••• Stéphanie Sokolinski, Djena Tsimba, Léa Seydoux & Anne-Sophie Franck (Mes Copines)


19 juin 2006 Par Magali Cirillo


C'est dans un café de République que Djena, Léa, Anne-Sophie et Stéphanie, les quatre héroïnes du film Mes Copines m'ont donné rendez-vous. Et pendant que mes collègues masculins se mordaient les doigts de ne pas être à ma place, je passais un agréable moment en compagnie de ses quatre jeunes comédiennes très prometteuses.

 

 


 

Pouvez-vous présenter chacune votre personnage ?
Djena : Il s'agit d'une fille très sensible, mais qui se la raconte un peu pour cacher sa sensibilité. Au lycée, tout ne se passe pas comme elle veut, ni dans sa vie privée d'ailleurs puisque sa mère lui manque et que son père vit une histoire d'amour avec un fille beaucoup plus jeune que luiÂ…ce qu'elle a du mal à accepter. Enfin, sa vie change le jour où elle rencontre Manon et ses deux autres copines.

Léa : Mon personnage est le seul de la bande à avoir un petit copain. Elle veut avoir du plaisir mais elle ne sait pas comment s'y prendre, alors elle applique toutes les théories à la lettre ! En fait, elle a du mal à se lâcher. De plus, elle aussi est en conflit avec ses parents, qui la laissent souvent livrée à elle-même. Alors elle a envie de devenir adulte, d'être plus indépendante, ce qui n'est pas facile. C'est une fille en pleine construction

Anne-Sophie : Elle est « Sage, très sage, trop sage », comme il est écrit sur l'affiche, et ça la résume assez bien. C'est la plus gamine de la bande, celle qui a le moins d'expérience. Elle n'a jamais eu de copain et elle est sous le contrôle de sa mère castratrice. Mais au fur et à mesure, elle s'épanouit grâce à ses amies. Elle devient plus sensuelle, elle se laisse moins faire, elle apprend à régler les conflits.

Stéphanie : Mon personnage est en pleine crise d'adolescence ! Pour elle, rien ne va ! Elle est mal dans son corps, ne s'entend pas avec sa famille, et trouve toujours un moyen de rentrer en conflit. De plus, sexuellement, elle ne sait pas trop sur quel pied danserÂ…Elle n'a pas confiance en elle, alors elle se sent obligée de faire des blagues de merde ! Ses trois copines sont trop belles, alors elle, elle essaie de se faire remarquer comme elle peut mais ça ne marche pas trop !

Les autres : Ah non, à la fin elle est belle gosse !

 


 

Comment êtes-vous arrivées dans l'aventure ?
Anne-Sophie : J'ai été contactée par mon agent qui m'a présenté le film comme un mélange de La Boum et American Pie. Alors j'ai foncé !

Djena : Je suis animatrice sur Filles TV et j'ai passé l'annonce de casting à l'antenne. Le lendemain, mon agent m'appelait pour que je tente ma chance ! Moi, au départ, je devais incarner le personnage d'Aurore. Mais après quelques répétitions de danse, on m'a demandé de changer de rôle et j'ai donc tenu celui de Jessica, qui est devenue Djena, mon véritable prénom.

 

N'avez-vous pas été gênées de parler de sexe de façon aussi ouverte ?
Léa : Aujourd'hui, j'ai vingt ans, mais à l'âge de mon personnage je n'étais pas du tout à l'aise avec tout ça. Je viens d'une famille protestante, où il y a certaines valeurs, ce qui est un peu lourd pour moi. Tourner des scènes d'amour ne m'a pas dérangé car j'aime bien ce qui me fait peur. Et ça ne me dérange pas de montrer mes défauts à la caméra. En fait, les scènes de cul me font rire, j'aime bien cette provocation !

Djena : C'est mon personnage le plus cru, alors assumer tout ça m'était un peu difficile au début. Après, ça passe. J'appréhende un peu la réaction de mon pèreÂ…je ne lui ai pas vraiment raconté l'histoire en détails !

 


 

Stéphanie : Moi, je n'ai jamais eu de problème avec tout ça. Mes parents ont toujours préféré dire les choses. Le sexe, c'est la continuité de l'amour. Je n'ai jamais eu de tabous dans mon éducation et à 16 ans, je disais des trucs vraiment pires que mon personnage !

Djena : Anne-Sophie et moi sommes plus réservées sur les mots. Mais au final, ça veut dire la même chose, que ce soit explicite ou implicite.

Stéphanie : Je trouve que c'est naturel d'employer un vocabulaire cru. Et avec mes copines dans la vie, on y allait encore plus fort que dans le film. On utilisait des mots qu'on ne maîtrisait même pas !

 

Pensez-vous que les jeunes filles se reconnaîtront dans vos personnages ?
Anne-Sophie : Toutes les quatre ont des personnalités très différentes. Si elles vont voir le film en bande, chacune pourra s'identifier à l'une de nous, à son expérience, sa vie, son physiqueÂ…

Stéphanie : Sauf les rousses qui hélas ne sont pas représentées !

 


 

Et à votre avis, est-ce que le film pourra plaire à un public plus large ?
Léa : Cela plaira aux garçons car on parle de cul.

Stéphanie : Ils ont intérêt à venir car on voit quand même quatre filles qui se masturbent (rires) !
Djena : Je connais des garçons qui ont assisté aux projections et ils ont été agréablement surpris. Au début ils avaient des préjugés, puis ils se sont rendus compte qu'on avait les mêmes expressions qu'eux. Ils ont trouvé certaines phrases et attitudes très drôles !

Stéphanie : Mais bon, on ne s'attend pas non plus à voir les salles remplies de couples de quarante ans !

Djena : Ce serait bien si les ados allaient voir le film avec leurs parents. Ça peut provoquer le débat. Ils vont peut-être être choqués, surtout quand on utilise des expressions comme « astiquer la myrtille » !

Anne-Sophie : Peut-être que les gens d'autres générations vont regretter que ça n'ait pas été comme ça à leur âge.

 

Comment était l'ambiance sur le plateau ?
Stéphanie : On avait des barres de rire tout le temps !

Léa : C'est vrai qu'on a réussi à faire régner une certaine joie, mais on restait tout de même très concentrées.

Anne-Sophie : Oui, on n'arrêtait pas. Entre les répétitions de danse, les scènes à tourner, on ne vivait que pour le film.

Djena : Sylvie (Ayme, la réalisatrice NDLR) connaissait ses objectifs mais restait quand même à notre écoute. Elle nous envoyait des SMS pour nous booster, elle nous encourageait. Elle était débordée mais prenait son temps. Et ça, c'est mortel.

 


 

Le film comporte beaucoup de scènes de danse. Preniez-vous des cours avant de commencer le tournage ?
Léa : Moi je faisais de la danse africaine.

Stéphanie : Et moi de la salsa, donc rien à voir !

Djena : On a dû prendre des cours intensifs pendant un mois à raison de plus de trois heures par jour. C'était super dur, mais on avait des profs excellents. J'y ai pris tellement de plaisir que je m'amuse encore à refaire les chorégraphies toute seule.

Stéphanie : Moi j'ai tout oublié !

Anne-Sophie : En tout cas, nos profs étaient très patients et ils n'ont pas compté leurs heures supplémentaires !

 


 

 

Propos recueillis par Magali Cirillo.

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La Rédaction19/06/2006 03:35 par La Rédaction

Stéphanie Sokolinski, Djena Tsimba, Léa Seydoux & Anne-Sophie Franck (Mes Copines)

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