La sélection des locations DVD de novembre


05 nov 2005 | par Laurent PéchaLaurent Pécha

Parce qu'il existe un certain écart en DVD entre les sorties locatives (sortant souvent bien avant) et les sorties ventes sur bon nombre de titres, cette rubrique est là pour venir en aide à ceux qui cherchent avant tout à se louer un petit DVD pour passer une bonne soirée. Une fois par mois donc, nous dressons la liste des principales sorties locatives disponibles (le plus souvent) dans les vidéos club près de chez vous accompagnée pour chacune d'un court avis critique histoire de vous aider dans votre choix. Bonne lecture et surtout bonne location !

 

3 NOVEMBRE 2005

 

Otage de Florent-Emilio Siri (USA, 2005, 102min, thriller)
Avec Bruce Willis, Kevin Pollak, Jonathan Tucker

Résumé : À la suite d'une mission qui a mal tourné, Jeff Talley (Bruce Willis), un ancien négociateur de la police de Los Angeles, se retire dans une petite ville de province où il devient le chef du poste de police local. Mais lorsque trois malfrats prennent sa femme et sa fille en otage après un braquage raté, l'ancien négociateur doit reprendre du service, et cette fois il n'a pas droit à l'erreur...

Avis : Bruce Willis s'appuie sur un talent étranger (un cinéaste français) pour faire remonter sa côte, tandis que Florent Siri s'appuie sur l'acteur pour assurer sa carrière hollywoodienne. Un échange de bons procédés qui repose malheureusement sur un scénario poussif plombé par un nombre (trop ?) incroyables de coïncidences. Malgré un début encourageant, le film ne semble être qu'une série de compromis et de négociations non abouties qui rendent le divertissement franchement laborieux. Trop d'ambitieux pour un film de si peu d'ambition. (4/10)

Anthony Zimmer de Jérôme Salle (France, 2005, 90min, thriller)
Avec Sophie Marceau, Yvan Attal, Sami Frey, Daniel Olbrychski

Résumé : En vacances sur la côte d'Azur, François est séduit par Chiara, le genre de créature de rêve qu'il n'aperçoit d'habitude que sur des couvertures de magazines. François vit un véritable conte de fées. Jusqu'au jour où on tente de l'abattre.

Avis : Jérôme Salle embarque Yvan Attal, Sophie Marceau sur la route du suspense hitchcockien. Mais n'est pas Alfred qui veut, et le réalisateur ne livre ici qu'un simple labeur de copiste insuffisant pour décoller du film son étiquette de produit calibré pour la télévision. Le thriller ne présentant que trois suspects potentiels (et le réalisateur refusant de déroger à la règle qui veut que le coupable ait été présenté dans le récit), on aura donc vite trouvé l'identité du criminel. À moins que l'on n'ait trouvé la sortie de la salle avant. (4/10)

 

4 NOVEMBRE 2005

 

Kingdom of heaven de Ridley Scott (USA, 2005, 145min, historique)
Avec Orlando Bloom, Eva Green, Jeremy Irons, David Thewlis

Résumé : En perdant sa femme et son fils, Balian, un jeune forgeron, a perdu la foi. Alors qu'il pleure leur disparition, son père Godefroy d'Ibelin, baron du roi de Jérusalem, qu'il n'a jamais connu, le retrouve et lui demande de le suivre à Jérusalem où une paix fragile règne grâce aux efforts de son roi chrétien, Baudouin IV et à la modération du chef musulman, Saladin. Les habitants de confession chrétienne, musulmane et juive coexistent pacifiquement. Malade, les jours de Baudouin sont comptés et le fanatisme, l'appât du gain et la jalousie menacent la trêve.

Avis : Loin des grands combats de Gladiator, Kingdom of heaven est en fait le chemin de croix intérieur d'un forgeron ayant perdu la foi. Narrativement alléchantes, les croisades ne sont finalement ici qu'un prétexte loin de toutes vérités historiques. Autour d'un Orlando Bloom pas assez crédible, les autres personnages manquent de consistance malgré un casting de choix, et ont bien du mal à se dépêtrer de dialogues trop pesants. Au bout du compte, malgré tout le talent visuel de Ridley Scott, Kingdom of heaven est tout simplement un événement cinématographique anecdotique. Laissez le charme agir. (6/10)

Creep de Christopher Smith (Royaume-Uni, 2005, 85min, horreur)
Avec Franka Potente, Sean Harris, Vas Blackwood

Résumé : Après avoir raté la dernière rame, une jeune femme se retrouve coincée dans une station de métro londonienne. Il semble pourtant qu'elle ne soit pas seule. Poursuivie par un mystérieux agresseur, elle fonce tête baissée dans le labyrinthe souterrain qui étend ses ramifications sous la ville…

Avis : Le cinéma d'horreur est de retour avec ce premier film de Christopher Smith, qui s'appuie sur une ambiance crade, des scènes chocs et l'interprétation de Franka Potente (La Mémoire dans la peau). La belle allemande est en effet très crédible dans son rôle de fashion girl antipathique, devenue la proie d'un monstre cannibale dans le métro à Londres. Même si dans sa seconde partie, Creep perd de son efficacité par la faute de quelques maladresses, il parvient à maintenir un suspens soutenu qui en fait une des bonnes surprises du moment. (7/10)

 

8 NOVEMBRE 2005

 

XXx 2 de Lee Tamahori (USA, 2005, 100min, action)
Avec Ice Cube, Samuel L. Jackson, Willem Dafoe

Résumé : Augustus Gibbons (Samuel L. Jackson) et sa nouvelle recrue, Darius Stone (Ice Cube), doivent déjouer la tentative de coup d'État fomenté par George Deckert (Willem Dafoe) à la tête d'un groupuscule paramilitaire au sein même du gouvernement américain...

Avis : À l'heure où les blockbusters se cherchent en vain le plus souvent des ambitions artistiques, il est bon de visionner une œuvre totalement décérébrée qui n'a comme seul projet de multiplier coûte que coûte les scènes d'action jusqu'à épuisement physique de son public. Ici, les gentils producteurs nous propose un lot impressionnant d'explosions qui ne servent à rien si ce n'est de tester votre résistance auditive, des gunfights qui se ressemblent tous entre eux, de punchlines pas drôles, de jolies plantes à forte poitrine compressée dans leur bustier, et des effets spéciaux foireux mais sympathiques. Au jeu de la simple surenchère, xXx : the next level s'impose donc comme une réussite majeure face à son prédécesseur. Pour ce qui est du cinéma, on attendra sagement sans y croire une seule seconde une éventuelle suite. (4/10)

Suspect zéro de E. Elias Merhige (USA, 2004, thriller)
Avec Aaron Eckhart, Ben Kingsley, Carrie-Anne Moss

Résumé : Thomas MacKelway, enquêteur au FBI, n'envisage aucun lien entre les trois affaires de meurtre dont il est chargé, avant que le tueur ne se manifeste à lui par l'envoi d'étranges énigmes...

Avis : De Aaron Eckhart, en illuminé du dimanche, à Carrie-Anne Moss qui n'en revient pas de passer de la trilogie Matrix à ça, tous montrent qu'ils sont là pour le cachet qui règlera les traites de la maison, de la piscine ou de la voiture. Evidemment l'argument du scénario n'aide pas à y croire. L'histoire du tueur de tueur à la poursuite du plus grands des tueurs, cela sonne comme hautement improbable. On imagine toutefois qu'avec un peu d'astuce et d'esbroufe, la pilule aurait pu passer. Mais E. Elias Merhige oublie d'avoir de l'ambition pour sa mise en scène. Tout est ici visiblement bâti pour ressembler à un film plus pauvre qu'il ne l'est véritablement. S'il y avait des salles de projection dans les trains, on appellerait sûrement cela un film de gare. (2/10)

Vanity fair, la foire aux vanités de Mira Nair (États-Unis, Royaume-Uni, 2003, 141min, drame historique)
Avec Reese Witherspoon, James Purefoy, Romola Garai, Jonathan Rhys-Meyers

Résumé : Issue d'une modeste famille d'artistes et jeune orpheline, Becky Sharp rêve d'un avenir plus faste. Elle quitte le pensionnat de Miss Pinkerton, résolue à se hisser au sommet de la société par tous les moyens à sa disposition. Elle va déployer toute son intelligence et son pouvoir de séduction pour progresser au sein de la haute société britannique du début du XIXe siècle.

Avis : En voulant suivre les tumultes amoureux et sociaux d'un dizaine de personnages à l'aube du 19ème siècle, Mira Nair plonge tout droit dans une accumulation de situations et de rebondissements qui ne nous permet jamais d'être réellement impliqué dans le récit. On s'accroche alors au faste et la minutie de la reconstitution d'époque tout en étant séduit par quelque séquences visuellement très réussies et l'indéniable conviction du casting d'où émerge non pas une Reese Witherspoon au rôle finalement assez ingrat car mal écrit mais le ténébreux James Purefoy. Au bout du compte, difficile de ne pas revenir sur le titre du film qui résume finalement parfaitement bien la situation : beaucoup trop de vanité et d'ambition mal assouvie pour une foire aux sentiments constamment bancale. (4/10)

 

9 NOVEMBRE 2005

 

Le Fils du mask de Lawrence Guterman (USA, 2005, 97min, comédie fantastique)
Avec Jamie Kennedy, Alan Cumming, Traylor Howard

Résumé : Tim Avery, un dessinateur qui n'est pas prêt à être père, se retrouve contraint d'élever un bébé. Les pouvoirs que lui confère le masque de Loki lui permettront de mener à bien cette mission. Seulement le masque tombe entre les mains du bébé…

Avis : Onze ans après le premier opus qui révéla Jim Carrey et Cameron Diaz, la tornade caoutchouteuse a donné naissance à un rejeton : Le fils du Mask. Certes le film, qui repose toujours sur la dimension « toonesque », bénéficie des avancées de la technologie et offre des scènes comiques efficaces, mais une fois les dites séquences finies, on n'a plus qu'à attendre les suivantes en observant des interprètes mal à l'aise dans leurs costumes excentriques. Bref, il manque à ce fiston un élément essentiel : son Jim Carrey de père.(4/10)

Saved ! de Brian Dannelly (USA, 2004, 92min, comédie)
Avec Jena Malone, Macaulay Culkin, Mandy Moore

Résumé : Marie et sa meilleure copine, la tyrannique Hilary Faye, sont les stars (et les pestes) de ce lycée chrétien, tendance… très très conservateur. Jusqu'au jour où le petit ami de Mary lui annonce sa découverte : et s'il n'était pas, au fond... gay ? Sauvée ! Jésus apparaît en vision à la jeune fille et lui ordonne de tout faire pour remettre cette brebis égarée dans le droit chemin. Mary s'exécute et se retrouve… enceinte.

Avis : Saved cache une critique habile et sévère d'une communauté où le politiquement correct et les faux sourires sont de rigueur. Sans jamais être grossier ou insolent, le récit nous permet d'assister à un démontage en règle des illusions de « l'american way of life » à travers une série de personnages clichés. Malheureusement, si le réalisateur réussit sa critique sociale dans la première partie du film, la dernière demi-heure retombe (volontairement ?) dans la facilité et l'idiotie. (6/10)

Piège de feu de Jay Russell (USA, 2004, 115min, drame)
Avec Joaquin Phoenix, John Travolta, Morris Chestnut, Robert Patrick

Résumé : Au cours d'un sauvetage, Jack Morrison, soldat du feu expérimenté, fait une chute de plusieurs mètres et se retouve, seul, au dixième étage d'un entrepôt vétuste qui menace à tout moment de s'effondrer. Piégé par le feu, Jack ne peut compter que sur son ami et mentor, Mike Kennedy pour le secourir.
À bout de forces, Jack se remémore ses dix années de carrière....

Avis : Piège de feu n'omet aucun élément dans le portrait du quotidien de ces hommes, partagés entre leurs deux foyers (la famille et la caserne). L'orientation résolument « anti-hollywoodienne » du film nous épargne les grandes figures imposées, aussi bien sur le plan dramatique que visuel avec même par endroits des trouvailles très ingénieuses. Piège de feu s'impose ainsi avec brio comme la troisième pierre angulaire du genre, juste entre les deux références que sont La Tour infernale et Backdraft. Et si la réponse à la question : « Pourquoi les pompiers sont-ils les seuls à s'engouffrer dans un immeuble en feu alors que tous les autres veulent en sortir » est le courage, il n'est absolument pas nécessaire de faire preuve de cette qualité pour visionner Piège de feu, mais simplement de bon sens. (7/10)

Shall we dance ? de Peter Chelsom (USA, 2004, 106min, comédie romantique)
Avec Richard Gere, Jennifer Lopez, Susan Sarandon, Stanley Tucci

Résumé : Un homme d'affaires mène une vie banale jusqu'au jour où, en rentrant du travail, il aperçoit une belle femme à une fenêtre. Fasciné par son regard mélancolique, il décide de se rendre à l'académie de danse où elle est professeur et d'y prendre des cours.

Avis : Après les remakes de Ring, c'est au tour d'un des plus grands succès japonais des années 90, Shall we dance ? , d'être revu par Hollywood. Si l'histoire reste la même, le couple vedette bénéficie d'une mise en valeur plus importante. Logique puisque pour l'incarner, on retrouve Richard Gere et Jennifer Lopez. Dommage alors que l'alchimie entre les deux stars n'existe presque jamais. Reste Susan Sarandon qui, elle, apporte ce petit plus la rendant attachante. Pour elle et pour le comique provoqué par les tribulations de la troupe de danse, Shall we dance ? mérite le détour. (5/10)

 

16 NOVEMBRE 2005

 

Fashion maman de Garry Marshall (USA, 2004, 119min, comédie dramatique)
Avec Kate Hudson, John Corbett, Joan Cusack

Résumé : Jeune assistante du P-DG de l'une des plus importantes agences de top models de New York, Helen Harris (Kate Hudson) ne vit que pour son travail, jusqu'au jour où tout bascule. Suite au décès de sa soeur et de son beau-frère, elle est choisie pour élever ses jeunes nièces et neveu, situation qui va sérieusement remettre en cause sa vision de la vie et ses priorités quotidiennes.

Avis : Kate Hudson (Presque célèbre) nous propose un nouveau numéro de charme tout en étalant son sens inné de la comédie. Elle est entourée d'excellents acteurs, notamment Joan Cusack. Mais cela ne suffit pas à faire de Fashion maman un réussite du genre. Malgré quelques bonnes idées de scénario, le réalisateur Garry Marshall (dont le dernier et seul véritable succès date de Pretty Woman) plombe presque tout le film par une mise en scène paresseuse. Et c'est finalement lors des séquences les plus dramatiques et graves que Fashion maman trouve paradoxalement grâce à nos yeux.. (4/10)

Last days de Gus Van Sant (USA, 2004, 97min, drame musical)
Avec Michael Pitt, Lukas Haas, Asia Argento

Résumé : Blake, artiste replié sur lui-même, fléchit sous le poids de la célébrité, du succès et d'un sentiment d'isolement croissant. Réfugié dans une maison au milieu des bois, il tente d'échapper à sa vie, à son entourage et à ses obligations. Il regarde, écoute, et attend la délivrance.

Avis : À l'instar de Gerry et d'Elephant, Gus Van Sant part d'une situation donnée (la mort de Kurt Cobain) connue de tous via les médias et tente d'y apporter des éléments nouveaux en usant de l'œuvre de fiction. De cette recherche moins formaliste qu'il n'y paraît, on a le sentiment que le cinéaste est tout de même arrivé au bout du chemin et que dorénavant il va falloir tourner la page au risque de s'emmurer vers des expérimentations qui n'en seront plus. Déjà ici on sent poindre des petites habitudes, une once de redite et, ultime petit désagrément, un univers déjà fortement balisé. Reste que Last days ne s'inscrit pas dans une consommation courante de cinéphage, que sa vision demande un véritable abandon de soi et une absolue confiance dans des règles qui en font un film résolument fait de chair et de sang. Et c'est encore avec ses tripes que Gus Van Sant touche plus que jamais à l'âme d'un cinéma en devenir : le sien. (8/10)

 

17 NOVEMBRE 2005

 

Le crime farpait de Alex de la Iglesia (Espagne, 2004, 105min, comédie)
Avec Guillermo Toledo, Monica Cervera, Luis Varela

Résumé : Le vendeur le plus séduisant d'un grand magasin tue un collègue rival par accident. Une des vendeuses du rayon parfumerie est témoin de la scène et en profite pour lui faire un perfide chantage sexuel.

Avis : Vainqueur du grand prix du Festival du film policier de Cognac, Le Crime farpait est une satire impitoyable de la société individualiste, enrobée d'une mise en scène dynamique et d'un comique inspiré. Alex de la Iglesia réussit ici à marier thriller et critique, à travers un personnage tourmenté par les imperfections de sa vie. Non content de proposer de bons mots, des répliques cinglantes sans oublier quelques scènes d'action enthousiasmantes, le film s'offre le luxe de finir sur une note poétique autour d'une réflexion pessimiste mais jouissive sur le destin.. (7/10)

 

18 NOVEMBRE 2005

 

Star wars épisode 3 : La Revanche des Sith de George Lucas (USA, 2005, 140min, science-fiction)
Avec Ewan McGregor, Hayden Christensen, Natalie Portman, Ian McDiarmid, Samuel L. Jackson

Résumé : La Guerre des Clones fait rage. Une franche hostilité oppose désormais le Chancelier Palpatine au Conseil Jedi. Anakin Skywalker, jeune Chevalier Jedi pris entre deux feux, hésite sur la conduite à tenir. Séduit par la promesse d'un pouvoir sans précédent, tenté par le côté obscur de la Force, il prête allégeance au maléfique Darth Sidious et devient Dark Vador. Les Seigneurs Sith s'unissent alors pour préparer leur revanche, qui commence par l'extermination des Jedi. Seuls rescapés du massacre, Yoda et Obi Wan se lancent à la poursuite des Sith. La traque se conclut par un spectaculaire combat au sabre entre Anakin et Obi Wan, qui décidera du sort de la galaxie...

Avis : Dans ce dernier opus de Star wars, la tragédie atteint un point culminant, tant les enjeux sont immenses. Bien que l'on connaisse la fin depuis des années, l'histoire est extrêmement riche et offre son lot de scènes anthologiques. Le génie de Lucas se révèle à cet instant, tant il nous passionne avec de malignes idées de mises en scène et de montage. Fini les scènes à la Muppet show, les personnages se dirigent vers un chemin plus sombre, celui du côté obscur. Le cocktail d'action, de romance, de tragédie, de suspense et d'imaginaire incroyablement bien mixé clôture avec panache sa légendaire saga. (10/10)

 

22 NOVEMBRE 2005

 

Présentateur vedette : La légende de Ron Burgundy de Adam McKay (USA, 2004, 94min, comédie)
Avec Will Ferrell, Christina Applegate, Paul Rudd, Steve Carell

Résumé : Ron Burgundy est LE présentateur télé du San Diego des années soixante-dix. Reporter vedette et macho invétéré, il a du mal à accepter l'intrusion dans son monde de Veronica Corningstone, une jeune journaliste féministe. Il accepte sa présence tant qu'elle reste cantonnée aux rubriques mode et cuisine, mais quand elle essaye de lui piquer sa place, la guerre des sexes se transforme rapidement en guerre tout court...

Avis : Présentateur vedette : La Légende de Ron Burgundy offre à Will Ferrell le rôle de la consécration. Grâce à un génie comique incroyable, il déclenche les fous rires mêmes si certains gags restent peut-être trop ancrés dans la culture américaine pour avoir le même impact sur les spectateurs français. Mais son personnage de présentateur idiot et macho devient très vite attachant. Dans cet univers exclusivement masculin, Christina Applegate confirme son talent dans les comédies déjantées et forme avec Will Ferrell un duo savoureux.. (7/10)

 

23 NOVEMBRE 2005

 

Lost, les disparues : saison 1 de J.J. Abrams (USA, 2004, série TV)
Avec Matthew Fox, Evangeline Lilly, Naveen Andrews, Emilie de Ravin

Résumé : Les survivants d'un crash aérien doivent apprendre à survivre par leurs propres moyens sur une île perdue en plein milieu du Pacifique…

Avis : Doté d'un budget qui s'élèverait à quelques 10 millions de dollars, le pilote de Lost s'ouvre sur l'une des séquences les plus hallucinantes vues sur un écran : un crash aérien d'une furie visuelle et sonore qui ramène aussitôt les protagonistes (et par extension le spectateur tout aussi perdu) à des questions pour le moins insolubles dont la plus évidente est « par quel miracle cette quarantaine de personnes ont-elles bien pu réchapper à pareil catastrophe ? ». Une question qui trouvera en partie ses réponses, tout comme les autres interrogations, dans le passé de chacun. Car, à partir d'un concept à priori limité (sur le plan géographique notamment), la grande trouvaille de Lost est d'avoir su rallier passé et présent en scrutant les antécédents de chaque survivant à l'aide de multiples flash back en parallèle de la découverte de cette nouvelle (sur)vie au grand air qui s'offre désormais à eux. En multipliant ainsi les questions et les éléments de réponses, en créant sans cesse des mystères en alimentant une tension constante vis-à-vis de l'inconnu que représente cette île, Lost intrigue et scotche son public à chaque nouvel épisode et s'impose comme l'une des meilleures séries du moment. (9/10)

Un noël de folie de Joe Roth (USA, 2004, 98min, comédie)
Avec Tim Allen, Jamie Lee Curtis, Dan Aykroyd

Résumé : La grande fille n'est pas là cette année, et tout le monde sait que Noël est une fête commerciale. Luther et Nora Krank ont donc décidé de remiser sapin et décorations dans les placards et de partir au soleil. Seulement, cette décision n'est du goût de tous : la grande fille ne veut finalement pas renoncer à son Noël en famille, et les voisins voient d'un très mauvais œil ce départ qui pourrait les empêcher de gagner le concours de décoration. Entre la famille Krank et le reste du quartier, la guerre est désormais ouverte...

Avis : Adaptant un roman de John Grisham, le scénariste-producteur Chris Columbus (Harry Potter, Maman j'ai raté l'avion) et son réalisateur Joe Roth tentent de donner à Un Noël de folie des allures de comédie familiale rythmée au ton impertinent. Mais ce qui semblait être drôle sur le papier l'est nettement moins à l'écran. Alors qu'on s'attend à ce que l'affrontement entre les Kranks et leurs voisins mécontents de leur décision de zapper Noël provoque une véritable escalade humoristique, le film reste constamment trop sage et s'en remet finalement surtout à son couple vedette, Tim Allen et Jamie Lee Curtis, pour faire naître de rares éclats de rire. (5/10)

 

25 NOVEMBRE 2005

 

Le Pôle express de Robert Zemeckis (USA, 2004, 99min, animation)

Résumé : Un jeune garçon, qui se met à douter de l'existence du père Noël, monte dans un train mystérieux en partance pour le pôle Nord. À mesure que le « Polar Express » s'enfonce dans des contrées enchantées, l'aventure est au rendez-vous, et les jeunes passagers prennent conscience de l'étendue de leurs dons.

Avis : De cet incroyable voyage vers l'imaginaire, Robert Zemeckis nous offre un conte initiatique superbe et flamboyant, magnifié par la partition de Alan Silvestri et par la photographie colorée de Don Burgess. Le Pôle Express est une attraction permanente, un sommet d'émotions et de sentiments sincères et nobles qui ramène chacun à ses propres rêves d'enfants. Prenez votre ticket magique et embarquez sans plus attendre, vous en ressortirez le regard émerveillé, un grelot dans votre poche… à condition d'y croire. (9/10)

Pour ceux qui auraient pris du retard dans les locations, vous n'avez qu'à cliquer sur l'image ci-dessous qui vous fera découvrir notre sélection du mois d'octobre.

 


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