Bienvenue stranger!
Les enchères
Les jeux
Doc Gynéco
20 mai 2006 | par
Didier Verdurand
Interviewer Doc Gynéco est un test important dans la carrière d'un journaliste car il ne sera pas confronté de sitôt au risque aussi élevé de revenir au bureau avec quelques barbouillements inaudibles ou propos incompréhensibles en guise d'enregistrement. Mais le Doc était disposé ce jour-là pour parler, entre autre, de la sortie du DVD produit et distribué par Marc Dorcel, In bed with Doc Gynéco. Parfois, la réponse ne correspond pas vraiment à la question, mais cela fait partie du charme de cet auteur-chanteur-people-acteur qui prend le temps d'apprécier la vie. Entretien à lire très len-te-ment.
Quelle est l'origine du projet ?
Je suis rentré en contact avec Marc Dorcel via leur attachée de presse,
Marie-Laurence. On m'a projeté sur grand écran au Club 13 à Montmartre
le premier film d'Ovidie. Je me suis rendu compte que Dorcel pouvait
produire des choses différentes de ce que l'on pouvait imaginer. J'ai
ensuite reçu des DVD pour enrichir ma culture sur le sujet et j'ai
enfin rencontré Monsieur Dorcel lui-même. Celui qui a appris à toute ma
génération de quelles manières faire l'amour. Le contact s'est
idéalement passé et j'ai accepté de me lancer dans un projet avec lui.
Dans le milieu du X, c'est lui qui a la meilleure image.
Vous semblez naturel devant la caméraÂ…
François Régis a le don des bons journaleux de pouvoir se rendre invisible.

Vous étiez fan du DVD de Snoop ?
Oui j'ai toujours aimé les filles qui trainaient autour de lui. Ce ne sont pas forcément des actrices porno d'ailleurs, il y a dans les concerts aux Etats-Unis des filles qui montrent leurs seins en espérant se faire remarquerÂ… En France, tout ce qui a un rapport avec le cul reste assez tabou. C'est pour cela aussi que ça me plaît d'avoir fait ce DVD.
Il était question à un moment que vous présentiez des films distribués par Dorcel ?
Marc et son fils Grégory possèdent un imaginaire qui tourne vite. J'ai
dans mon entourage des gens qui posent des questions à ma place et qui
répondent pour moi également donc il y a eu une rumeur à ce sujet mais
je préfère m'être engagé dans une autre aventure, toujours avec Marc.
C'est un homme bien. Aux yeux de certains qui ne le connaissent pas, il
a une entreprise « sale » qui fait peur. Moi qui connais le personnage,
je peux vous dire qu'il n'a absolument rien d'effrayant.

Cela ne vous amuserait pas d'être hardeur le temps d'un film ?
La nudité, pour moi, est de la poésie. C'est déjà me mettre à nu d'avoir participé à un projet comme In bed with Doc Gynéco parce que nous vivons dans un monde d'imbéciles où tout est basé sur l'image. Il y a des gens qui ne comprendront jamais pourquoi je mets un pied dans le porno, ils pensent que je suis grillé alors si je m'arrête à leurs opinions, autant devenir un gynéco en blouse dans un vrai hôpital avec de vraies patientes.
Vous aimez bien les hardeuses et apparemment, d'après ce que vous
avez écrit dans votre autobiographie, vous avez été assez proche de Katsumi ?
J'ai eu une relation un peu particulière avec elle, c'est une amitié
parmi d'autresÂ… (Grand sourire) Je suis attiré par ce genre de filles,
leur mode de vie m'intéresse. Je me pose des questions comme tout le
monde sur leur vie privée. Comment assument-elles leur vie
professionnelle ? Quelle est leur vie en dehors du porno ?
Vous allez jusqu'à parler de « chatte serrée » alors qu'aujourd'huiÂ…
Oui, ça se voit dans ses films, elle s'élargitÂ… comme l'Europe. (Rires)
À l'époque, nous avons été assez proches. Nous avons tout fait sauf
coucher ensemble. Je ne voulais pas parce que je la trouvais
intelligente. Je préférais parler avec elle.

Vous écrivez également : « Je suis bien obligé d'aller voir les films de mes maîtresses, mais qu'est-ce que c'est nul. Il faut le dire, que Claude Berri c'est nul, que ce cinéma français, c'est nul. » Un commentaire ?
J'ai souvent refusé des scénarios mais j'ai fini par accepter un rôle, dans le premier film de Stomy Bugsy, La Dernière passe - je n'ai aucune idée de la date de sortie. Quand je critique le cinéma de Claude Berri, je critique le cinéma bourgeois. Les projecteurs ne sont pas dirigés vers la bonne partie de la population. Aujourd'hui, le héros a la quarantaine, a une femme et des gosses, et surtout des problèmes de riche. Les seconds rôles sont en général plus intéressants.... Le cinéma ne représente pas notre société mais lui demande de payer sa place pour trouver une distraction, tandis que les salaires des acteurs et les budgets sont de plus en plus élevés, on est dans le cinéma économique. Je suis plus sensible aux films de Ken Loach, au cinéma anglais en général. Les gens ont besoin de films qui leur parlent, avec des sujets graves et intelligents. Mes références sont populaires.
En général, on vous propose le rôle du défoncé qui raconte n'importe quoi au ralenti ?
La caricature tient une place importante dans notre pays et on doit
chacun garder une ligne de conduiteÂ… Je ne suis peut-être pas assez
courageux pour quitter complètement le personnage Doc Gynéco, d'où ma
présence aujourd'hui avec Dorcel. J'arrange un peu tout le monde aussiÂ…
Mais il y a d'autres projets où je pourrai montrer des facettes
différentes.

Un dernier mot sur la politique ? J'aimerais un peu mieux comprendre le lien qui vous unit à Nicolas SarkozyÂ…
Il m'a invité place Beauvau au Ministère de l'Intérieur, moi, issu du 18eme arrondissement. On vit dans un monde d'images et une fois que j'avais mis le pied là-bas, je faisais partie de la liste de Nicolas Sarkozy. Or, je n'y suis allé que pour une seule raison. Dans mon sommeil, j'avais entendu des voix. « Il y a un nouveau Hitler. Il fait peur et il est dangereux. » Moi je ne crois pas en l'image, j'attends de connaître la personne avant de donner mon avis dessus. J'y suis donc allé, et je suis ressorti de son bureau. Sans l'avoir convaincu de ne pas exterminer la moitié de la planèteÂ… (Plus sérieusement) Je lui ai dit que c'était dommage, même si c'est intelligent, d'utiliser contre lui toute cette haine. On a aussi parlé de projets qu'il pourra m'aider à réaliser des projets quand il deviendraÂ…
Afficher votre préférence, cela vous fait du tort ?
Bien sûr que cela crée des problèmes. Mais je pense que mon public, le
vrai, comprend et c'est ce qui m'importe. C'est compliquéÂ…
Vous en avez parlé avec Jamel ?
On en rigolait avec SarkozyÂ… Les mecs qui ont fait la plus courte
tournée des banlieues. (Jamel était accompagné de Joey Starr et
Jean-Pierre Bacri, NDLR). Ils sont très virulents contre Sarkozy. Et
puis il y a aussi ceux qui se disent que ça leur serait défavorable de
s'afficher avec quelqu'un de Droite, qui a parlé de karcher... Mais
pendant qu'ils se trompent de cible, Le Pen avance à vitesse grand V.
Propos recueillis par Didier Verdurand.
Autoportraits de Doc Gynéco.
Autres photos © Marc Dorcel.
Site officiel : Inbedwithdoc.com
La biographie de Doc Gynéco est éditée aux Éditions du Rocher.
Autres documents liés
In bed with Doc Gynéco (version soft)
FilmEternel provocateur perpétuel et surtout séducteur de tous les instants, Doc Gynéco, nous dévoile aujourd’hui la facette la plus chaude de sa personnalité. Il suffit d’écouter ses chansons pour réaliser que le Doc est quand même pas mal porté sur le sujet. Le tournage, réalisé pendant le festival de Cannes, vous projette au milieu des starlettes et de la jet set version HOT. Grâce à Doc, toutes les portes vous sont ouvertes : Plateaux de tournage, casting, soirées très "privées", shoot photos… Entre reportages et soirées complètement barrées, Doc avec ses girls toutes plus torrides les unes que les autres [...]
lire la suiteRéactions de la communauté
Dernière réponse par
Vous pouvez discuter ici de l’article Doc Gynéco. Cliquez ici pour lire l’article complet : http://www.ecranlarge.com/article-details-658.php Lire la suite
Pour réagir aussi, il suffit de vous inscrire gratuitement puis de vous connecter au site.


