••• Cannes 2012 : un repaire du machisme ?


15 mai 2012 Par Simon Riaux


L'heure est grave. Le Festival de Cannes, haut lieu de la cinéphilie triomphante serait-il devenu le repaire de la bête immonde, le terreau de la misogynie, le caveau putride de l'égalité ? C'est visiblement ce que pensent les membres éminents du collectif La Barbe, qui a publié une lettre ouverte dans Le Monde, où ces hauts esprits s'insurgent de concert contre une situation intolérable. En effet, cette année, aucun des 22 films sélectionnés pour concourir à la Palme d'or n'a été réalisé par une femme. Sacrilège, scandale, crime de lèse-féminité !

Ci-après, quelques extraits de la prose élégante de ces vigoureuses barbues : « Il ne faut pas laisser penser aux jeunes filles qu'elles pourraient avoir un jour l'outrecuidance de réaliser des films et de gravir les marches du Palais autrement qu'au bras d'un prince charmant. Ne suffit-il pas qu'elles puissent rêver d'être un jour LA maîtresse de cérémonie de la soirée d'ouverture du Festival ! »

Avant de poursuivre plus avant cette news, peut-être devriez-vous refermer votre ordinateur et vous imprégner de la formidable charge progressiste de cette langue habile, à la célérité percutante.

 


 

Ceci fait, l'estocade des poilues se doit d'être analysée, voire un tantinet chahutée. On rappellera à ces combattantes courageuses que les femmes sont également membres du jury, rôle autrement plus important que maîtresse de cérémonie, qu'on y trouve même des réalisatrices (Andrea Arnold, what else ?). Réalisatrices peut-être absentes de la compétition palmipède, mais bien présentes dans la sélection Un Certain Regard, que d'aucuns considèrent comme le cœur qualitatif du Festival. Il serait cruel d'ajouter que les films ne sont pas sélectionnés en fonction d'autre chose que leur qualité, et que leur genre, thématique, nationalité et origine importe peu, ou pas plus que le sexe de celui qui le réalise. On pourrait enfoncer le stérilet dans la plaie en se demandant si pour qu'un film parle aux/des femmes, il faut nécessairement qu'il soit réalisé par l'une d'entre elles.

Il n'est pas interdit de se demander qui est donc derrière cette désopoilante fronde... entre autres Coline Serreau, Virginie Despentes (Bye Bye Blondie, chef d'œuvre snobé ?), et Fanny Cottençon ! Effectivement, l'étonnement nous étreint, la surprise nous sidère, par quel vil complot ces talentueuses nymphes ont-elles été empêchées de figurer aux côtés de David Cronenberg, Alain Resnais, et Jacques Audiard ? On en tremble encore de stupeur.

 


 

 

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borat816/05/2012 14:05 par borat8

Du temps qu’il y a une star dedans ils en parlent et encore c’est vraiment le genre de truc dont ils se foutent. Et ne parlons pas de Canal avec l’autre ahuri de Laurent Weil et Denisot avec son Grand Journal où ça claque plus qu’autre chose!lol Ce qui compte [...] LIRE LA SUITE
Dr. GERO16/05/2012 13:51 par Dr. GERO

Bien vu. C’est vrai que les JT parlent plus des tapis rouges que des films eux-mêmes. LIRE LA SUITE
borat816/05/2012 11:49 par borat8

Je crois que c’est surtout de Brad Pitt et Cotillard qu’on va causer, les JT se contrefoutant des autres films. Même les films de Resnais et Haneke ça leur donne envie de dormir. LIRE LA SUITE

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