••• Le road movie en 15 films
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Au moment même où juillettistes et aoûtiens se croisent sur des routes surchargées, Écran Large prend les chemins de traverse en vous proposant une sélection de 15 road movies assez inévitables et très différents les uns des autres, par le moyen de transport utilisé ou par l'état d'esprit des protagonistes. À voir avant de tailler la route.
Priscilla folle du désert(1995)
Ne vous y trompez pas :Priscilla n’est pas le nom de l’un des personnages principaux, mais bel et biencelui du vieux bus qui mène 3 travestis pas franchement discrets vers le casinoaustralien dans lequel ils comptent présenter leur spectacle. Mal copié l’annéesuivante par un Extravagances de triste mémoire, le film de Stephan Elliott futun réjouissant carton, jouant avec délectation de certains clichés maisdélaissant souvent la caricature pour des instants bourrés d’émotion. L’occasionpour le trio Stamp – Weaving – Pearce de prouver qu’un road movie n’est pasforcément une affaire de gros machos ou de vilains malfrats.
Thelma et Louise (1991)
Girl powa !!! Après avoir tiré sur le sale type qui essayaitde se faire sa copine Thelma, Louise l’embarque dans une virée aussi cool quepossible mais pouvant être stoppée à tout moment, la police étant sur les traces des deuxfuyardes. Durant quelques jours, Thelma et Louise se sentent revivre, loin despromesses factices du rêve américain et des petites vies de femmes obéissantesqu’on voudrait leur imposer. Au volant de leur Thunderbird 1966, les cheveux auvent, ces deux nanas ont choisi de dire non en bloc, de se taper Brad Pitt sanspenser aux conséquences, de vivre leur vie, aussi éphémère soit-elle.
Road trip (2000)
La génération Americanpie a elle aussi son road movie – on a les références qu’on mérite –grâce à Todd Phillips, dont le film annonce la couleur. À la poursuite d’unecassette vidéo que sa copine ne doit surtout pas voir, le héros fadasse tracela route avec ses potes, le temps pour eux de multiplier expériences déliranteset incidents de parcours. Même s’il vire parfois au cauchemar, ce voyage-là aquelque chose d’alléchant : c’est vrai, quoi, laisser ses neurones auvestiaire et tailler le bitume entre mâles a quelque chose de délicieusementprimitif. Resté au bercail pour nourrir le serpent, Tom Green nous prouvecependant que le délire immobile a aussi du bon.
Easy rider (1968)
Sorti en 1968, Easyrider a séduit à l’époque par son esprit contestataire et son côtéimprovisé. C’est vrai que la réalisation est faite de bric et de broc et que l’ambianceest très soixante-huitarde… Mais c’est finalement un certain pessimisme quiprédomine ici, loin des envies de grand soir et des illusions de nouveau monde.De Los Angeles à La Nouvelle-Orleans, nos deux motards savent parfaitement oùils vont, pourraient s’y ruer, mais choisissent de prendre leur temps, comme d’ailleursDennis Hopper derrière sa caméra. Contrairement à sa réputation de road moviepétaradant, Easy rider est justement un film relativement lent, ce qui estsomme toute assez logique vu les messages qu’il délivre.
The Blues brothers (1980)
Bon enfant et musical, TheBlues brothers est sans doute le road movie le plus euphorisant de l’histoire.Bien qu’ils fassent du dégât partout où ils passent, les frères Blues(cultissime duo Aykroyd – Belushi) sont animés par une envie de bien faire, etnotamment de sauver l’orphelinat de leur enfance grâce à une série de concerts.Croisant sur leur route John Lee Hooker, James Brown, Aretha Franklin etquelques autres, irradiant les States de leur classe naturelle, Jake et ElwoodBlues sont les parfaites icônes de la transition seventies-eighties. Ça donneune pèche d’enfer, et c’est mille fois mieux que la pseudo suite tentée parLandis vingt ans plus tard.
Stand by me (1986)
Le plus juvénile des road moviesest aussi l’un des plus touchants. Adapté d’une nouvelle de Stephen King, lefilm de Rob Reiner recrée l’émulation qui naît au sein des bandes d’ados,toujours prêts à se raconter des histoires et à les enjoliver. Sauf que chezKing, ces histoires de cadavres sont plus vraies que vraies, et donnent lieu àdes aventures humaines d’une rare intensité, de celles qui soudent un groupe d’amispour l’éternité. Exaltant, hilarant, effrayant, ce parcours initiatique le longd’une voie ferrée est le genre de souvenir qui vous forge un homme – et unjeune cinéphile.
Jay & Bob contre-attaquent(2002)
Quand Jay & Silent Bob, lesdeux héros récurrents des films de Kevin Smith, quittent leur New Jersey chéripour rejoindre la Californie, ça peut faire du grabuge. Bien décidés àcomprendre pourquoi on ne les a pas prévenus que le comic qu’ils ont inspiréallait être adapté à Hollywood, ils vont tout faire péter, et pas seulement lesconventions. Un singe, des nanas en cuir, Carrie Fisher & Mark Hamill… Toutpour rendre heureux le geek option ado qui sommeille en chacun (ou presque) d’entrenous. Et si Jay & Bob s’y font l’Amérique en long et en large, c’est parcequ’il était prévu que ce soit leur dernière apparition avant que Smith ne « passe à autre chose ». Quel grosmenteur.










