••• Le Bazar Blu-ray / DVD 2012


08 jan 2012 Par Tonton BDM


Bon on ne va pas vous la faire à l'envers, cette rubrique n'existe que parce que des DVD et Blu-ray, il nous en arrive maintenant tellement à la rédac qu’il faut bien se rendre à l’évidence : si nous voulons être un tantinet exhaustif concernant le format (utopie quand tu nous tiens) et rendre compte d’un maximum de sorties, il faut adopter un format plus que light. Il faut charcler dans le gras en quelque sorte  pour aller à l’essentiel et se poser LA bonne question : est-ce que la chose vaut la peine d’être vue / achetée / offerte à votre ennemi ? Bref, on va vous et nous faire gagner du temps via un texte court mais circonstancié. En d’autres termes, on va donc continuer à mettre la galette dans le lecteur afin d’y jeter un œil autre que distrait ou endormi. Et puis ce bazar ne remplace pas nos autres tests plus longs et détaillés que nous continuerons à consacrer à ce que nous considérons comme les sorties majeures ou incontournables du moment. So long ...

 

Retrouvez le bazar Blu-ray du 2ème semestre 2011 à cette adresse.

- 4 mois, 3 semaines, 2 jours

- A very british gangster

- Action ou vérité ?

- Bande à part

- Barbara

- Bunker

- Ce qui vous attend si vous attendez un enfant

- La Chinoise

- Contagion

- Death bell 2, le camp de la mort

- Death trance

- Derrière les murs

- Die

- Elena

- Eleven

- Eva

- The event

- The expatriate

- F.A.R.C, l'instrument de la vengeance

- The final

- Gladiators

- Itinéraire bis

- Isenhart

- Kill the gringo

- James et la pêche géante

- Menace d'Etat

- Norwegian ninja

- Nuits noires

- Opération arctic fox

- RoboGeisha

- Rock' n' love

- Rogue river

- Ronal le barbare

- Safe

- Super ca$h me

- Tokyo burnout

- Troll hunter

- The unjust

- Voyage vers Agartha

- War games

- Winter in wartime

 

 

4 mois, 3 semaines, 2 jours (Bac Vidéo)

4mois
 

La Palme d'Or 2007 nous arrive sur un Blu-ray proposant certes une image d'une précision assez bluffante (définition, piqué, couleurs), mais aussi et malheureusement un encodage en 1080i accompagné d'un recadrage du film, qui passe du format 2.35 en salles au format 1.85 pour cette édition vidéo. Alors certes, ce Pan & Scan sauvage était déjà présent sur le DVD de chez Bac Vidéo, et personne depuis tout ce temps ne l'avait remarqué, mais le Tonton, il aime le cinéma roumain, et il aime pas trop qu'on le massacre. VF et VO sont irréprochables, mixées en DTS-HD Master Audio 5.1 et proposant une spatialisation du tonnerre, pleine de détails acoustiques vraiment étonnants. Côté bonus, les mauvaises nouvelles reprennent, puisque pas un seul des suppléments de la riche édition DVD testée ici ne se retrouve sur le Blu-ray. BDM

Image : 2,5/5

Son : 4,5/5

Interactivité : 0,5/5

 

 

A very british gangster (Bac Vidéo)

Very british
 

A very british gangster est un documentaire tentant, sans véritable succès, de rendre sympathique aux yeux du spectateur un odieux caïd se délectant de son impunité. Le résultat, étrange mais intéressant, vaut surtout pour ce qu'il dit de la société britannique actuelle. Tourné en utilisant une multitude de formats différents (de la DV ou la vidéo crasseuse à la HD en passant par le 35mm), il est difficile pour un film tel que celui-ci de passer le cap de la HD, et le Blu-ray propose forcément une expérience visuelle en dents de scie. Cela dit, si l'on ferme les yeux sur un encodage en 1080i, Bac Vidéo nous propose un travail très correct, restituant à l'image les qualités et les défauts de chaque format, sans faire de miracles. Côté son, VF et VO sont proposés en DTS-HD Master Audio 5.1 forcément très sobres. Malheureusement, aucun des bonus présents sur le DVD testé ici n'a fait le voyage vers la galette bleutée.

Image : 3,5/5

Son : 3,5/5

Interactivité : 0,5/5

 

 

Action ou vérité ? (Bac Vidéo)

 

Action ou vérité ? vaut beaucoup plus que son titre tout nase. Si on ne crie pas non plus au chef-d'œuvre, il faut reconnaître que ce huis-clos anglais est une honnête série B, correctement écrite et bien jouée, qui ne prend jamais son spectateur de haut, et où ça saigne juste ce qu'il faut, ce qui est plutôt rare en ce moment. Cette édition chiche en contenu lui assure néanmoins une image nette et léchée très agréable, malgré la photographie un peu terne du film (question de mode probablement), et un 5.1 efficace sans être transcendant. Bref, du boulot standard pour le petit film type du samedi soir avec bières et pizzas. Bonus : making-of pas indispensable du tout, bandes-annonces, et puis c'est tout. FS.

 

Image : 4/5

Son : 3,5/5

Interactivité : 2/5

 

 

Bande à part (Gaumont)

bande a part godard
 

Bande à part est l'un des films les plus célèbres et originaux de Godard, adulé notamment par Tarantino qui en a fait le titre de sa boîte de production. C'est aussi le deuxième blu-ray chez Gaumont du réalisateur avec La Chinoise. Et le résultat est tout à fait ce qu'on pouvait imaginer de la part de l'éditeur. C'est-à-dire : un master pratiquement impeccable, une définition plus que correcte et un noir et blanc bien nuancé. Le tout démoli par une réduction de bruit bien trop forte. Dommage... La piste son rattrape l'ensemble avec un beau mixage qui rend hommage au travail du cinéaste et des voix claires et puissantes. Côté supplément, c'est là qu'on est gâté avec plusieurs interviews très complémentaires de collaborateurs, amis ou spécialistes du cinéaste, toujours assez longues pour un ensemble homogène et réussi. NT

Image : 3/5

Son : 4/5

Interactivité : 4/5

 

   

Barbara (Pyramide Vidéo)

barbara
 

L'Ours d'argent de Berlin 2012 est un film réussi mais qui offre un peu trop une impression de déjà vu. Comme si le cinéma allemand commençait à tourner en rond. Au-delà de cette idée qu'on espère démentie, Pyramide propose le film dans un Blu-ray de qualité. L'image est presque parfaite avec un master impeccable où chaque caractéristique propre au film est mise en valeur avec la plus grande précision. Deux pistes sont proposées pour le son : une VO et une VF, toutes les deux dans un DTS-MA 5.1 de bonne qualité. Si le doublage est plutôt bon, on préfèrera une fois encore la VO et son naturel. Toutefois, si l'ensemble est convaincant, les bruits d'ambiance auraient mérité un meilleur traitement. Niveau bonus, l'ensemble est très bien avec une belle interview du réalisateur et de sa géniale actrice et une sympathique mais sommaire analyse de Xavier Leherpeur. NT

Image : 4,5/5

Son : 4/5

Interactivité : 3,5/5

 

   

Bunker (Aventi)

 

Après un générique nous montrant toutes les scènes d'action à venir (!), Bunker révèle son secret : ce n'est pas un film, mais la condensation d'une mini-série russe de 4h en un métrage d'1h50. Donc forcément, c'est un peu le bordel dans cette histoire de commando suicide soviétique envoyé prendre le QG ukrainien d'Hitler, le Werewolf. Ajoutons à cela que les passages en allemand sont commentés en russe en même temps (et si on y ajoute les sous-titres français, on accède à l'expérience cinégénique), que le master est violemment inégal et définitivement pas en 1080p, que la piste DTS-HD tire un peu la tronche et que les bonus, ah ah ah !, y en a pas, et on comprend que ce Blu-Ray va nous faire économiser de l'argent. Et c'est probablement la plus grande de ses qualités. FS.

Image : 2,5/5

Son : 3/5

Interactivité : Que dalle/5

 

 

Ce qui vous attend si vous attendez un enfant (Metropolitan)

 

Putassier et mongolo, Ce qui vous attend... est plus une leçon de coaching pour directrice de com' en cloque qu'un vrai film. Autant dire qu'on n'est pas étonné par la facture typiquement télévisuelle du produit qui, sans être affreux question image et son (avec ses VO et VF en Dolby Digital 5.1), renvoie plus à un épisode de Sex & the city qu'à un vrai long-métrage. Et tout comme les menus en rose, les bonus sont très acidulés et on y apprend rien mis à part que « plein de femmes sont enceintes » (merci Cameron Diaz). Et c'est au terme de deux pauvres scènes coupées, d'un making-of bien masturbatoire et d'un reportage sur les mecs du film, qu'on se dit qu'après tout, ce DVD est en fait un fantastique plaidoyer pour l'avortement. FS

Image : 3/5

Son : 3/5

Interactivité : 2/5

 

 

La Chinoise (Gaumont)

chinoise godard leaud
  Choix éditorial audiacieux pour Gaumont qui édite La Chinoise de Godard avant d'autres titres phares peut-être plus porteurs. Ce film, l'un des plus politiques de sa première période, est une petite pépite à découvrir. Quid de la qualité technique du disque ? Comme pour Bande à part, le master est impeccable et à subi une très belle restauration. En outre, le transfert est très beau. Reste le réducteur de bruit qui est passé part là. On notera cependant que son utilisation est moins marquée que sur Bande à part et que le grain est légèrement plus présent. La piste audio a également subi une belle restauration et elle est resplendissante. Niveau suppléments, l'éditeur propose un joli pannel d'interviews assez longues de diverses personnalités amis avec ou spécialiste de Godard. Un ensemble intéressant et intelligent. NT

Image : 3,5/5

Son : 4/5

Interactivité : 4/5

 

 

Contagion (Warner Home Vidéo)

Contagion BRD
  Faux film fantastique, analyse froide et littéralement glaçante de réalisme ou vraie escroquerie (rayez la mention inutile), Contagion arrive sur support Blu-ray sous les couleurs de Warner Home Vidéo, et nanti d'un transfert tout simplement impeccable. La photo du film, signée Soderbergh lui-même, est sublimée par un transfert sans faille, le niveau de détail et les couleurs sont carrément épatants et le tout affiche un petit grain cinéma du meilleur effet. Niveau son, la VF ne propose, comme toujours chez Warner, qu'un encodage en Dolby Digital 5.1, très soigné et enveloppant ; étant donné la sobriété formelle du film, la VO proposée en DTS-HD Master Audio 5.1 n'impose pas sa supériorité de façon écrasante. Rayon suppléments, on ne trouvera que trois courts sujets sur les virus entrecoupés par des interviews des acteurs, louant le réalisme de l'entreprise mais n'ayant finalement que très peu de rapport avec le film à proprement parler. BDM

Image : 5/5

Son : 3,5/5

Interactivité : 2/5

 

 

Death bell II, le camp de la mort (Elephant Films)

Death bell 2
 

 

S'il s'avère tout à fait sympathique et même parfaitement recommandable dans son genre (le film de fantômes asiatique), Death bell II, le camp de la mort va devoir composer avec une édition Blu-ray assez calamiteuse, qui ne sera, on l'espère, qu'un fâcheux incident de parcours de la part d'Elephant Films, plutôt habitué au bon taf sur support HD depuis quelques mois (voir les autres tests sur cette page pour s'en convaincre). Cette fois malheureusement, le transfert fait office de mauvais DVD upscalé : l'image n'affiche pas le moindre piqué, la profondeur de champ est inexistante, et pire que ça, même les mentions écrites du générique apparaissent comme floues à l'écran. Côté son en revanche, pas de souci, le tout est efficacement spatialisé en DTS-HD Master Audio 5.1, ça fait flipper dans les chaumières. Bref, c'est dommage... Bonus : bandes-annonces. BDM

Image : 1/5

Son : 4/5

Interactivité : 0,5/5

 

 

Death trance (Elephant Films)

Death trance
 

Présenté sur sa jaquette comme une pseudo-suite de Versus, l'ultime guerrier (alors que pas du tout), Death trance est un post-nuke japonais bien barré, plutôt agréable à suivre, puisque formellement très soigné et nanti d'un budget visiblement relativement confortable. Nos amis de chez Elephant Films ont plutôt bien soigné leur copie côté Blu-ray, puisque l'image affiche une belle précision / un beau piqué, malgré un grain par moments un poil envahissant. Côté son, VF et VO sont proposées en DTS-HD Master Audio 5.1 ; on privilégiera le mixage japonais, plus ample et dynamique, mais surtout beaucoup plus convaincant d'un point de vue artistique, la VF s'avérant globalement assez calamiteuse. En bonus, deux courts sujets en VOST sur la préparation du film, de la mise au point des chorégraphies au tournage à proprement parler. BDM

Image : 4/5

Son : 4/5

Interactivité : 2,5/5

 

 

Derrière les murs (Bac Vidéo)

Derrière les murs
 

Difficile parfois de faire abstraction des qualités artistiques d'une oeuvre avant de faire le test du Blu-ray. En l'occurrence, il y a bien peu à dire sur la galette HD de Derrière les murs : le boulot éditorial proposé par Bac Vidéo sur ce titre est irréprochable. L'image est superbe, et propose un encodage 1080p de première bourre ; le piqué est précis, et le niveau de détail est très élevé. Même dans les séquences les plus sombres, le master tient la route sans le moindre souci. Coté son, la piste DTS-HD Master Audio 5.1 est littéralement tonitruante, d'un dynamisme échevelé, vraiment épatant. Dans la section bonus, l'éditeur nous propose un long entretien avec les deux auteurs du film, qui en évoquent la genèse avec un sérieux désespérant. Un commentaire audio, quelques scènes coupées commentées et un entretien avec la chef op en charge de la 3D donnent un apercu pour le moins exhaustif des coulisses d'un film faisant partie de ce qui s'est fait de pire en 2011 pour la rédaction... BDM

Image : 4,5/5

Son : 5/5

Interactivité : 4/5

 

 

Die (Wild Side Vidéo)

Die BR
 

Si comme à son habitude, Wild Side a fait un excellent boulot technique sur le Blu-ray de Die (image précise et encodage irréprochable, son au top, avec un soin tout particulier apporté à la VF, mixée comme sa grande soeur en DTS-HD Master Audio 5.1), il sera vraiment difficile pour le spectateur de s'immerger dans le film, qui révèle rapidement sa nature de resucée cheapos de Saw. Scénario bidon, mise en scène plate, acteurs à l'avenant (Caterina Murino cherche à se forger un début de crédibilité en tant qu'actrice en se disant probablement que si Elsa Pataky y est parvenu, y'a pas de raisons qu'elle n'y arrive pas, tandis que dans son coin, Elias Koteas s'entraîne à perfectionner son imitation de Robert de Niro qui cachetonne), il n'y a guère que la direction photo qui parvienne à tirer son épingle du jeu, et à nous empêcher d'appuyer sur le bouton « Stop » en cours de lecture. En bonus, un entretien avec un « spécialiste du hasard ». BDM

Image : 4,5/5

Son : 4,5/5

Interactivité : 2,5/5

 

 

Elena (Pyramide Vidéo)

Elena
 

Drame fragile et intime, Elena est un film qui mérite le détour et le blu-ray le permet dans des conditions idéales. On retrouve le grain cinéma, des couleurs souvent froides très bien mises en valeur et le master est très propre. En outre, la définition générale est excellente. Le film est proposé dans une VF correcte mais très peu naturelle, surtout après avoir entendu la VO. On choisira donc sans hésiter le DST HD-MA 5.1 Russe elle aussi réussie. On ressent parfaitement la tonalité des voix ou les nuances des bruits du quotidien comme la musique qui oscille entre une forte présence et une inexistence totale. Côté suppléments, l'éditeur propose un making of et un entretien avec le cinéaste, assez longs pour aborder tous les points du film et pas trop pour ne pas ennuyer. Les deux sont intéressants et complémentaires sur les objectifs du cinéaste et sa manière de composer et réaliser un film. NT

Image : 4/5

Son : 4/5

Interactivité : 4/5

 


Eleven (Wild Side)

 

Thriller débilo-mystique, Eleven aimerait beaucoup être comparé au Polanski de la Neuvième Porte (pas son meilleur en plus). Il n'y arrive pas, la faute à une histoire d'une stupidité effarante, des personnages inconsistants et inintéressants, un suspense qui fera uniquement sursauter les mamies et un message bondieusard au possible qui sent très fort des pieds. Le DVD se met au diapason en proposant un master compressé à l'arrache qui pixellise bien comme il faut dans les plans les plus sombres, mais heureusement la partie sonore est quant à elle à la hauteur des attentes, avec des pistes Dolby Digital 5.1 et 2.0 (uniquement pour la VF) correctement troussées. Un making-of ultra promo et des bandes-annonces complètent cette édition basique qui ne mérite pas qu'on s'y attarde davantage. FS

Image : 2,5/5

Son : 4/5

Interactivité : 2,5/5

 

 

Eva (Wild Side)

 

Si on est loin du A.I. espagnol qu'on aimerait nous vendre, EVA reste un sympathique drame teinté de science-fiction. Même si la dernière partie verse un peu trop dans le cliché, le film se tient, les personnages sont attachants, bref c'est bien foutu. Même constat pour le DVD avec un master fort joli, bien qu'un peu trop compressé par endroits, des pistes espagnoles DTS 5.1 et Dolby Digital 2.0 de toute beauté, idem pour les pistes françaises Dolby Digital 5.1 et Audio 3D. Pour une fois, les bonus sont là avec un making-of bien promo, un autre plus intéressant mais un peu pompeux qui fait office de note d'intention du réalisateur, la bande-annonce, les liens Internet, mais surtout le trailer original qui permit de monter le film, véritable petit court-métrage qui propose un point de vue légèrement différent. Un DVD qu'il est bien quoi. FS.

 

Image : 4/5

Son : 4/5

Interactivité : 3,5/5

 

 

The event (Universal Pictures Vidéo)

The event
 

Pour faire un The event, vous prenez un peu de 24, un peu de 4400, un poil de Lost, vous mélangez le tout, et vous obtiendrez un bon gros gloubi-boulga bien indigeste, qui n'aura de cesse au fil de ses 22 épisodes de vous arracher soupirs agaçés et ricanements entendus. Dommage que la série soit si nulle d'ailleurs, parce que Universal a vraiment soigné son Blu-ray : l'image est sublime, le piqué d'une précision de fou (ce qui renforce encore le côté cheap des effets spéciaux), et les couleurs réellement éclatantes. Côté son, la VF et la VO sont toutes deux proposées dans des mixages DTS-HD Master Audio 5.1 d'une bien belle ampleur. Une véritable profusion de suppléments (commentaires audio, scènes coupées, etc) vient parachever cette édition quasi-parfaite d'une série qui n'en méritait vraiment pas tant. BDM

Image : 4,5/5

Son : 4,5/5

Interactivité : 4,5/5

 

 

The expatriate (M6 Vidéo)

The expatriate
  Mélange pas forcément digeste de trilogie Bourne avec un peu de Sans identité dedans, The expatriate ne tiendra le spectateur éveillé que grâce à ses épars excès de cruauté formelle (on flingue des innocents sans sourciller), parvenant en de rares moments à lui faire redresser le sourcil avec un vague sourire aux lèvres. Ce n'est déjà pas si mal pour un DTV, mais cela ne suffira pas à passionner les foules... Côté Blu-ray, la galette éditée par M6 Vidéo propose une copie globalement satisfaisante (définition, piqué, couleurs... rien à redire sauf peut-être sur les contrastes un peu trop francs qui ont tendance à boucher les noirs), mais malheureusement encodée en 1080i. Les deux mixages en DTS-HD Master Audio 5.1 sont spectaculaires à souhait : ça dépote ! En guise de bonus, une featurette d'une douzaine de minutes d'interviews. BDM

Image : 4/5

Son : 4/5

Interactivité : 1,5/5

 

 

F.A.R.C., l'instrument de la vengeance (Wild Side Vidéo)

FARC BRD
 

Indéniablement tendu mais curieusement soporifique, F.A.R.C., l'instrument de la vengeance ne convaincra probablement pas le spectateur mais permettra au moins à nouveau à l'éditeur, Wild Side, de faire montre de son indéniable maitrise dans le domaine de l'édition Blu-ray : malgré ses nombreuses séquences de nuit, définition et compression sont sans faille, le piqué est précis et les couleurs collent parfaitement aux volontés du directeur photo (une légère désaturation tirant sur le maronnasse). Coté son, VF et VO sont encodées dans deux mixages DTS-HD Master Audio 5.1 dynamiques et immersifs, et les suppléments répondent également à l'appel, à travers des images de tournage (journal de bord, coulisses) guère captivantes, accompagnées des habituelles bandes-annonces et galerie photos. Bref, une galette exemplaire pour qui apprécie le film. BDM

Image : 4,5/5

Son : 4/5

Interactivité : 3,5/5

 

 

The Final (Elephant Films)

The final
  Indéniablement dérangeant, foutrement immersif mais un poil douteux quand même d'un point de vue purement moral, The final rappelle dans son traitement au sérieux imperturbable, dans son ton (beaucoup trop) premier degré et jusque dans ses nombreuses maladresses stylistiques un film signé Uwe Boll en 2009 et intitulé Rampage. Un peu grotesque et too much sur les bords (et pour tout dire clairement mineur), le film s'offre tout de même en Blu-ray un écrin inattendu, quoique clairement imparfait : l'image globalement correcte affiche quand même un grain très accentué, s'apparentant souvent à du bruit vidéo. Côté son, VF et VO sont proposées en DTS-HD Master Audio 5.1 mais Elephant n'a malheureusement trouvé aucun supplément pour sustenter notre soif d'éclaircissements concernant les volontés artistiques des auteurs du film. BDM

Image : 3,5/5

Son : 4/5

Interactivité : 1/5

 

 

Gladiators (Seven7)

Gladiators
 

Faussement vendu comme un film de baston bien bourrin par les maquettistes de Seven7, Gladiators décevra forcément les amateurs de bonnes grosses tatanes généreusement distribuées dans les roustons, mais se laissera suivre sans trop de problèmes non plus, à condition cela dit de ne pas être trop regardant sur le jeu des acteurs, à commencer par celui qui endosse le rôle du héros du film. Coté Blu-ray, l'éditeur nous livre une copie soignée : définition sans faille, couleurs et contrastes sans problèmes... Dommage que la photo soit si quelconque et ne prête jamais à s'extasier les neuls, car la galette made in Seven7 nous propose une image au top. Niveau son, VF et VO sont proposées en DTS-HD Master Audio 5.1, à la spatialisation très discrète, et qui ne se sortira finalement les doigts du cul que durant les (rares) scènes de combat. Et en guise de bonus, on ne trouvera que quelques bandes-annonces. BDM  

Image : 4/5

Son : 3,5/5

Interactivité : 0,5/5

 

 

Isenhart (Elephant Films)

Isenhart BRD
  Un bon scénar et de très bonnes intentions de base, malheureusement fort peu mises en valeur par un traitement formel trop sobre qui trahit un peu trop les origines « téléfilmesques » du bouzin, voilà ce qui vous attend si vous vous lancez dans le visionnage d'Isenhart. Le sympathique téléfilm allemand s'offre même une galette Blu-ray pas dégueu du tout : si les couleurs restent désespérément ternes et que le grain est omniprésent (ce qui est dû aux conditions de tournage), la définition est tout à fait satisfaisante et permet de visionner le film dans un confort visuel inattendu pour ce genre de petite production. Coté son, VF et VO sont proposées en DTS-HD Master Audio 5.1, dans deux mixages dynamiques et bien enveloppants. Bref, malgré l'absence de bonus (une simple série de bandes-annonces de l'éditeur), Elephant a fait le job comme il se doit. BDM

Image : 3,5/5

Son : 4/5

Interactivité : 1/5

 

 

Itinéraire bis (TF1 Vidéo)

Itinéraire bis
 

Comédie de feignassou substituant un enchainement - certes entrainant - de morceaux de musique pop à tout effort de mise en scène et/ou d'écriture, Itinéraire bis se repose donc essentiellement sur le charme de son duo d'acteurs, ainsi que sur le tempo de sa B.O uniquement composée de rythmes pop et fleuris donc. Le Blu-ray édité par TF1 Vidéo laisse d'ailleurs place à une belle répartition de la musique en DTS-HD Master Audio 5.1, avec en plus de ça un traitement vidéo de haute volée (un piqué précis, pas de souci de compression, joli grain cinéma, le tout en 1080p), bref, les amateurs du film et/ou les amoureux de Fred Testot ou Leïla Bekhti auront de quoi se régaler avec également un court making of, qui laisse largement la parole au toujours facétieux Fred, et une longue scène coupée, relativement réussie. Bref, une jolie édition pour un film gentiment raté et mineur, mais que sa sincérité et son côté inoffensif finiraient presque par rendre attachant. Comme un épisode de Plus belle la vie... BDM

Image : 4,5/5

Son : 4/5

Interactivité : 3/5

 

 

James et la pêche géante (Walt Disney Home Entertainment France)

James et la pêche géante
 

Une déception technique signée Disney, vous y croyez, vous ? Hé bien on a tout d'abord eu du mal à y croire (« Dis Roger, t'es sûr qu'ils nous ont filé le bon ? »), mais force est de constater que même les plus grands éditeurs ne sont pas à l'abri d'une bourdasse : le Blu-ray de James et la pêche géante en est une preuve flagrante. Grain et fourmillements à tous les étages, couleurs et contrastes très en dessous de la norme habituelle de chez Disney, on a même vaguement l'impression que l'image a été passée au réducteur de bruit. On note cela dit que les choses s'améliorent lors des séquences animées. Côté son, seule la VO est proposée en DTS-HD Master Audio 5.1, la VF ne bénéficiant que d'un « simple » DTS 5.1. Dommage. Au rayon des bonus, Disney se contente de recycler les faibles suppléments de l'édition DVD sortie il y a dix ans, en SD. BDM

Image : 3/5

Son : 3,5/5

Interactivité : 1,5/5

 

 

Kill the gringo (Aventi Distribution)

Kill the gringo
 

Qu'on l'apprécie ou non, Kill the gringo aura au moins le mérite de marquer le retour de Mel Gibson à un cinéma un peu plus énervé que durant la dernière décennie, qui ne lui aura offert que des rôles mous dans des films médiocres destinés à un public tiède (du cinéma de centriste en quelque sorte). Le Blu-ray édité par Aventi nous propose une image un peu inégale, globalement précise, mais manquant par moments singulièrement de piqué (piqué Colégram). Un encodage en 1080i et de nombreuses fautes d'orthographe sur le sous-titrage français parachèvent le tableau, permettant à la galette de concourir au titre du « pas franchement meilleur Blu-ray de l'année », mais le tout reste acceptable. Niveau son, l'immersion est immédiate et totale avec deux pistes DTS-HD Master Audio 5.1 tonitruantes, très dynamiques et riches en détails de toutes sortes. Bonus : bande-annonce. BDM

Image : 3,5/5

Son : 4,5/5

Interactivité : 0,5/5

 

 

Menace d'Etat (Wild Side)

 

C'est vraiment dommage parce que les intentions de Menace d'Etat sont louables : traiter des « cleanskins », ces terroristes anglais inconnus des fichiers et responsables des attentats de Londres, tout en dénonçant les manipulations au sein-même des Services Secrets. Et avec Sean Bean en plus, c'est dire si c'est la fête. Manque de bol, le film se foire dans sa démonstration, proposant deux points de vue qui déséquilibrent à ce point l'histoire que notre Stark d'amour en est presque réduit à un rôle de figurant. Le traitement est naïf, le rythme lent et on s'y ennuie beaucoup. Côté technique, le DVD propose une image nette et correcte quoiqu'un peu plate lui donnant un cachet de téléfilm, les pistes 5.1 et 2.0 envoient du bois mais les bonus se résument, encore une fois, à des bandes annonces et un making of où tout le monde se congratule sans vraiment se mouiller quant à la qualité du projet. Et ça, c'est fort. FS

Image : 3,5/5

Son : 4/5

Interactivité : 2/5

 

 

Norwegian ninja (Elephant Films)

Norwegian ninja
 

Tourné à la façon d'un film des années 70, Norwegian ninja affiche à l'image un grain assez redoutable, si bien qu'on pourrait dans un premier temps douter du réel apport de la HD sur un tel titre. Cela dit, avec sa définition sans faille, son niveau de détail et surtout le soin tout particulier porté par l'éditeur à la retranscription des couleurs du film, la galette Blu-ray enterre sans le moindre problème son équivalent SD. Côté son, VF et VO sont proposées en DTS-HD Master Audio 5.1, toutes deux aussi habilement spatialisées. Bravo Elephant. Au rayon suppléments, l'éditeur nous gate également, avec un making of certes décousu mais intéressant, une bande-promo et une série de scènes coupées prolongeant le délire absurde et l'humour à froid que distille durant un peu plus d'une heure ce pur et indispensable OVNI cinématograhique. BDM

Image : 4/5

Son : 4/5

Interactivité : 4/5

 

 

Nuits noires (Seven7)

Nuits noires BRD
 

Petit DTV sans prétention, Nuits noires permet à Dennis Quaid de s'offrir SON rôle de psychopathe, à la façon d'un Kevin Costner dans Mr Brooks. Malheureusement, le reste du film ne suit jamais vraiment, provoquant au mieux un ennui poli lorsque le grand Dennis n'est pas à l'écran. Côté Blu-ray, et mis à part son menu d'accueil habituel un peu terne, Seven7 a bien fait le boulot, avec un master propre aux noirs assez impressionnants de profondeur et un joli grain cinéma. Malgré la noirceur du film, le piqué est irréprochable, et le tout a vraiment de la gueule. Niveau son, les deux mixages en DTS-HD Master Audio 5.1 imposent un solide dynamisme, dont le spectateur profite surtout durant les quelques scènes de suspense et les scènes en extérieur, qui proposent de multiples détails sonores parfaitement rendus et spatialisés. En guise de bonus, quelques bandes-annonces. BDM

Image : 4/5

Son : 4/5

Interactivité : 0,5/5

 

 

Opération arctic fox (Initative Cinema One)

Arctic Fox
 

Esthétiquement soigné, Opération arctic fox gagne à être vu en HD : le Blu-Ray édité par ICO met d'ailleurs parfaitement en valeur la photo du film et les superbes paysages enneigés de Suède (skol ofenstrü). Un beau Blu-ray, avec de petits problèmes de contrastes sur les scènes nocturnes, aux noirs laissant malheureusement apparaître un poil trop de bruit vidéo. Côté son, VO et VF sont encodées en DTS-HD Master Audio 5.1, bien spatialisées et assez immersives (on croirait une soirée chez Jean-Marie Bigard : ça pète dans tous les coins !), même si on déplorera des voix clairement en retrait, en particulier sur la VO. Dans la section suppléments, on trouvera un mini making of et un court-métrage prolongeant le film d'un prologue et un épilogue contemporains très dispensables.

Image : 4/5

Son : 3,5/5

Interactivité : 3/5

 

 

RoboGeisha (Elephant Films)

RoboGeisha
 

Créatif, généreux, complètement barré, RoboGeisha c'est un peu ce qui se fait de mieux dans le genre « joyeux n'importe quoi à la japonaise ». Provoquant tour à tour de francs éclats de rire et des haussements de sourcils atterrés, le film parvient néanmoins sans problème à passionner le spectateur jusqu'à son dénouement débilos. Et une fois n'est pas coutume, ce joyeux nawak a été tourné en HD et non en vidéo poisseuse, et le rendu à l'écran s'en ressent : image précise, encodage maîtrisé malgré quelques fourmillements... Un bon boulot de la part d'Elephant Films, qui nous permet de plus de découvrir le film en VF ou VO et en DTS-HD Master Audio 5.1. Dans la section bonus, un court spin-off du film prolonge le plaisir d'un petit quart d'heure riche en gags. Et rien que pour voir un duel durant lequel deux geishas s'affrontent avec des sabres plantés dans les fesses, il FAUT voir RoboGeisha. BDM

Image : 4,5/5

Son : 4/5

Interactivité : 3,5/5

 

 

Rock' n' love (Wild Side)

Rock n love
 

Aussi inoffensif qu'une gerbille sous LSD, Rock' n' love est une petite comédie romantique au point de départ aussi amusant que stupide, mais sa courte durée et son tempo rock permettent globalement de remporter l'adhésion. Vu les scores du film en salles, Wild Side n'a probablement pas jugé utile de le sortir sur support Blu-ray, et lui offre une édition DVD correcte, composant relativement bien avec les limites du support. Relativement seulement, car les scènes de concert auraient peut-être mérité un encodage vidéo un poil plus ténu, et auraient surtout acquis une toute autre dimension sonore en haute définition : on doit en effet se contenter d'un mixage Dolby Digital Stéréo, ce qui, vous en conviendrez, fait un peu mal durant des scènes de liesse et de communion musicale. Côté bonus, clip, interviews et court making of promotionnel, bref, rien de bien folichon. BDM

Image : 4/5

Son : 3/5

Interactivité : 3/5

 

 

Rogue River (M6 Vidéo)

Rogue river
 

Voulu subversif et dérangeant par ses auteurs, ce Rogue River s'avère au final tellement grotesque dans ses provocations outrancières qu'il ne pourra au final que provoquer le rire à la façon d'un bon vieil épisode de South Park. Pour s'en convaincre, il suffira de se remémorer cette séquence durant laquelle la jeune héroïne venue disperser les cendres de son père disparu finira par les faire littéralement bouffer à son assaillant... Enfin bref. Le Blu-ray proposé par M6 Vidéo propose une image très honnête malgré un encodage en 1080i. Côté son, VF et VO sont proposées en DTS-HD Master Audio 5.1 (l'une comme l'autre très correctement spatialisées), et la section suppléments propose un making of étonnamment long pour ce genre de production, divisé en plusieurs modules dont certains affichent un second degré finalement pas désagréable du tout. BDM

Image : 4/5

Son : 4/5

Interactivité : 3,5/5

 

 

Ronal le barbare (Seven7)

Ronal le barbare
 

Parodie des classiques récits de fantasy, Ronal le barbare s'adresse avant tout à un public d'ados de 12-15 ans, qui y trouveront probablement matière à quelques bonnes barres de rire (le choix de Kev Adams pour le doublage français est d'ailleurs en ce sens une très bonne idée de la part de Seven7). Pour les adultes, le côté inoffensif mais occasionnellement paillard de la chose aura de quoi faire sourire en quelques occasions, malgré la pauvreté générale de l'animation, reléguant malheureusement le film danois à un statut de longue cinématique PS3, loin de pouvoir rivaliser avec les canons de l'animation actuelle. Côté Blu-ray, c'est du tout bon, avec une image précise et sans souci de compression et surtout un encodage DTS-HD Master Audio 5.1 très cartoonesque, à la spatialisation décomplexée et spectaculaire. Une riche interactivité vient compléter cette galette plus que chaudement recommandable, proposant qui plus est de visionner le film en 2D ou en 3D. BDM

Image : 4,5/5

Son : 4,5/5

Interactivité : 4/5

 



Safe (Wild Side)

 

L'histoire ? On s'en cogne. La mise en scène ? Rien à péter. Le plus important est là : Jason Statham défonce du chinois, du russe et sacrifie des flics pourris pour protéger une gamine fan de Code Mercury. Et il a la méga pêche, servi par de surpuissantes scènes d'action bien méchantes et qui font très plaisir à voir (gloussements de contentement à prévoir). Alors forcément, le DVD se met à niveau, dans sa partie technique du moins, avec une image bien classe, des pistes anglaises DTS 5.1 et Dolby Digital 2.0, et une française en Dolby Digital 5.1, qui feront pleurer les oreilles de bonheur. Les bonus, par contre, sont beaucoup plus académiques et se concentrent sur les méchants, les scènes d'action, le point de vue du réalisateur via 3 petits modules sympas sans plus. S'y ajoutent les bandes-annonces en VF et VO et les liens Internet habituels.  FS.

Image : 4/5

Son : 4/5

Interactivité : 3/5


 

Super ca$h me (Emylia)

Super ca$h me - Blu-ray
  Super ca$h me n'est autre que le titre « francisé » de The Greatest movie ever sold, le nouveau haut fait d'arme de Morgan Spurlock, le joyeux trublion / poil à gratter qui s'était fait connaitre en 2004 avec son régime Super size me dénonçant tous les bienfaits alimentaires de la malbouffe. Mais contrairement à ce dernier, Super ca$h me n'aura pas les honneurs d'une sortie dans nos salles. De là à dire qu'aucun distributeur n'a eut les corones de sortir ce doc dynamitant avec la sagacité et humour la main mise du placement de produit au sein d'un film, il n'y a qu'un pas. Tant pis, grâce à l'éditeur Emylia, il sera toujours possible de s'en délecter avec ce Blu-ray de très bonne facture agrémenté de sa bande-annonce qui donne déjà une bonne idée du brio du produit. SA

Image : 4/5

Son : 4/5

Interactivité : 0,5/5

 

 

Tokyo burnout (Elephant Films)

Tokyo burnout
 

Intéressant mais desservi par sa facture technique et par un rendu « vidéo » donnant l'impression de regarder un épisode nocturne et Tokyoïte de Cœur océan (on m'enlèvera pas de l'idée que c'est curieux d'avoir le cœur océan, d'habitude on a plutôt un trou à cet endroit là), l'inattendu Tokyo burnout -en fait une adaptation cinématographique du manga Wandan Midnight- est une étrange curiosité que nous offre aujourd'hui Elephant Films sur galette Blu-ray. L'éditeur a d'ailleurs plutôt bien fait son taf sur ce titre, qui ne présente pas de problème particulier côté image et son : l'image est précise et affiche un beau piqué, malgré quelques cafouillages épars - et peu gênants - sur les noirs. Niveau son, les deux mixages en DTS-HD Master Audio 5.1 s'avèrent dynamiques, bref, le Blu-ray est bien fait (le film moins). Bonus : présentation des voitures. BDM

Image : 4/5

Son : 4/5

Interactivité : 1,5/5

 

 

Troll hunter (Universal Pictures Vidéo)

Troll hunter
 

Immersif et souvent très drôle (les nombreuses saillies anticléricales sont vraiment réjouissantes), Troll hunter est une bonne surprise dans le petit monde du cinéma fantastique made in Europe, parce que, entre autres raisons, le film propose un constant boulot d'équilibriste entre l'aspect documentaire et le côté parodique, et que celui-ci fonctionne sans jamais trop verser dans l'un ou dans l'autre. On regrettera juste quelques redondances dans le dernier acte, et une piste de scénario malheureusement non exploitée à 100% (la morsure de troll). Côté Blu-ray, Universal Pictures Vidéo offre un bel écrin à ces drôles de monstres : images précises malgré un côté très numérique et un peu de bruit vidéo, les mixages audio sont très dynamiques et spectaculaires (VO norvégienne en DTS-HD Master Audio 5.1, VF en DTS 5.1), et niveau bonus, on trouvera un making of, des scènes coupées/ratées/rallongées, une galerie de photos et un module muet sur les effets spéciaux. BDM

Image : 4/5

Son : 4/5

Interactivité : 3,5/5

 

 

The unjust (Elephant Films)

The unjust
 

The unjust porte en lui toutes les qualités et les défauts d'un certain polar « à la Coréenne » : brutal, cruel, sans concession, n'hésitant pas à remettre violemment en cause certaines institutions du pays du matin calme, le film impressionne vraiment le spectateur et le marquera à coup sur durablement. Malheureusement, le film de Seung-wan Ryoo souffre aussi de son côté un peu trop long et bavard, et manque de ce fait le coche : on n'est donc finalement pas en présence du chef d'œuvre attendu, mais d'un excellent polar hard boiled qui restera finalement longtemps dans la mémoire du spectateur. Côté Blu-ray, l'image affiche une belle précision avec un joli grain cinéma. Côté son, VF et VO sont proposées en DTS-HD Master Audio 5.1, les deux mixages se révélant aussi enveloppants et dynamiques l'un que l'autre. Bonus : uniquement une poignée de bandes-annonces. BDM

Image : 4/5

Son : 4/5

Interactivité : 1/5

 

 

Voyage vers Agartha (Kazé)

Voyage vers Agartha
 

Si le film de Makoto Shinkai ne convaint pas réellement, la faute à un scénario parfois bancal et une animation pas  toujours assez soignée, il reste que Kaze offre une très bonne édition Blu-ray. Le master est propre et offre une colorimétrie impeccable où les très belles teintes du film sont très bien mises en valeur. De plus la définition est excellente. Voyage vers Agartha est proposé dans une VF et une VO sous titrée français dans un très bon DTS HD MA 5.1. Même si celui-ci est d'abord centré sur les voix, les sonorités ambiantes et la musique donnent l'impression d'entrer dans une sorte de bulle, ce qui convient très bien au film et au monde qu'il décrit. Du côté des suppléments, Kazé offre un documentaire de bonne facture sur le film, une présentation rapide des précédents films du réalisateur et un clip de la chanson du générique. Sympathique mais pas transcendant. NT

Image : 4,5/5

Son : 4/5

Interactivité : 3/5

 

 

War games (Universal Pictures Vidéo)

War games
 

War games, c'est un petit survival forestier italien qui en rappelle beaucoup un autre, espagnol celui-là, le sympathique Paintball. Pas déplaisant mais un peu plan-plan, le film s'avère globalement moins marquant que son collègue ibérique, mais mérite tout de même le coup d'œil pour quelques séquences qui combleront à coup sûr les amateurs de tripaille (ou de jolies filles, les deux sœurs de l'histoire ne manquant pas de charme). Universal Pictures Vidéo, peu habitué à nous refourguer ce genre de DTV, offre un traitement de luxe à son poulain : le Blu-ray du film propose en effet une image fine et précise avec un piqué et une profondeur de champ tout à fait satisfaisante. Côté son, la VO est encodée en DTS-HD Master Audio 5.1 et impose une spatialisation ultra-dynamique, tandis que la VF doit se contenter d'un mixage DTS 5.1, qui paraît plus puissant et punchy mais y perd beaucoup en finesse. En bonus, un commentaire audio du réal, qui s'exprime tant bien que mal en anglais, et une galerie photo. BDM

Image : 4/5

Son : 4/5

Interactivité : 2,5/5

 

 

Winter in wartime (Bac Vidéo)

Winter in wartime
 

Winter in wartime est une excellente petite surprise, un film de guerre certes pas exempt de défauts (musique de Pino Donaggio omniprésente et sursignifiante, rythme un poil trop lent) mais d'une ampleur et d'une ambition qui lui auraient bien valu une sortie en salles. Bac Vidéo nous propose une édition visuellement parfaite : définition et piqué très précis, colorimétrie naturelle, belle profondeur de champ... Beau boulot. Côté son, VF et VO sont encodées en DTS-HD Master Audio 5.1, mais il conviendra de privilégier la VO, légèrement plus ample au niveau de la spatialisation, mais surtout plus agréable d'un point de vue purement artistique (quelle idée ridicule que de faire parler le soldat US avec un accent américain à couper au couteau, ça a probablement fait beaucoup rigoler les doubleurs mais c'est un peu pénible à écouter). Dans la section bonus, une sélection de bandes-annonces pour les films édités par Bac et Initative Cinema One.

Image : 4/5

Son : 4/5

Interactivité : 0,5/5

 

 

 

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La Rédaction08/01/2012 20:33 par La Rédaction

Le Bazar du Blu-ray : 1er semestre 2012

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