait que ça va se passer mais on est bluffé par ce tour de magicien qui se passe sous nos yeux. Grandiose.
Cliquez sur l'image ci-dessous pour découvrir à l'extrait vidéo
- Mission : impossible par Thomas Messias
Chacun ses obsessions : l'une des miennes est le Mission : impossible de Brian de Palma, grand spectacle dissimulant habilement la perversité totale qui l'habite. Pas étonnant donc qu'après avoir choisi ce film pour le classement des meilleures scènes de Tom Cruise, j'opte pour la carte du bis repetita en reprenant non seulement le même film, mais également la même scène. Emblématique de ce qui est depuis devenu une saga, il s'agit du moment incontournable où Tom Cruise descend en rappel pour accéder à une salle ultra sécurisée. Si la suffisance est l'une des caractéristiques majeures du réalisateur, il fait preuve ici d'une retenue remarquable pour livrer une pure leçon de mise en scène en même temps qu'un instant suspendu, haletant et bêtement brillant. On a beau connaître par coeur le découpage de la scène, la durée et la composition de chacun des plans, on est à cueilli à chaque fois. Outre le plaisir immédiat qu'elle procure, la séquence agit également en parfait révélateur d'un film décrivant à merveille l'excès de confiance et le doute. Sous le joug déviant du pervers pépère De Palma, Mission : impossible a complètement laissé de côté son statut premier de série gentillette.
- Sœurs de sang (Sisters) par Lucile Bellan
Plus qu’une scène, ou qu’un film, c’est tout un pan de la filmographie de Brian de Palma qui a marqué ma vision du cinéma : même avant d’avoir vu les films, j’avais des photos découpées dans des magazines de Sœurs de sang ou Carrie. J’imaginais Body double à travers la prose de Brett Easton Ellis. Sœurs de sang sort pourtant du lot et je revois quand j’y repense par flashs, un gâteau d’anniversaire kitsch, un couteau disproportionné et une femme en furie (un peu à la manière de l’attaque de la « mère » dans Psychose). Une claque au premier visionnage et la découverte d’une violence à la fois brute et artificielle.
Cliquez sur l'image ci-dessous pour découvrir à l'extrait vidéo
- Body double par Vincent Julé
Œuvre mineure pour beaucoup, Body Double est pourtant un condensé, une synthèse de De Palma, et reste un film atypique, unique, riche. Faux remake de Fenêtre sur cour, le baiser tournoyant, la danse lascive de Melanie Griffith, Frankie goes to Pornlywood, un whodunit tellement con qu'il en devient jouissif... puis cet Indien, cette perceuse et cette mise à mort aussi trash que drôle !
Cliquez sur l'image ci-dessous pour découvrir à l'extrait vidéo
En un seul plan à la virtuosité technique surréaliste (un premier et un arrière-plan tous les deux nets), Brian De Palma exacerbe toute la primitivité de la nature humaine : son appétit insatiable pour la chair et le sang. Une séquence dont le génie visuel n’a d’égal que la dramaturgie qu’elle souligne.
Cliquez sur l'image ci-dessous pour découvrir à l'extrait vidéo
LIENS SPONSORISEÉ
CECI PEUT AUSSI VOUS INTÉRESSER
DOCUMENTS LIÉS
- Brian De Palma, l'incorruptible - Dossiers
- Brian De Palma : Filmographie détaillée - Dossiers
- Redacted - Film
- Impasse (L') - Film
- Snake eyes - Film
- Outrages - Film
- Mission : Impossible - Film
- Incorruptibles (Les) - Film
- Scarface - Film
- Body double - Film
- Blow out - Film
- Pulsions - Film
- Sisters - Film
- Carrie au bal du diable - Film
- Phantom of the Paradise - Film
LA COMMUNAUTÉ
CLIQUEZ ICI POUR RÉAGIR!22/02/2008 01:54 par La RédactionBrian De Palma - Ses meilleures scènesVous pouvez discuter ici de l’article Brian De Palma - Ses meilleures scènes.
Cliquez ici pour lire l’article complet : http://www.ecranlarge.com/article-details-8121.php
LIRE LA SUITE |
Les encheres
- Combo Blu-ray + DVD La belle et le clochard
- Blu-ray + DVD Dead Heads
- Blu-ray + DVD La guerre est déclarée
- Blu-ray + DVD Présumé coupable
- Combo Blu-ray + DVD Cowboys & envahisseurs
TOUTES LES ENCHERES
>>> QU'EST-CE QUE C'EST?
À VOUS DE JOUER:
- Quiz du 03 fév. 2012
- Quiz du 02 fév. 2012
- Quiz du 01 fév. 2012
- Quiz du 31 jan. 2012
- Quiz du 30 jan. 2012
TOUS LES QUIZ
>>> QU'EST-CE QUE C'EST?
Les News
Newsletter
Les critiques cinema
- Adieux à la reine (Les)
- Recherche bad boys désespérément
- JC comme Jésus Christ
- Go Go Tales
- Forçats de la gloire (Les)
- Zarafa
- Folles inventions de M. Bricolo (Les)
- Fleurs du mal
- Au pays du sang et du miel
- Vérité si je mens ! 3 (La)
- Fric-frac
- Tucker & Dale fightent le Mal
- Elles
- Another happy day
PLUS DE CRITIQUES
Les tests DVD/Blu-ray
- BR - A serbian film
- BR - Blackthorn
- DVD - Amour chante et danse (L')
- DVD - Femme et le pantin (La)
- DVD - Fils d'Ali Baba (Le)
- DVD - Singapour
- DVD - Story of G.I. Joe
- BR - Drive
- DVD - We need to talk about Kevin
- BR - Belle et le Clochard (La)
- BR - Ward (The) - L'hôpital de la terreur
- BR - Quatrième dimension (La) - Saison 2
- BR - Mystères de Paris (Les)
- BR - Masque de fer (Le)
PLUS DE TESTS DVD/BLU-RAY
















